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La boutique Démonia à Paris : boutique fétichiste et bdsm

Qui n’a jamais entendu parler de la boutique Démonia (et accessoirement de la soirée fétichiste du même nom) ? Toi, toi ou toi … Alors sois contente lectrice car je vais te faire partager mon expérience en la matière.


Cette boutique s’impose comme “la” boutique fétichiste et bdsm de référence à Paris, même si moi je trouve que ce statut est tout à fait exagéré, mais cela n’engage que moi.

Démonia est une sorte d’entrepôt niché au fond d’une petite rue à quelques pas du Père-Lachaise

La boutique n’est pas très loin de la librairie la Musardine. On peut y passer devant sans y prêter attention tellement la boutique est discrète et laide. Pas de vitrine pour ne pas choquer les âmes prudes sans doute. Une simple plaque vissée au mur (comme celles des médecins) signale que vous êtes bien arrivés.

Ma première visite chez Démonia m’avait plutôt déçue

Déjà, la boutique en elle-même qui ressemble plus à un entrepôt pas trop mal rangé certes (je sais, j’insiste) qu’à une véritable boutique (même certains sex-shops de Pigalle ressemblent plus à une boutique). Je m’étais en plus sentie relativement mal à l’aise car nous étions là quasiment à l’heure de l’ouverture et il n’y avait que nous dans cette satanée boutique qui parait alors encore plus grande que ce qu’elle n’est réellement. Heureusement, Laurence, la gérante, avait su me mettre en confiance et m’avait fait une immense sélection de jupes et robes en vinyle et en latex étant donné que je lui avais dit que je venais pour ça.

J’avais eu droit à la grande cabine d’essayage, celle qui est planquée entre le rayon des bouquins feticho et les DVD

Fétichistes eux aussi, est-il besoin de le préciser. Seulement ce qui était particulièrement pénible pour moi, c’était que Laurence se pointait régulièrement dans la cabine pour savoir si j’avais enfin trouvé la tenue de ma vie, sans me demander si j’étais visible ou non. En gros, à poil ou vêtue, elle naviguait allégrement et moi j’étais terriblement gênée. Finalement lorsque j’y repense le souvenir est amusant mais sur le coup, j’avais du mal !

J’avais été très impressionnée par la quantité de vêtements, d’accessoires et d’objets divers et variés

Il y a des trucs dont je n’avais absolument aucune idée de l’utilité ou de l’utilisation, ni même de comment ça se regarde proposée par la boutique. En gros, quand on rentre là dedans pour la première fois on ouvre les yeux en grand comme un gosse le jour de Noël.

On met un petit temps avant de passer du stade “je touche avec les yeux” à celui de “je touche avec les mains”

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Par contre ensuite, on veut tout. Enfin moi je craque sur la plupart des fringues qui sont là-bas. Le hic par contre, ce sont les chaussures. Il n’y en a presque pas et le peu qui sont venues là bas sont vraiment très moches. Enfin, moi je n’aime pas du tout. Elles sont vraiment banales en vernis noir. Ce n’est pas chez Démonia que je trouverai les cuissardes de ma vie ou la fameuse paire de chaussures à talons rouges (le sommet du fétichisme) qui me fait tant rêver depuis pas mal de temps.

La dernière fois que j’y suis allée avec mon copain c’était parce que je voulais une jupe en vinyle

Je l’avais repérée sur le site mais j’avais hésité à la commander et j’ai drôlement bien fait. Quand je l’ai eu entre les mains, elle ne me plaisait pas vraiment. Je ne l’avais pas vue aussi courte en fait et je savais que si je l’achetais je ne la porterai pas alors autant garder mes euros. J’ai longtemps trainé au rayon des corsets, j’ai vu le rose et noir qu’une copine s’est offert et c’est vrai qu’il est super beau “en vrai”. J’en ai vu un superbe en vinyle noir, le sommet du glamour mais un peu trop cher.

Oui car le souci majeur de Démonia, c’est le prix

(quoi que ce ne soit pas la boutique fetish la plus chère). Lorsque j’avais acheté mon serre-taille en cuir là-bas, le compte en banque avait pleuré. Mais bon, on s’y retrouve niveau qualité. Comme dirait un pote à moi, il vaut mieux payer cher un truc qui dure longtemps plutôt que de s’offrir une paire de gants en latex made in China à 29€90 qui pète à la première utilisation. Il n’a pas tort. Mon serre-taille est comme neuf et pourtant je m’en suis servie très souvent, bon pas tous les jours non plus je vous l’accorde.

Mais on trouve tout de même des choses abordables aussi chez Démonia

Les bas en latex n’y sont pas trop chers, les gants non plus d’ailleurs. Evidemment moi je rêve de gants opéra en cuir alors le prix est tout de suite beaucoup plus élevé mais on attendra et on finira bien par en trouver une paire plus (ou moins) dans notre budget. La dernière fois j’ai flâné pas mal, j’ai décortiqué le rayon vinyle, j’ai bavé devant le nombre de corsets, j’ai rêvé devant les colliers en métal… Mais le prix est totalement dissuasif, pourtant ils sont beaux ces colliers en métal, assez fins avec une petite boucle discrète. Je trouve ça élégant en fait. Lors de notre dernière visite chez Démonia, nous n’avons dépensé que 22 petits euros …

Adresse et contact boutique Démonia

  • Adresse : 22 Avenue Jean Aicard, 75011 Paris
  • Téléphone : 01 43 14 82 70

A propos de l'auteur

Shanti

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