Humeurs

Parce qu’un enfant ne se subit pas, il se choisit.

Parce qu’un enfant ne se subit pas, il se choisit.“Sexualité, contraception, avortement. Un droit, mon choix, notre liberté”. C’est le slogan de la campagne d’information sur l’avortement lancée par le Conseil régional d’Ile de France il y a quelques semaines.

Une campagne qui ne devrait même pas exister puisque l’avortement est un droit dans notre pays depuis 1975 et que tout de même, ça date. Sauf que non. Enfin, si, ça date, on est d’accord. Mais ça ne va manifestement pas de soi, je dirais même de moins en moins. Et si le Conseil régional par la voix du planning familial a décidé d’en remettre une couche c’est parce que depuis quelque temps, de plus en plus de médecins font jouer leur droit de réserve pour refuser de pratiquer cet acte et qu’il devient parfois très difficile d’avoir accès à l’IVG tout simplement faute de place dans les établissements qui le font encore (50 en moins en 7 ans sur la région parisienne)

Bref, cette campagne, malheureusement, se justifie. Je dis malheureusement parce que personnellement je crois fondamentalement à ce droit des femmes à disposer de leur corps et qu’il me semble qu’on ne devrait même pas avoir à en parler.

J’y crois d’autant plus que je couve depuis trois mois un bébé imprévu, un de ceux qui se jouent des règles élémentaires de la contraception et qui déboulent sans crier gare en chamboulant la vie d’une famille entière. Et si aujourd’hui il n’y a plus aucune place pour le doute dans mon esprit, je dois avouer que lorsque j’ai fait ce test et découvert l’improbable, j’ai hésité. Ou plutôt NOUS avons hésité. Pour dix mille bonnes ou mauvaises raisons qui nous regardent. Et lorsque le lendemain de ce coup de bambou je suis allée voir mon généraliste pour lui confier mon désarroi et que ce dernier m’a, sans me juger ni tenter de m’influencer, expliqué très précisément la marche à suivre pour mettre fin à cette grossesse si telle était ma décision, j’ai été véritablement soulagée. Soulagée d’avoir ce choix. Soulagée d’être libre. Soulagée de pouvoir “choisir” cet enfant. Ne pas le subir. Très vite il n’a plus été question d’avorter. Mais pendant ces quelques jours où le doute subsistait, j’ai touché du doigt la gravité de l’acte. J’ai imaginé la douleur de devoir passer par là. Et jamais au grand jamais je n’ai considéré cela comme une formalité. Mon homme encore moins et jamais je ne le remercierai assez de m’avoir fait sentir que cette décision, au final, m’appartenait.

Alors quand je lis qu’une association pro-life s’indigne que cette campagne «vende » l’avortement comme un voyagiste ferait « une promo pour les vacances de ski », je sens la colère monter en moi. Je sens mon grand cri qui couve au fond de ma gorge. Non, pour aucune femme, quel que soit son âge ou sa condition sociale, l’avortement n’est anodin. Non, il ne s’agit pas de faire “la publicité” de l’IVG. Il s’agit juste de faire en sorte que 3 à 5000 femmes par an n’aient pas à partir dans l’urgence au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas pour subir une intevention risquée en raison de délais dépassés. Il s’agit de préserver la liberté. Et accessoirement de faire en sorte que la loi soit respectée.

N’en déplaise aux bien-pensants et aux religieux de tous horizons. N’en déplaise à tous ceux qui souhaitent voir revenir en France un ordre moral qui prendrait ses racines dans un catholicisme poussiéreux et extrémiste, soit disant fondateur de notre civilisation.

129 Responses to “Parce qu’un enfant ne se subit pas, il se choisit.”

  • Tiens, je ne savais pas qu’il était maintenant long de trouver un praiticien qui pratique l’avortement. Pour moi c’est allé très vite, mais je me doute que cela dépends aussi des régions.
    En tout cas tu as bien raison, ce n’est pas un acte anodin, que l’on fait sans y penser, comme on irait au Monop’. C’est très douloureux mentalement, et je ne comprends pas que les gens puissent prendre une campagne d’informations pour de la publicité.
    Pourvu que l’on n’arrive jamais en France au point où, comme aux US, les assoc font le pied de grue devant les cliniques pour insulter les femmes qui se font avorter.

