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25. mai 2013

Mot de passe oublié

Rose H.

La bisexualité, ou le choix du non-choix.

En cette annĂ©e qui s’achĂšve, Ă  l’heure oĂč le bilan se dresse de jour en jour et se fait de plus en plus net, une question s’est imposĂ©e, celle de ma sexualitĂ©. (Et non pas celle de mon orientation sexuelle.) Sachant pertinemment que cette question est souvent occultĂ©e, je me permets, du haut de ma petite expĂ©rience, de tirer mes minuscules conclusions : faites-en ce que bon vous semblera.

dansparis.jpgAvant de vous perdre, un petit mot sur la nuance que j’admets entre ces deux termes : l’orientation sexuelle, Ă  savoir ĂȘtre hĂ©tĂ©ro, bi, gay ; dĂ©tail insignifiant dans ce tout qu’est la sexualitĂ©. Revenons-en Ă  nos moutons. AttablĂ©e avec mes amis dans un cafĂ© hier, voilĂ  que leur rĂ©ponse Ă  ma question fut univoque : “Mais non Rose, t’es pas bisexuelle.” Ils n’en dĂ©mordaient pas. Pourquoi ? “Non, mais tu peux ĂȘtre attirĂ©e par des nanas, y a pas de problĂšme, mais franchement, arrĂȘte. T’es hĂ©tĂ©ro.

Fin de la discussion.

BluffĂ©e, je n’ai mĂȘme pas tentĂ© de les persuader du contraire. Parce que tout jouait contre moi ! Aux prises avec les hommes les trois quarts de mon temps, parfois mĂȘme plusieurs Ă  la fois (pardonnez ma dĂ©sinvolture), je ne peux dĂ©cemment pas me targuer d’ĂȘtre de celles qui aiment aussi (voire exclusivement) le beau sexe, sauf si je tiens en plus Ă  m’affubler d’une rĂ©putation qui, mĂȘme si certainement honorable, me dĂ©passerait trĂšs certainement.

Et pourtant la question reste entiĂšre. Peut-ĂȘtre est-ce ma curiositĂ©, ma volontĂ© d’introspection, ne pas vouloir partir du postulat “Mon devoir en tant qu’individu femelle est de m’accoupler avec un individu mĂąle.” mais aller chercher au fond de moi, essayer, douter, m’interroger, sur tout, tout le temps ?

J’ai donc tirĂ© de cette pĂ©riode de quĂȘte intĂ©rieure les conclusions suivantes : aprĂšs quelques annĂ©es d’Ă©veil sexuel, quelques sĂ©rieux blocages sur des nanas qui m’obnubilaient (mais alors royal !), des discussions avec des lesbiennes, le visionnage intĂ©gral de la sĂ©rie The L Word (fallait bien passer par lĂ …), avec, en prime, mon incapacitĂ© Ă  lier toute relation sentimentale (avec des hommes), j’ai fait mon choix : j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas choisir. Je ne serai pas hĂ©tĂ©rosexuelle, je ne serai pas homosexuelle. Je serai bisexuelle, Ă  savoir celle qui ne choisit pas, et se contente d’aimer, sans entraves, sans barriĂšres. Selon moi.

Tant pis, les ami(e)s. Je ne me sens pas exclusivement attirĂ©e par les hommes, c’est un fait. Je ne me sens pas non plus forcĂ©ment capable de coucher, un jour, avec une femme. Mais je ne veux pas Ă©pouser l’idĂ©e que les gens fomentent autour de ma personne, surtout si celle-ci est fausse. Je ne me retrouve pas dans la Rose hĂ©tĂ©rosexuelle que tout le monde voit. Je ne me retrouve pas non plus dans une prĂ©tendue Rose lesbienne qui serait cachĂ©e au plus profond de mon ĂȘtre. Alors, la bisexualitĂ© me semble ĂȘtre l’option la plus adĂ©quate.

N’est-on pas avant tout ce que l’on est, avant d’ĂȘtre ce que nous voulons ĂȘtre ou ce que les autres voudraient  que nous soyons ?

