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Avoir 16 ans conseils : comment survivre à l’adolescence

Avoir 16 ans conseils : comment survivre à l'adolescence

16 ans c’est l’âge où tu es entre deux eaux : tu es adolescent, mais plus vraiment, tu te questionnes sur ta première fois, sur ton orientation scolaire, tu te poses plein de questions sur ton identité. Sans trop avoir d’interlocuteurs à part tes paires, tu cherches des réponses à tes questions sur le net et te voilà chez moi. Viens, pose-toi, on va discuter posément !

Tout ce que tu devrais savoir avant tes 16 ans – et même après

A 16 ans, normalement, tu vas rentrer ou tu es en plein dans ton année de première. On t’a alors orienté soit volontairement ou involontairement vers l’enseignement général ou technologique. Par choix ou par non choix, tu es en première. Le bac approche, tu vas passer tes premières épreuves. Tes parents te pressent voire même t’oppressent pour que tu réussisses ta vie alors que tu viens tout juste de la démarrer. Et de cette pression alors, tu en fais quoi ?

Tu peux lire plein de forum, regarder les réseaux sociaux, discuter avec tes potes pour savoir que d’autres peuvent partager tes mêmes inquiétudes. Tu n’es ni adulte ni plus tout à fait adolescent. Tu te poses des questions sur ce statut de flottement entre ces deux eaux. Et comment trouver des pistes de réponses ? Sur LadiesRoom on tente de t’apporter quelques réponses.

Ne pas se comparer aux autres adolescents

Tu te mets naturellement à te comparer à tes potes et tu constates que soit certains sont largement devant toi, soit c’est toi qui est en avance dans d’autres domaines, soit vous êtes au même point. Mais c’est là que tu te trompes. Car, l’individu est singulier, pense à tes cours de philosophie. Nous ne sommes pas tous au même niveau et nous ne progressons pas tous en même temps. Cesse alors de te comparer à d’autres personnes qui n’ont pas ton profil. Tu es un être singulier, avec ta propre personnalité. Et comme dit Oscar Wilde : “Soyez vous-même, les autres sont déjà pris”. Alors, heureusement, reste toi-même et cultive tes différences comme un étendard. Si nous étions tous identiques, on se ferait chier quand même…

Mon papa, un jour, m’a fait ce parallèle : quand tu vas dans un restaurant, tu vois qu’il y a plein de plats différents pour convenir au plus grand nombre, le monde serait triste si tous les restaurants servaient un seul et même plat. Dans la vie, c’est pareil : il y a des personnes qui vont se conformer à un moule pour ne pas se faire remarquer, et d’autres qui créeront leur propre monde, revendiqueront leurs différences comme une personnalité affirmée. On est tous différents et heureusement. Applique le dicton de mon papa à la personnalité : si nous avions tous la même personnalité, le monde ne progresserait pas. Applique ce dicton à l’unicité de la pensée : tout le monde avec une même pensée, bah, on ne serait pas sorti de l’auberge. Retiens donc que la diversité est source de richesse et non de différences ! Viens donc rajouter ta couleur au monde. PS : oui mon père est un philosophe, un sage ! C’est bien pour ça que dans cet article je te rajoute quelques pépites que tu pourras recaser à volonté dans un repas de famille pour briller en société 😉

Les gens t’aiment pour ce que tu es, donc pas besoin de changer pour être aimée

Sois donc toi-même. Ne cherche pas à être quelqu’un que tu n’es pas. Ceux qui t’aiment ou avec qui tu passes de bons moments amicaux t’aiment pour qui tu es. Alors, ne cherche pas à te camoufler en une personne ça reviendrait à jouer la comédie. Et c’est épuisant ! Ne te prends pas la tête. Vis ta vie comme toi tu l’estimes devoir la vivre. C’est toi qui pilote l’avion ! Si tu cherches à être une personne que tu n’es pas, tu n’attireras pas les bonnes personnes vers toi. Au contraire, tout ça sera superficiel et tu te mentiras à toi-même. Si tu n’es pas apprécié de tout le monde ça n’est pas grave ! Il vaut mieux cultiver les premières bases de l’affirmation de soi. Car être aimé de tout le monde revient à ne froisser personne et donc à ce que toi tu t’adaptes à tout. Tu n’es pas corvéable à merci ! Alors, ne te cache pas sous des apparences. Révèle ta personnalité. Affirme-toi. Si tu ne sais pas t’affirmer, rassure-toi, ça se fera. Doucement mais sûrement.

Ne pas se perdre avec les injonctions sociales

Comme je te le disais plus haut, tes parents peuvent te coller une pression pour réussir ta vie, obtenir des diplômes, faire quelque chose de ta vie. Ils se prennent alors souvent en exemple et te disent qu’à leur âge, peut-être travaillaient-ils déjà de façon déclarée ou non.

La vie de tes parents n’est pas la tienne. Certes, les expériences de tes parents peuvent être enrichissantes, tu peux alors t’en servir aussi ou les rejeter en te disant que c’est leur vie et que chacun doit faire ses propres expériences. Tu n’as pas totalement tort. Un proverbe chinois dit “L’expérience est un peigne pour les chauves”. Vis ta vie. Bon, après, tu peux le dire avec tact à tes vieux, mais tu as compris l’idée.

En plus, je rajoute l’injonction sociale “profite de ta jeunesse à 16 ans tu as la vie devant toi”. Oui, certes, mais pour autant, à 16 ans. Tu as le droit de ne pas savoir où tu vas. Tu as le droit aussi de ne pas savoir quel métier tu veux faire plus tard. Tu as le droit de ne pas être heureux dans ta vie actuellement.