  • L’avortement est parfois nécessaire. Ça vaut mieux qu’un suicide. Des jeunes filles se suicident car on leur refuse ce droit, ou qu’on les juge sur icelui… Fuir le pays pour aller avorter, ce n’est pas facile… Déjà que prendre cette décision doit être douloureux de départ…

  • Je suis à 1000% de cet avis.
    L’avortement est un droit qui doit être respecté.
    Le droit de réserve de médecins de plus en plus nombreux est très proccupant. Certaines femmes arrivent quelquefois aux limites du temps réglementaire à cause des difficultés pour trouver un médecin.

  • Girlizounette, merci de ton témoignage…

    Maeve, absolument, certaines vont jusqu’à se donner la mort pour ne pas donner cette vie qu’elles n’ont pas désiré.

    Véro freud, rien à ajouter…

  • La pénurie de places est un vrai problème, mais en même temps je trouve normal qu’on ne puisse pas forcer les médecins à pratiquer l’acte. Donc je ne vois pas très bien comment améliorer la situation…

  • Bien évidemment d’accord…

    Je trouve que tu as eu de la chance avec ton médecin Caro… tous ne réagissent pas comme ça, loin s’en faut. Il est primordial de ne laisser personne remettre en cause le droit à l’avortement, mais il l’est tout autant de ne pas laisser les médecins avoir à l’égard de ce droit une attitude moralisatrice, culpabilisante ou dédaigneuse. Et tant que j’y suis, je ne vois pas pourquoi ils ont le droit de refuser de le pratiquer. C’est la loi, point barre. Combien de ces refus sont à l’origine d’un dépassement de délai, notamment en région parisienne où les délais de base sont déjà longs ?

    Il y aurait tant à dire… merci de nous rappeler l’existence de ce droit fondamental Caro, et merci de rappeler que l’exercer ne fait rire personne…

  • Quel vaste sujet…ce qui me dérange ici c’est le slogan qui met au même niveau avortement et contraception…bon, en même temps, une campagne pour le droit à l’avortement en aurait sans doute choqué plus d’un…

    Je n’ai pas eu la chance que tu as d’avoir un homme qui me laisse choisir. Pour lui c’était NON. Je lui ai dit “je vais y reflechir” et je me suis donnée une semaine de reflexion…au bout de cette semaine, il m’a demandé si j’avais pris rdv poru l’IVG…j’étais mal, très mal, je le voulais ce petit bout, on a les moyens, l’amour, la santé pour cela…mais pour lui le NON était là. J’avais le droit de reflechir…et ensuite d’aller avorter.

    Jusqu’au dernier jour, j’ai cru qu’il allait changer d’avis, je suis decendue au bloc en esperant qu’il m’appelle et me dise “non, j’ai reflechis, rentre, on le garde”…je suis une grande optimiste.

    On m’a préparé, je pleurais, je pleurais et une dame qui etait aussi préparée por le bloc m’a tendu la main et m’a carressé le bras “ça va aller”…

    Je me suis endormie en pleurant et au reveil, j’ai encore pleuré longtemps. Il est arriv”, il m’a fait des reproches jusqu’à ce qu’on sorte alors que ce n’était pas une negligence de ma part, il m’a reproché cette semaine que j’avais pris pour reflechir et je l’écoutais à peine, plongée dans ma douleur avec juste en fond sonore dans ma bulle de souffrance un mot en boucle “salaud, salaud, salaud…” parceque tout ce que j’aurais alors voulu c’est du silence et qu’il me prenne dans ses bras au lieu de quoi il m’assassianit encore plus.

    3 semaines de saignements…epuisée, lessivée, déprimée, triste à en crever d’avoir dû mettre fin à cette petite vie…au bout de ces 3 semaines, j’appelle le gyneco et lui demande si c’est normal que cela saigne encore. Il me repond presque desinvolte : “ohhh, c’était une grossesse gemelaire”.

    Un coup de massue.

    j’attendais des jumeaux, l’écho de datation avait bien determiné 1 embryon et un “point” à verifier car la grossesse était très precoce.

    Qu’aurais-je fait alors? Aurais-je refuser l’IVG?

    Je ne sais pas.

    Le lendemain, nouveau traumatisme, sur la serviette hygienique un petit placenta et un petit cordon. Les saignements ont alors cessés. L’horreur.

    Aujourd’hui, cette decision malgré moi m’a eloignée de mon compagnon. Je lui en veux, très clairement.