 

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Derniers commentaires

 

Bon, je n’en ai jamais parlĂ© avec mes proches. Si j’avais Ă  me dĂ©finir, je me dĂ©finirais comme une bisexuelle thĂ©orique, mais une hĂ©tĂ©rosexuelle pratique. Je me vois avoir des rapports sexuels avec une femme, mais pas de vivre avec elle. Je vis dĂ©jĂ  avec 160 femmes, c’est ce qui me dĂ©route de vivre avec une seule. Je suis trĂšs heureuse avec un homme, et s’il lui prenait l’idĂ©e d’un plan Ă  3 avec une autre femme, je ne dis pas non.

Je me suis toujours dit que je coucherais la premiĂšre fois avec une femme sans l’intervention extĂ©rieure d’un homme. C’est un souhait que je souhaite toujours rĂ©aliser, mais bon, ne trouvant pas de femme d’accord et qui me plaise…


 

Tout pareil. Tout, tout, tout. Ou presque. C’est dingue.


Je ne pense pas avoir peur d’une histoire avec une femme, j’ai peur des histoires d’amour tout court, en rĂ©alitĂ©…


Pour ce qui est de trouver LA fille (du moins la premiĂšre), je pense qu’on sera d’accord sur le fait que seul le plus grand des hasards pourra nous aider, sur ce coup. Sinon, autant dire que nous ne connaĂźtrons jamais les joies du saphisme.


 

À moins que l’on s’accorde pour coucher ensemble… :p Non, je rigole…


 

Je cite ta derniĂšre phrase : “N’est-on pas avant tout ce que l’on est, avant d’ĂȘtre ce que nous voulons ĂȘtre ou ce que les autres voudraient que nous soyons ?”

Je la reprends et je peux dire : oui, on doit en faire une affirmation et moins une question.

Pour avoir deux choses en moi que je veux dire Ă  ma famille et Ă  mes amis proches (surtout rĂ©els), je peux comprendre un l’envie de parler. Ceux qui ne comprennent pas, tant pis pour eux. Facile Ă  dire pour quelqu’un qui garde son secret et avance Ă  trĂšs petit pas.

Et deux eh bien, tu as raison, rien Ă  voir avec une question de sexualitĂ©. C’est d’abord question de sentiments. Et je sens trĂšs bien que je ne pourrai jamais ĂȘtre avec un mec. Mais sur les deux plans : sexualitĂ© et sentiment. L’orientation, comme l’identitĂ©, ça ne se discute pas. Si quelqu’un dit ĂȘtre tel/le, eh bien, on doit lui faire confiance, voire soutenir en cas de besoin.


Christelle


 

HĂ©tĂ©ro ou pas, qu’importe ? Chacun a droit au bonheur, Ă  son bonheur. Et tant pis si cela choque certaines personnes tierces.


 

@Storia : C’est fou comme le pragmatisme nous mĂšne Ă  des associations d’idĂ©es parfois incongrues… C’est ce que je me suis dit aussi, figure-toi. Si seulement c’Ă©tait aussi simple, on coucherait tous ensemble dans la plus grande des liesses, ce serait Ă©norme, bien plus beau que le rĂȘve de John.


@christellet78 : merci pour ta rĂ©action! C’est vrai que c’est important d’en parler. La rĂ©action de mes amis m’a un peu choquĂ©e, il a fallu que je me conforte dans ce que j’Ă©tais en l’Ă©crivant, de peur de ne plus y croire moi-mĂȘme et me laisser persuader d’une rĂ©alitĂ© qui n’est pas la mienne. Comme tu dis, ça ne se discute pas.


@teo : Simple, concis, efficace. Et pourtant, ça Ă©corche la gueule de beaucoup de gens encore…


 

A toi de trouver le chemin qui te convient. Je pense qu’il est rassurant pour les autres de dĂ©finir notre identitĂ© sexuelle mĂȘme si elle nous Ă©chappe…


 

@zazouu : Life is a journey, not a destination. Je compte bien m’Ă©garer sur les grands chemins, du moment que je vois du pays… Ca me va. ;)


 

Egare-toi Rose et profite de la vie, pourquoi s’encombrer de carcans?