Ces injonctions viennent souvent dans la bouche de personnes qui aimeraient revivre leur jeunesse mais avec leur état d’esprit du moment. Qui aimerait ainsi retourner à un âge où tu vis chez tes parents et donc tu es soumis à leur autorité, à te taper encore des devoirs à la con, à ne pas te sentir fatalement bien dans ta peau et à être oppressé par le système scolaire qui te somme de choisir une orientation professionnelle ? Là, stop…

Essayer c’est toujours la meilleure façon d’y arriver, puis tu peux toujours changer d’avis plus tard

Déjà, dis-toi que tu peux choisir un métier aujourd’hui et en changer plus tard. On a de la chance, on est dans un pays qui permet les réorientations professionnelles à tout âge en étant bien encadré par des professionnels. Tu as les CIO (Centre d’Information et d’Orientation) où tu peux passer des tests, rencontrer une psychologue d’orientation… Bref, tu as le choix et le temps. Va vers ce qui t’intéresse aujourd’hui. Si dans 10 ans, tu es dans la même branche, tant mieux. Si ça ne te convient plus tu pourras changer sans aucun souci, mais pour ça, un conseil, valide ton bac. Car, si tu ne le valides pas, des portes vont se fermer et si à 30 piges tu veux te réorienter tu auras moins de choix, sauf si tu décides de reprendre tes études en candidat libre pour valider ton bac. Parce que te retrouver avec des jeunes de 16 ans quand tu as 30 ans, ça doit te paraître légèrement bizarre… Rassure tes parents donc : tu choisis cet enseignement, cette spécialité parce que tu sais ce que tu veux faire aujourd’hui et que tu changeras plus tard si l’envie t’en prend. Si tu ne sais pas quel métier t’intéresse alors va vers les matières pour lesquelles tu prends le plus de plaisir. Inutile de te diriger vers une voie scientifique si tu es allergique aux chiffres par exemple. Tu verras bien où tu atterriras. Fais toi confiance surtout, c’est le maître mot.

Les expériences sexuelles, les premières fois

La confiance, ça concerne aussi une étape importante à ton âge : l’étape de la sexualité.

On parle d’âge normal pour sa première fois. Mais il n’y a aucune normalité dans les premières fois ! Tout dépend de ton envie, de tes envies, de ton partenaire et de ton propre parcours. Ne cherche pas à avoir ta première fois pour être en phase avec tes copines. Ce moment particulier, il est pour toi et aura son importance. Ne te tracasse pas pour ça.

En règle générale, la première fois se situe vers 16 ans. Alors, si cette question te trotte dans la tête et que tu en as peur, tu as des structures qui existent pour répondre à tes questions : Fil Santé Jeunes, les Points accueil et écoute Jeunes, la maison des adolescents… Mais surtout, ne va pas te documenter sur la sexualité en regardant des films pornos. Tout est mis en scène et bien souvent les femmes sont mises en position de soumission (sauf si tu vas dans certains rayons spécialisés…).

Ecoute ton corps, c’est lui qui te dira quand il est prêt à ça. Tu peux te projeter plein de films dans la tête en te disant que ta première fois ressemblera à ça, mais tu risques d’être déçue. Car l’amour ça se fait à deux, et ton partenaire a peut-être aussi son idée sur comment il veut que cela se passe. Alors, laisse-toi porter par le feeling et tu verras. Sinon, gare aux désillusions ! A trop vouloir que ta première fois se passe dans les meilleures conditions possibles, tu vas te créer tout un film qui ne sera pas la réalité.

Ta première fois peut-être l’un des meilleurs moments de ta vie comme l’un des pires. Que ce soit sexuellement ou dans n’importe quel domaine Ça ne laisse en rien présager de la suite des événements rassure-toi ! Et faire l’amour ne fait pas de toi un homme ou une femme… Mais avoir des relations sexuelles peut faire de toi un papa ou une maman si tu ne te protèges pas. Alors, si tu ne veux pas de bébé, ou si tu ne souhaites pas attraper de maladies sexuellement transmissibles (MST) ou d’infection sexuellement transmissibles (IST), protège-toi ! Il y a une multitude de contraceptifs qui existent : pilule, préservatif, stérilet, implant… Et si toutefois ton contraceptif t’a lâché (préservatif qui craque, oubli de pilule) tu peux toujours aller en pharmacie et demander la pilule du lendemain. Malheureusement, la contraception est souvent sur le dos des jeunes femmes/femmes alors que la sexualité est partagée !

La vie n’est pas une course

Retiens donc que chacun d’entre nous avançons à notre propre rythme. A 16 ans, ta personnalité se construit. Elle ne peut pas être aboutie. Tu apprendras de chacune de tes expériences. Si tu échoues, tu apprends. Si tu réussis tu apprends aussi et c’est un élément positif pour ta confiance en toi-même.

Nelson Mandela a dit un jour “Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends”. Cette citation peut t’aider à comprendre que tu ne dois pas avoir peur d’échouer. L’échec c’est répéter les mêmes erreurs. Si tu veux un conseil, lis “Les Vertus de l’échec” de Charles Pépin ça peut t’aider à te décomplexer.

A 16 ans, tu n’as pas réponse à tout. Tu expérimentes. Tu apprends. Vis ta vie comme bon te semble et tu verras que c’est le meilleur ingrédient pour être heureux. Voltaire disait “J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé”. Alors sois heureux et tes parents le seront encore plus.

A propos de l'auteur

Eloïse Chow

Titulaire d'un double master en psychologie, cette maman de deux filles trop mignonnes, est la co-créatrice du site. Elle y développe conseils, astuces et présente des bons plans. Quotidiennement, Eloïse conseille les parents dans leur rôle et les soutient tout en les déculpabilisant.

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