    Il n’y a pas de suivi post-ivg en France, il y a en effet des medecins qui depuis la possiblité d’avorter jusqu’à 14 semaines DDR refusent de pratiquer des IVG … cela complique tout. Il faudrait mettre en plce de vraies cellules de soutien et ne pas banaliser l’acte…simple “chirurgie” pour beaucoup d’hommes…

    “2 Petites plumes en mon coeur aussi lourdes que du plomb”…

  • Zut, ch’uis pas drole aujourd’hui, Caro…désolée…

  • Eva, ton histoire me bouleverse. Elle me bouleverse parce que je pense qu’il n’y a en effet sûrement pas plus douloureux que d’avorter contrainte et forcée. Ta dernière phrase est magnifique et je ne sais que te dire tellement il est des peines qui sont longues, très longues à cicatriser. Quoi qu’il en soit, il est évident qu’un suivi avant et après l’avortement est indispensable et qu’il est plus qu’insuffisant en France. Peut-être qu’un médecin compréhensif aurait vu que tu n’avais pas pris cette décision avec toute la certitude qu’il faut avoir dans ces moments là. Peut-être ou peut-être pas. Mais être entourée est un minimum. Quand à ton compagnon, il avait surement ses raisons, mais… grrr.

    Pomme, je ne suis pas loin d’être d’accord avec toi, je ne comprends pas que les médecins puissent refuser au nom de je ne sais quel principe de pratiquer des avortements. On est dans un cadre législatif nom d’un chien.

    Ninouche, je ne sais pas non plus, mais inciter les médecins à dépasser leurs croyances personnelles me semble nécessaire…

    Ah et pour la contraception mise sur le mêm plan que l’avortement sur cette affiche, moi je trouve ça jutifié. Parce que si les avortements sont encore si nombreux c’est avant tout parce que la contraception est encore beaucoup trop insuffisante chez les jeunes femmes notamment…

  • N’oublions pas le slogan de cette pub :
    “Sexualité, contraception, avortement. Un droit, mon choix, notre liberté”,
    certes l’avortement, mais aussi le choix de sa contraception, d’en avoir ou pas et la liberté de sa sexualité !! D’ailleurs les images de l’affiche sont très claires !
    Quant à l’avortement, je crois que chacune le vit en fonction de son caractère, de la période de la vie à laquelle cela arrive, de l’investissement dasn la relation qu’elle est en train de vivre. Personnellement, j’ai subi une IVG à 24 ans et, non, je n’en suis pas sortie traumatisée. J’ai compris la chance que j’avais d’être en France. Le seul truc qui m’a un peu bloquée c’est la visite chez la psy une semaine avant l’intervention laquelle me demande pourquoi ce choix. je lui réponds que je suis étudiante, que je n’ai pas les moyens, mon chéri non plus et que de toute façon le chéri n’est pas pour moi le père idéal (je voulais dire que dans ma tête, je n’envisageais pas que cela soit le père de mes enfants) et là elle me réponds : “le père idéal n’existe pas, c’est comme le mari idéal…”. Certes….

  • Mon medecin a voulu me mettre …sous antidepresseur. J’ai refusé.

    Merci pour tes mots, Caro!

  • Bon, tu y as tout dit, de ce droit aux conséquences s’il n’est pas accordé… Tu me retires les mots du clavier, merci PenseeDeRonde!

    Et encore, je pourrais ajouter que pour la plupart, même si elles en ont parfaitement le droit, faire ce choix est très difficile… En rajouter une couche n’aide en rien celles qui ont choisi de ne pas donner la vie et de l’interrompre. J’ai quelques amies qui en sont encore “traumatisées” (à différents degrés avec différentes réactions) à cause justement du “jugement”.

    Or, si une amie me demande à nouveau de l’accompagner pour lui tenir la main lors d’une IVG, je le ferai, sans hésiter, sans la sermonner sur la contraception (il est trop tard et trop tôt) mais plutôt avec tout mon soutien, parce que cette décision, elle lui appartient et a déjà été prise.

    Au plaisir de te lire à nouveau PenséeDeRonde et je te souhaite une agréable grossesse! :-)

  • @Eva> Ton histoire est bouleversante… un peu de celles que j’ai entendue de la part de mes amies qui ont subi un IVG. Ici, en Gelbique, lorsque cela est pratiqué dans un planning, toute une équipe prend en charge la patiente: une assistante sociale, une gynéco et… un psychologue… Enfin, c’est le protocole habituel et qui a pour mission d’encadrer la jeune femme de la prise de décision à “l’après”. Un soutien est par ailleurs proposé bien après si la jeune femme le souhaite… Enfin, je trouve que ce genre d’encadrement devrait être systématisé dans d’autres établissements…

    Quant à ton compagnon… Selon toi (tu n’es pas obligée de répondre ici hein, c’est une question pour toi), a-t-il eu une attitude saine envers toi et le couple et cela, même s’il n’était pas prêt à être père?

