Sexe

Paraphilies : perversions sexuelles

paraphilies perversions sexuelles

La paraphilie ou troubles paraphiliques sont des comportements sexuels déviant par rapport à la norme sociale en vigueur. Cette sexualité est alors décrite comme atypique ou déviante, et parfois très mal perçue pour une grande partie de la population.

La plupart d’entre nous avons nos petits fantasmes, nos envies, nos pratiques et si on y regarde bien on est tous un peu pervers ou paraphile pour être politiquement correct.

Liste des principales paraphilies

Je vais vous présenter une liste non exhaustive des perversions parmi les plus étranges et les plus classiques si je puis dire.. D’après les recherches que j’avais déjà faites à ce sujet et les livres que j’ai lus, la liste est très longue, donc vous n’aurez ici qu’un échantillon. Je ne sais par où commencer…

  • Il faut un début à tout alors parlons de la trimammophilie qui correspond au fantasme de la femme à trois seins. Certains, non contents, d’avoir une 95D sous les yeux, n’en demandent pas moins que 3 mamelles.
  • On descend un peu plus bas avec la kruppafrigiphilie. Vous voyez ? Non ? Kruppa / croupe, Frigi / froid, Philie / amour de… Oui, oui, il s’agit bien de l’attirance sexuelle pour les fesses anormalement froides.
  • Ensuite, à défaut d’avoir le cul gelé, nous avons la voraphilie qui provoque une excitation sexuelle selon un fantasme bien précis : être mangé par son partenaire ou manger une personne. D’ailleurs dans un reportage sur la Nuit Élastique de Paris Dernière, Agnès Giard nous présentait une jeune femme qui fantasmait sur le fait d’être avalée par un crapaud.
  • L’harpaxophilie, quant à elle, correspond à l’excitation sexuelle provoquée par un vol. J’ai bien dit vol et pas viol.
  • La nigologophilie est une paraphilie qui me fait beaucoup rire dans le sens où l’excitation sexuelle est afférente aux propos stupides. Avouez quand-même qu’au moins certain(e)s ne perdent pas leur soirée quant ils retrouvent face à un(e) idiot(e) notoire. Paraphilie plutôt utile dans certains cas.
  • La suivante est, beaucoup moins amusante, appelée la schoïnopentaxophilie (combien ça fait au scrabble ça ?). Alors non, cette perversion n’a rien à voir avec les appareils photos de la marque pentax, je vous rassure, elle est bien plus bizarre. Il s’agit d’être excité par les cordes de pendus. Il y a bien plus morbide, j’en ferai peut-être un troisième article (si vous êtes sages).
  • Ensuite, il est question de la charianophilie (non ça n’a rien à voir avec la charia) qui est l’excitation sexuelle provoquée par le fait d’avoir des rapports sexuels dans ou à proximité d’un chariot de supermarché. Je suis sûre que vous ne regarderez plus votre voisin de caddie de la même façon après ça.
  • La paraphilie la plus écolo est la dendrophilie dont l’excitation sexuelle est provoquée par le fait d’avoir des rapports sexuels près ou en contact avec les végétaux. En découle la nécrodendrophilie qui est à quelque chose près la même chose, sauf qu’elle concerne des arbres morts.
  • Dans le domaine du fantasme, nous avons l’exobiophilie, qui n’a rien à voir avec le bio mais plus avec le fantasme d’avoir des relations sexuelles avec un extra-terrestre. E.T. n’a qu’à bien se tenir. Après, c’est au tour de Casper de se tenir à carreau s’il ne veut pas être victime d’un spectrophile (spectrophilie) qui rêve d’avoir des rapports sexuels avec un démon ou un fantôme.
  • Ainsi, certain(e)s d’entre vous sont scopophiles. La scopophilie est une forte attirance pour les situations à connotation sexuelle (films pornos, peep show, magazines de photos pornographiques… ), sans pour autant se cacher. L’acte est passif, le sujet regarde mais ne participe pas à la scène. Il se différencie du voyeur qui lui cherchera à se cacher. Il prendra du plaisir dans l’observation d’une scène sexuelle dont les acteurs ignorent la présence du voyeur.
  • Par ailleurs, nous sommes tous un peu fétichistes. Le fétichisme est la nécessité d’utiliser un objet non-sexuel ou une partie du corps asexuée pour obtenir une excitation sexuelle. A moins que je ne traine qu’avec des tordus – j’en doute par moment, j’avoue – il est courant qu’une partie du corps de l’autre (les épaules, les pieds…) ou que des artifices (porte-jarretelles, lieu particulier…) augmentent notre excitation sexuelle. Le fétichisme peut être à différents niveaux, mais il n’est pas une condition sine qua non pour obtenir du plaisir. Le partialisme peut être rattaché au fétichisme, dans le mesure où il se définit comme un fétichisme exclusif d’une seule partie du corps de son partenaire.
  • Ensuite l’acomoclitisme, apprécié de la gent masculine (je ne suis pas en train de dire qu’elle s’applique à tous les hommes), est l’attirance pour les pubis rasés. Au vu du nombre de femmes démunies de leurs poils pubiens dans les films pornographiques, cette paraphilie me semble tout de même assez courante.
  • Je suis convaincue que certain(e)s d’entre vous adorent le bouboupisme qui relève d’une excitation sexuelle lors du pincements des tétons (à vous de voir avec quelle force cela vous excite). Les tétons étant une zone érogène, donc impliquant des sensations physiques qu’on ne maîtrise pas toujours, j’estime que cette pratique ne devrait même pas figurer dans les paraphilies.
  • Qui n’aime pas se faire lécher en préliminaire ou pendant l’acte sexuel ? Je vous le demande et pourtant il s’agit d’une perversion appelée lictiophilie.
  • Histoire de rester dans les fluides, l’olfactophilie (être excité par l’odeur des sécrétions naturelles du corps du partenaire).
  • Et la spermophilie (excitation sexuelle par la vue, la manipulation ou l’ingestion du sperme) sont toutes deux aussi considérées comme des paraphilies.
  • On passe dans le domaine psychologique avec la coprolaliqui est courante dont l’excitation découle du fait d’insulter ou de se faire insulter. C’est un usage courant bien que certains d’entre nous ne le supportent pas, ce que n’importe qui peut comprendre. L’acte sexuel peut être un acte d’amour et il est difficile dans ce cas, pour certaines personnes, d’user ou d’entendre des paroles vulgaires.
  • Une autre paraphilie appelée l’excessivophilie consiste à exagérer des pratiques sexuelles dites “normales” afin d’obtenir du plaisir. Et là j’avoue que je n’arrive pas à trouver d’exemple pour ma part. Lorsqu’on est en plein acte sexuel épanoui, il me semble que l’on se réalise et se donne complètement.
  • Et pour finir, une pratique courante, la vincilagniaqu’on a tous plus ou moins essayé un jour ou l’autre, est le fait d’être excité lorsqu’on est entravé ou attaché.

La liste est longue. Je n’ai pas évoqué les insectes, les peluches, les ballons, les trains, certaines matières, les couches culottes… Il y a de quoi écrire des pages et des pages.  Au regard de toutes ces paraphilies, chacun d’entre nous peut se considérer dès à présent comme pervers accompli.

A propos de l'auteur

pheno

Laisser un commentaire