 

@coppelia : Bon, bon, bon, bah si tout le monde est d’accord… Je m’exĂ©cute !


 

J’adhĂšre. Oui… va lĂ  oĂč tu dois aller !!!!! L’essentiel est lĂ .


 

C’est amusant comme cet article m’a touchĂ©. A tel point que j’en suis venu Ă  m’inscrire au site pour pouvoir le commenter.


Donc tout d’abord je tins Ă  dire merci Ă  l’auteur.

Cela fait trĂšs plaisir de voir que je ne suis pas seul Ă  avoir ce genre de questionnement dans mon coin. Car je suis trĂšs exactement dans la mĂȘme situation ou plutĂŽt dans celle en miroir je suppose.


Je suis hĂ©tĂ©rosexuel au sens strict du terme. Je ne suis jamais sorti qu’avec des filles (vous aurez devinez que j’ai donc une certaine particularitĂ© par rapport aux lectrices classiques de ce site :p ) et je n’envisage pas changer. Pourtant je me sens bien Ă  l’Ă©troit dans cette dĂ©finition de la sexualitĂ© et je ne vois pas pourquoi je n’irais pas tester de l’autre cotĂ© (en particulier si c’est ma chĂ©rie qui me le demande pour la commoditĂ© de trouver un partenaire pour le triolisme).


Pourtant tout cela reste au niveau du fantasme (tout comme le triolisme pour moi d’ailleurs mais c’est un autre sujet). Vous pourriez me dire, mais est ce nos dĂ©sirs qui nous dĂ©finissent ou nos actes ?


C’est surement un question intĂ©ressante mais je pense qu’elle cache un sujet plus vaste: pourquoi existe-il cette notion d’hĂ©tĂ©rosexualitĂ© et d’homosexualitĂ© ?

Elles existent dans le langage et en ce sens influe sur notre notion du monde en nous poussant Ă  la catĂ©gorisation et donc au jugement (nb: je n’utilise pas ici ce terme dans un sens moral).


Personnellement mon expĂ©rience m’ont poussĂ© Ă  la conviction personnel suivante: ces notions sont fausses. Non pas qu’elles ne disent rien mais elles sont inexacte et ne cadre pas rĂ©ellement avec ce qui se passe dans la rĂ©alitĂ©.


Si on excepte la notion de famille et donc d’avoir des enfants, il ne reste que deux concepts importants:

- l’ensemble des gens avec qui je peux coucher (pouvoir pris ici au sens de possibilitĂ© psychologique pas physiologique bien sur). c’est Ă  dire tout qui je regarde dans ce que je pense sexualitĂ©.

- l’ensemble des gens que je pourrais aimer. C’est Ă  dire qui je regarde que je pense amour ou couple.


Certain dirons que ces deux groupes sont les mĂȘmes c’est possiblement vrai pour certain mais dans mon expĂ©rience ce n’est pas le cas. J’ai longuement discuter de ce genre de sujet avec un dizaine de personnes diffĂ©rentes et de chacun des 2 sexes et ec qui en ressort est la chose suivante:


En ce qui concerne la sexualité, tout le monde est bisexuel.


Bien sur 10 personnes n’est pas un Ă©chantillon suffisant (surtout qu’il ne comprend pas de personnes se considĂ©rant homo, un grave manque que j’aimerais vraiment rĂ©gler), de plus je sais bien que le monde est constituĂ©e d’exception et que rien n’est simple mais Ă  l’heure actuelle cela reste ma conviction profonde.


Pour ce qui concerne les enfants je suppose que tout est plus compliquĂ© mais n’en ayant pas et vivant avec quelqu’un qui ne veux pas en avoir je ne me considĂšre pas apte Ă  parler de ses consĂ©quences.