    Courage, :-*

  • @Sihaya
    Je vais tenter de répondre, c’est un peu confus pour moi car tout frais…

    Nous avons deja une petit de 5 ans ensemble, lui une grande de bientot 20 ans et moi une ado de 13 ans.

    Il n’en voulait pas. Point. Que pouvais-je faire? Lui imposer comme me le conseillait ma gyneco et mon généraliste? Il n’a été là qu’à la fin…à mon retour du bloc (coincé au bureau, il n’a pas pu m’emmener) … et pour me blâmer. Si nous avions été en difficulté financiere, trop vieux (moi 34 et lui 42) ou que sait-je encore? Mais je n’avais aucun raison valable pour moi d’arrêter cette grossesse.

    Actuellement, je me demande chaque jour ce qu’on fait encore ensemble. Tout ce qu’il me dit en ce moment, c’est : regarde l’avenir, oublie tout ça. Moi, la nuit, je lui tourne le dos, je ne peux pas supporter qu’il me touche comme si rien ne s’était passé.

    Il est où le bouton “erase”?

  • A priori , la France devrait s’inspirer du systeme Belge pour le suivi des femmes…

  • Tout à fait d’accord, bien sûr. Et je pense que l’information sur la contraception est également importantissime, justement pour éviter que certaines jeunes femmes qui n’ont pas bien eu conscience des responsabilités liées à leur sexualité ou des femmes parfois trop partiellement informées (les modes de contraceptions sont nombreux et les modes d’utilisation parfois complexes) se retrouvent à subir une épreuve telle que l’avortement, voire même une maternité parfois précoce et de toute façon non choisie…

  • Eva: profondément touchée par ton histoire. Lors de l’entretien préalable (s’il y en a eu un) as-tu pu dire que cette décision était plutôt dictée par l’exigence de ton compagnon, t’a-t-on seulement posé la question? En tout cas, si tu en ressens le besoin, parle à un psychologue (qui ne te prescrira pas de une médication), ce genre de chose, il ne faut pas le garder enfoui. Courage à toi.

  • que dire ? tout ce que je sais, c’est que j’ai peur pour le couple d’eva….tu ne voulais pas cet avortement, je ne comprends pas comment la psy a pu te donner un avis favorable, je ne comprends pas comment ton compagnon a pu ne pas céder à ton désir…sauf qu’il ne voulait pas et c’est bien là le problème ! Vouloir un enfant ou ne pas le vouloir, c’est tout le souci. C’est aussi inexplicable, fort et profond….je n’arrive pas à comprendre ton ami, je te comprends de t’éloigner, surtout que sa réaction a été nulle…certainement qu’il se sentait coupable.
    Ma soeur s’est retrouvée enceinte également, comme toi, son compagnon ne voulait pas (elle non plus d’ailleurs), eux aussi avaient deux filles chacune…et pourtant l’enfant a aujourd’hui 8 ans et il est la prunelle de leurs yeux (un peu trop si je peux me permettre !!!)
    Ceci dit, il y a quand même deux choses que je n’arrive pas à comprendre :
    pourquoi à l’heure actuelle on est encore obligé de faire des campagnes pour l’avortement. C’est légal que je sache !
    Pourquoi les chiffres d’avortement ne baissent pas. La contraception existe et les moyens sont nombreux et variés.
    Désolée d’avoir réorienter le débat mais je tenais à le dire.

  • Prise d’exemple sur la Belgique, au point de vue du suivi, certes, mais n’oublions pas que l’avortement n’est un droit belge que depuis ’94! La pilule ( sans jeu de mots déplacés) a été difficile à avaler pour nos législateurs et nous fêtons cette année les tous-juste 14 ans de cette avancée énorme dans le domaine du droit de la femme… Et de l’enfant!
    Je suis une avortée non-traumatisée par l’acte, parce que pris au bon moment, pour des raisons qui me semblent encore aujourd’hui, alors que ma vie a changé, complètement justifiées et surtout parce que l’ex-futur-père était là, et correctement là.
    je suis, comme toute femme avec deux sous de coeur dans la poitrine, terriblement attristée de lire des récits comme ceux d’eva92400, qui sont malheureusement la preuve que même si la loi est, tant que faire se peut, respectée, son application reste difficile et elle ne règle pas tout.
    eva92400> Trouve dans les mots que tu lis tout le soutien qu’il est impossible d’exprimer par écrit mais qui sort quand-même tout droit du coeur des humaines que nous sommes. Quant à ta situation de couple et sa position, évidemment, personne ne peut juger, mais tout le monde a une idée! Et je me trompe où le problème dépasse le cadre “simplement” douloureux d’une IVG pour entrer dans celui de l’abandon pur et simple que tu as pu ressentir? Courage.

  • C’est vrai qu’il faut aussi parler plus de contraception, et surtout en parler mieux. C’est-à-dire laisser les femmes être actrices dans le choix de leur contraception, par exemple, car encore aujourd’hui le mode de contraception est trop souvent imposé par le médecin. Et si c’est un mode de contraception inadapté, il peut conduire à un “accident”… et donc à l’avortement. Il ne faut pas hésiter à se documenter, à essayer de comprendre, à ne pas prendre pour argent comptant les généralités qu’on nous sert sur tel ou tel moyen de contraception. Chaque femme est un cas unique, alors choisissez votre mode de contraception en fonction de vous, et de rien d’autre !

    Là il y a pas mal d’infos : http://www.choisirsacontraception.fr/

  • Je dois dire que l’info concernant la contraception n’est pas très au point, quand j’entends toutes mes copines et les conneries avec leurs pilules, ça tient du miracle qu’elles ne soient pas mères de famille nombreuse (ou multi-IVG). Et pourtant ce sont des filles à un niveau socio-culturel élevé, je ne dis pas ça par arrogance mais juste pour dire qu’elles sont censées avoir un bon accès aux infos et les outils intellectuels pour les intégrer…

    Pour les gynécos, je crois que la profession a déjà du mal à recruter (avec les problèmes de procès, assurances etc), donc si en plus on les force à pratiquer les IVG, on risque d’avoir une pénurie drastique.

  • @Eva> “même s’il n’était pas prêt à être père?” disais-je. Ne pas en vouloir ne justifie pas à mes yeux un tel comportement. Il t’a imposé un choix et ne l’a pas assumé, j’entends par là qu’assumer revient aussi à regarder en face ta douleur et à l’accepter. Je comprends ta colère, à mon sens, elle est plus que justifiée… Ne la garde pas parce qu’elle te rongera de l’intérieur, évacue-la et si ce ne sera pas chez lui, fais-le chez des amis de confiance ou un professionnel de la santé mentale (les amis consolent, les psy dénouent les nœuds). Après tu verras avec lui… Je pense vraiment que la priorité là, c’est toi.

    @Serena> “pourquoi à l’heure actuelle on est encore obligé de faire des campagnes pour l’avortement. C’est légal que je sache !” Oui, mais les mentalités sont souvent celles du Moyen-Âge. :-(

  • Caro, merci pour cet article, très juste encore une fois.
    Eva, ton témoignage me bouleverse, moi aussi, et je ne sais que t’apporter mon soutien, de tout mon coeur… J’espère que tu trouveras la force de traverser cette épreuve, et que le temps t’aidera à cicatriser ta blessure, petit à petit… Et à retrouver ton mari, ou à le quitter.

  • Mais c’est quand-même un monde ( oui, ça y est, je m’excite!) que dans un monde ( oui, un monde, carrément) où on accorde une telle attention ( et quelle attention, faudrait aussi en dire un mot) aux droits de l’enfant, au bien-être de l’enfant, à l’enfant bien traité, non frappé, complètement portée aux nues jusqu’à reprocher aux mères de mettre des limites à leurs gamins qui font des crises dans les supermarchés; c’est un monde, disais-je, que dans ce genre de société ultra- baby welcome, on considère ENCORE que l’avortement n’est p-e pas un droit. Il me semble que le premier des droits de l’enfant, avant la scolarisation, avant la nourriture saine, avant mangerbouger, avant de ne pas être trop sévèrement puni par son père ou assomé de devoirs trop difficiles à la maison, le PREMIER droit, c’est le droit à une naissance dans une atmosphère physique ET psychologique favorable! SI ca coince à cet endroit-là, ça part quand-même mal, non??!
    Je sais, je prêche des convaincues…

  • @Antigone de Chabat : je n’ai pas vu de Psy…j’ai vu l’obstetricien et mon généraliste…c’est tout.

    @Serena : Oui, tu mets le doigt dessus, ça n’arrange pas mon couple qui n’allait pas bien depuis 2 ans (petit…coup de canif de monsieur dans le contrat il y a deux ans) je pensais qu’il allait accepter cette grossesse pour “se faire pardonner” son aventure…mais je suis naive.