Donc pour résumer

Non mesdames vous n’ĂȘtes pas seules Ă  vous poser multiples questions ^^ et mĂ©fions nous tous de ne pas enfermer notre vision du monde dans celui des mots.


et pour l’auteur je dirais: vis ta vie comme tu l’entends; le regards des autres doit ĂȘtre une Ă©chelle que tu gravis pour t’Ă©lever et te trouver toi-mĂȘme mais pas une prison. Sers t’en pour te donner de l’Ă©nergie et du courage, pour t’Ă©lever et te canaliser mais ne laisse jamais cela t’arrĂȘter.


 

désolé pour le pavé >_>


 

@hinode : Je dis merci au lecteur, moi !

“MĂ©fions nous tous de ne pas enfermer notre vision du monde dans celui des mots”, c’est sublime, c’est exactement CA.


Alors voilĂ , merci d’ĂȘtre passĂ© par lĂ , merci d’avoir rĂ©agi. Beaucoup.


 

Rose H., personnellement je pars d’un principe simple “C’est l’individu qui compte et non pas son sexe”.

Ton texte Ă©crit simplement (c’est un compliment, pas du tout une critique) amĂšne au dĂ©bat sur la thĂ©orie Queer. A partir oĂč on met un “mot” sur sa sexualitĂ©, elle perd tout son sens et sa richesse et fausse la vision que les autres pourraient porter sur soi.

Il existe des mots comme hĂ©tĂ©rosexuel, homosexuel, bisexuel… parce que ça rassure, ça implique des limites. Ne pas pouvoir nommer une forme de sexualitĂ© fait peur. Je pense que l’inconscient, sa propre histoire et la mĂ©moire collective y sont pour beaucoup. Mais dans la sociĂ©tĂ© actuelle, on progresse, beaucoup d’entre nous ont rĂ©ussi Ă  se dĂ©barrasser de leurs propres carcans ou Ă  juste titre les ont utiliser pour arriver Ă  une certaine forme de rĂ©silience.


 

Perso je me vois trĂšs bien tomber amoureuse d’une fille mais je n’envisage pas avoir de relation sexuelle avec elle Ă  long terme. Car, pardonnez moi du terme mais j’aime trop la bite pour pouvoir de passe d’un tel instrument. Alors oui il y a des tas de possibilitĂ©s, des objets mais c’est pas pareil quand mĂȘme.. Alors je suis quoi ? Je pense profondĂ©ment qu’on est tous bi au fond, pourquoi devrait on choisir un camp ?


 

En lisant ton article je me suis sentie “obligĂ©e” de laisser un commentaire. Comment dire l’histoire de ma vie rĂ©sumĂ©e dans tes mots. Je n’en parle pas a mes amis pas vraiment pour les mĂȘmes raisons que toi, je suis connue pour etre l’handicapee des sentiments de service, n’a “Ă©tĂ©” qu’avec des mecs mais au fond j’ai trop peur d’avoir une relation quelconque mais a quoi bon c’est ma passion qui me guide! Je comprend tout a fait quand tu parles des phases L word, obnubilĂ© par certaines trouvailles, etc..

Enfin je crois que le principal c’est d’ĂȘtre fidĂšle a soit mĂȘme et puis par la force des choses on rencontre toujours des gens qui passent par la mĂȘme chose que nous mĂȘme si ce n’est qu’a travers le net.^^


 

@pheno : C’est pour ça que mĂȘme me considĂ©rer comme bisexuelle ferme ce que je peux ressentir pour les hommes et les femmes, et conditionne l’image que les gens peuvent avoir de moi s’ils viennent Ă  apprendre que je le “suis”. Mais pour que les gens comprennent, il faut forcĂ©ment se mettre dans une case, comme tu dis (je connaissais pas la thĂ©orie Queer, je vais me renseigner) et je trouve ça dommage. Pourquoi ne pas laisser les gens aimer qui ils veulent quand et comment ils le veulent, simplement. :)


@Stiletto : Effectivement, ma dĂ©marche est passĂ©e par la sexualitĂ©, ce que j’aime, ce que j’aime pas, et puis en fait je me suis rendue compte que c’Ă©tait pas seulement physique. Je suis fascinĂ©e par les femmes autant que par les hommes, certainement plus par les femmes parce qu’elles me sont encore inaccessibles, et du coup je pense pas au fait que les hommes vont me manquer, ou qu’il manquera quelque chose Ă  une relation saphique. Et j’imagine mal tomber amoureuse d’une femme sans avoir envie d’elle ; c’est pas de l’amour sinon. Non ?