    @Missi Lili : OUI, je me suis sentie abandonnée en effet. je lui en veux. Un homme ça doit me proteger et proteger nos enfants…et au contraire, j’ai eu le sentiment qu’il m’envoyait au front, seule…et seule je suis allée jusqu’à la clinique et seule je suis descendue au bloc …et il n’a été là que pour ensuite “me laver la tête”…alors que j’aurais voulu 2 bras vorts autour de moi pour m’empecher de couler. Au contraire, j’ai le sentiment qu’il a appuyé sur ma tête pour me laisser sous l’eau…

    @Sihaya : Il n’accepte pas que je pleure cette grossesse, il ne veut pas que j’en parle. Il est même cruel quand je le pousse à en parler parceque j’en ai besoin : “je ne sais même pas où on en sera dans 2 mois” …

    MERCI A TOUTES…vous mettez des mots sur ma douleur..et je vais pouvor ainsi la dompter…

  • @Ness Café : Oui, une decision va sortir de toute cette epreuve…parcequ’il n’a pas été là. Pourtant…sous la couette on était deux…et depuis 2 ou 3 jours, il tente des approches…nocturnes que je trouve vraiment à la limite du respect. Il ne veut pas entendre ma douleur mais pour la bagatelle, je dois repondre présente et porte-jaretelles….m’enfin.

  • Je ne sais plus qui a parlé dans les commentaires du rendez-vous pré avortement, et pour eva aussi d’ailleurs, j’avais écrit un article sur mon expérience perso. Tout y est dit (ou disons tout le supportable), mais il y a plein de jolies choses dans les commentaires, si tu veux aller y jeter un coup d’oeil, ca te ferait du bien je suis sure.

  • CARO : ton article, les réactions, le fait que j’en parle por la 1ere fois, ça me fait vraiment beaucoup de bien…

    CARO TU ES FORMIDABLE

    ET vous toutes merci pour vos mots, votre analyse, vos pensées…

    MERCI MERCI

  • Je suis totalement d’accord avec miss lili. et également avec sihaya lorsqu’elle dit que ton compagnon, Eva, avait le droit de ne pas vouloir d’enfant mais aurait dû assumer ta douleur et tenir ta main dans cette épreuve. Sans vouloir m’immiscer plus dans votre couple, il est évident que tu as besoin aujourd’hui d’une écoute et que les antidépresseurs ne sont pas LA solution.

    Merci à Pomme aussi pour ce lien vers ces infos capitales. Pour qu’il y ait moins d’avortements, il faut qu’il y ait plus de contraception. C’est tout.

  • @Girlizounette: j’y cours….comment se fait il qu’on puisse avorter en 2008 sans avoir au moins un rdv avec une psy? :(

  • @Caro : Môôôôôssieur avait un dejeuner qui s’est prolongé pour le bureau, ‘tit pépère…. on peut pô être partout… (10 e degré au moins) … et ce soir je vais aller voir un groupe de parole…seule toujours…sans lui…mais un peu moins seule grace à vous toutes.

  • eva92400> Tu t’es déjà fachée? Je veux dire sur lui? Une bonne grosse colère mutante où tu laches, comme ça sort, tout ce que tu as sur la patate au sujet de son attitude avant, pendant, après et aujourd’hui?

  • @Miss Lili : Colere mutante? Je note!!! ptdr

    J’ai cassé deux trois assiettes mais parler…hummm…il est plus fort que moi question bagout et finit par avoir le dernier mot.

    J’ai voulu lui ecrire…mais il me repond alors un roman fleuve plein de reproches aussi…

    Bref, un vrai sac de noeud.

  • Ceci dit, c’est peut être ce qui fonctionne;..je ne supporte pas quand sa file de 20 ans monte le ton quand ils sont en désaccord mais j’ai l’impression qu’il n’y a que comme cela qu’il écoute…

  • eva92400> loin de moi l’idée de m’improviser therapeute de couple ( même si j’en avais entamé et non fini les études) mais… Enfin tu veux quoi, toi? Idéalement, pour l’avenir, quel est ton désir le plus cher?

  • Oups, j’ai pas pensé au lien. Donc voila, pour ceux qui veulent savoir comment ca se passe en vrai (oui, c’est pas la version Disney que j’ai faite) et eva ou les autres qui veulent lire les coms pour vous rendre compte que beaucoup sont dans le meme cas, c’est par ici : http://ladiesroom.fr/2007/10/15/a-toi-qui-nest-jamais-ne/

  • girlizounette> même si ton article est éminement touchant, et poignant et même si tu sais tout le soutien qu’on peut te transmettre, ici et ailleurs… C’est UN récit vrai. Le tien. Tristement inégalable, ni effaçable.
    Mais merci, ça ne se passe pas TOUJOURS comme ça.

  • Un des gros problèmes actuels à propos de la contraception, c’est son cout… Avoir une sexualité protégée, ça a un prix.
    Les pilules ne sont pratiquement plus remboursées. Ou alors les premières et deuxième générations, celles avec lesquelles tu as des problèmes de cholestérol, tu prends 5 à 10 kilos, plein d’acné …
    Alors surement certaines adolescentes s’en abstiennent.

    On a tellement parlé du préservatif (et à juste cause !) qu’on a oublié durant quelques années d’apprendre à nos adolescents que la pilule aussi c’était utile et important. Et apprendre ça aux filles, comme aux garçons.
    De ma vie, je n’ai jamais croisé qu’un homme qui m’ait demandé si je prenais la pilule. Les autres pensaient que la contraception, ça ne les concernait pas.
    Comme certains (que j’espère rares) pensent que l’avortement c’est comme un arrachage de dents, ni plus ni moins.

    Pour qu’on ait moins recours à l’IVG, il faudrait aussi pouvoir éduquer correctement nos enfants.

  • @Miss lili : J’espère bien que non ! Certaines personnes le prendront mieux que d’autres, certains medecins seront plus attentifs, etc.
    En fait, la majorité se passe mieux que cela, mais voila, c’est un bel exemple des couacs du système.

  • @Miss Lili : je ne sais pas ce que je veux, je suis vraiment remuée. Il m’a deçu, depuis 2 ans et là, c’est un sacré coup de bambou…

    Peut-ête qu’un therapeute pourra nous aider tous les 2…ensemble….mais jusque là, il ne souhaite pas aller voir qui que ce soit pour parler de “nous”…

  • Au fait, j’espere que miss Penseesderondes ne recoit des notifications par email des commentaires… bonjour le spam :/

  • @Girlizounette : ton recit est dramatique…on y lit toute la douleur d’un moment où les mots ne sont jamais assez forts pour decrire la tristesse et la detresse.

  • “par girlizounette | posté | Au fait, j’espere que miss Penseesderondes ne recoit des notifications par email des commentaires… bonjour le spam :/”

    LOL..pauvre Caro!

  • Je confirme que je reçois des alertes mail… ;-)) Mais pas grave, je trouve que le jeu en vaut vraiment la chandelle. Et girlizounette, ton récit est en effet poignant. Et bien sûr, il est probablement “exceptionnel” mais l’illustration de ce qui se passe lorsque la loi française n’est pas appliquée correctement et que des jeunes femmes se retrouvent à devoir passer les frontières à plus de 14 semaines d’aménhorrée.

  • eva92400> M’est avis que ton mec, il est dans le même état que toi, mais pas pour les mêmes raisons : il lutte contre son chagrin, sa peine, sa colère, sa rancoeur, son incompréhension, et il lutte comme un mec ( ou un boeuf, c’est selon). Alors, si il ne veut pas d’une solution “ensemble”, trouve et prend une solution pour toi. Et pour les enfants qui vivent avec vous, qui doivent sentir, et ta tristesse et votre malaise…

  • @Caro : on est tes spameuses preférées…

    @Miss Lili : je vais en parler face à face avec lui ce soir…demander qu’on voit ensemble un therapeute de couple…torp de choses ont été de travers…s’il y a la moindre chance de bâtir du solide, il faut la saisir…

  • Pense surtout à toi, Eva.

  • A titre purement informatif, de mon côté, vu que le sujet m’intéresse et m’interpelle beaucoup, je me suis permise d’en faire du buzz sur mon blog (pas connu du tout) pour y retranscrire quelques extraits: les points forts de ce débat. Et comme le dit si bien PenséeDeRonde, le jeu en vaut la chandelle. Je ne suis pas une Ladiesroomette super active depuis longtemps, mais c’est bien la première fois que j’assiste à un débat ici et sur ce sujet aussi constructif. Merci à vous les filles.

  • Heureusement pour les femmes mais également les hommes, tous les centres qui pratiquent l’ivg en France ne sont pas aussi nuls concernant la prise en charge et le suivi.

    Sur Angers, nous avons le centre Flora Tristan. Une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’infirmières, d’assistantes sociales, de psychologues, etc… vraiment très à l’écoute et présente pour cet acte qui est loin d’être anodin.

    Les gens qui se rendent à Flora Tristan peuvent être certains qu’ils y trouveront les réponses à leurs questions ainsi qu’une grande compréhension, sans oublier un suivi consciencieux.