@LauraD : Une acolyte “handicapĂ©e des sentiments”, chouette ! Moi aussi, jamais en couple, toujours libre comme l’air parce que pas envie de perdre mon temps avec n’importe qui! Et on a bien raison d’agir comme ça! On voit bien trop de gens se mettre en couple pour la sĂ©curitĂ©, le confort de la situation plus que pour une passion dĂ©vorante… Il faut pas forcĂ©ment qu’elle soit dĂ©vorante, d’accord.

Mais bon, ça devient de plus en plus difficile, parce que j’en viens Ă  ĂȘtre moins sur mes gardes, parce que je rencontre de plus en plus de monde, tout simplement que j’ai envie de vivre Ă  donf. Surtout de ressentir des choses.


C’est pas horrible d’avoir envie d’aimer comme ça ?!

Merci pour vos réactions Ladies.


 

Rose H. : il y a plein de bouquins lĂ -dessus mais principalement en anglais, les amĂ©ricains ont 20 ans d’avance sur le dĂ©bat.

Tu trouveras facilement des illustrations dans les livres de Wendy Delorme. Sinon pour la thĂ©orie en question, mais plus complexe Ă  lire, Judith Butler reste incontournable sur la question (ses livres se trouvent en français). Ce n’est que deux rĂ©fĂ©rences, mais je vais pas faire une liste ^^

Par contre, au dĂ©part, quand on commence Ă  se lancer dans ce genre de lectures et que l’on a toujours frĂ©quentĂ© un environnement clairement hĂ©tĂ©ro - aussi ouvert soit-il - on a du mal Ă  retrouver ses petits.


 

@pheno : Je prends le risque. Ca m’intrigue.

A rajouter Ă  la liste des dizaines de livres qui s’empilent sur mes Ă©tagĂšres et que je ne trouve pas le temps de lire.


 

Je pense que la plupart des femmes sont bisexuelles tout du moins sur le plan affectif, le therme bisentimentale conviendrait surement mieux dans bon nombre de cas. On aime souvent d’un sentiment bien proche son jules et sa meilleure amie. La sexualitĂ© n’est qu’accessoire si j’ose dire. On essaye ou pas , on aime le faire ou pas , chacun trouve midi Ă  sa porte comme on dit. Et puis rien empĂȘche de faire des expĂ©riences… l’important c’est de s’y retrouver ou de se trouver tout court.


 

Vaste débat auquel je ne participerais sans doute pas. Mais comme je suis une fille généreuse, je vais partager deux liens sur le sujet.


MaĂŻa 1 : http://www.sexactu.com/2008/08/17/le-cul-entre-deux-chaises/


Et MaĂŻa 2 : http://www.sexactu.com/2010/02/19/mes-identites-sexuelles/


 

Je vais peut-ĂȘtre reprendre une phrase “gnian-gnian” pour certaines, mais “l’amour n’a pas de sexe”.


RĂ©duire un ĂȘtre humain Ă  une catĂ©gorie “sexuelle” c’est assez dommage en soi, mais c’est la volontĂ© de la sociĂ©tĂ© de vouloir tout catĂ©goriser/rĂ©pertorier (car ce qui n’est pas rĂ©pertoriĂ© fait peur) ; et c’est pour cela que l’on marche dans ce mĂ©canisme. Mais sans celui-ci et cette peur de certains d’ĂȘtre montrĂ© du doigt je pense que pas mal de personnes n’auraient plus peur d’exprimer leur sentiment et qu’importe le sexe…


Aussi la “bisexualitĂ©” n’est pas une option, ni ne doit ĂȘtre une forme de “fatalitĂ©” sentimentale. Je sais Ă  quel point il est compliquĂ© d’y voir clair dans tout ça, mais se mettre dans une catĂ©gorie c’est se donner des limites, faut juste ĂȘtre soi et qu’importe le regard d’autrui.


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