    Je déplore l’absence de tout cela dans les centres que vous avez évoqués. Nous sommes quand même en 2008 et parfois j’ai l’impression de retourner au Moyen Age…

  • Hélas, Lyraparoled’or, je te rejoins, il y a des endroits où on n’a pas évolué depuis des siècles. Et d’autres qui donnent de l’espoir. Je crois que la clinique des lilas aux Lilas en banlieue parisienne est vraiment très très active en la matière.

    Sihaya, merci à toi de participer à ce débat avec autant de sensibilité.

  • Ils veulent interdire l’avortement aux USA, quand on pense que tous les jours, alors que nous sommes au 21ième siècle, des filles s’avortent elle-même avec des aiguilles à tricoter ou quoi que ce soit de pointus. Dans quel monde vivons nous ?

  • @Eva. Ton témoignage m’a boulversé, je comprends que tu remettes en cause votre relation, c’est dur.
    L’avortement est un droit que les femmes ont durement gagné t que nous devons garder. Mais ce n’est pas un moyen de contraception. Ce que je trouve triste par contre c’est de voir le nombre d’ado qui tombent enceintes sans le vouloir et qui se retrouvent mères qd elles devraient profiter de leur adolescence. Les cours d’éducation sexuels ne sont pas tj donnés et qd l’éducation fait défaut c’est pourtant primordial.

  • Vaste sujet… En tant qu’accident de pilule (mais que sa maman choisi de garder, comme pour ton futur petit dernier), je me sens particulièrement concernée par la question.

    Bien sûr je pense que les femmes doivent pour de nombreuses raisons avoir le choix d’avoir recours ou pas à l’IVG, que c’est un droit à défendre.

    MAIS, et au risque de passer pour une affreuse conservatrice que je ne suis pas, je crois aussi que l’avortement ne peut pas être considéré comme un moyen ordinaire de contraception, et qu’il faut AUSSI promouvoir des solutions alternatives et respecter le droit de réserve des médecins (même si je suis d’accord que c’est préoccupant pour les femmes qui ne savent plus à qui s’adresser).

    Voilà… et félicitations pour ton troisième !

  • Moi je pense quand-même qu’à partir du moment où les médecins travaillent dans une structure où l’IVG est pratiqué; ils DOIVENT les faire… ou changer de lieu de travail. Le devoir du médecin est de pratiquer la médecine, dans les limites de son serment d’Hypocrate, certes, mais surtout dans les limites de la Loi. Et la Loi dit qu’on peut avorter, dans certaines structures à certaines conditions… je ne vois pas au nom de quoi certains médecins s’élèveraient contre la Loi alors que toutes les conditions pour qu’elle s’applique sont réunies… Je trouve qu’ils se rendent coupables de rien de moins que d’un délit.
    Quant à imaginer un gynécologue, sensé prendre soin du corps et du coeur de sa patiente, sensé s’être un tant soit peu passionné pour le sujet, refuser de le pratiquer… Quelle belle image de la femme cet homme véhicule!

  • Allez, je vais jouer le rôle de l’emmerdeur de service, on va voir si vous, les filles, aimez débattre…

    Pensée de ronde a dit:
    “un ordre moral qui prendrait ses racines dans un catholicisme poussiéreux et extrémiste, soit disant fondateur de notre civilisation.”

    C’est vrai qu’avec une église dans chaque village de France, le catholicisme n’est absolument pas fondateur, et n’est absolument pas lié à notre civilisation… :-)

    Au fait, l’opposition à l’avortement ne se justifie pas pour des raisons religieuses. On peut très bien être athée et ne pas vouloir de l’IVG.

    @ Miss Lili, mais ça vaut aussi pour d’autres commentaires plus haut:

    La différence entre une dictature et la démocratie c’est l’objection de conscience, on ne peut obliger un médecin (les IVG n’étant pas pratiqués uniquement que dans des centres spécialisés) à rompre son serment, qui lui interdit de retirer la vie à quique ce soit.

    Au passage, c’est un serment qui a été modifié au moment de la loi Veil, loi dont le premier article commence ainsi :
    “La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie”. Si ça, c’est pas ironique…

    Vous savez, il existe des lois morales qui préemptent les lois de la majorité, ou de l’état (je ne sais pas si vous connaissez Antigone). Il est donc logique de ne pas pouvoir obliger quelqu’un à pratiquer quelque chose dont il ne veut pas, surtout quand il ne travaille pas dans un centre d’IVG.

    D’ailleurs, d’un point de vue statistique, je ne vois pas où il y aurait des difficultés pour avorter. Jamais il n’y a eu autant d’avortements en France !

    Voilà, je précise que je n’ai insulté personne, je n’ai fait que donner mon point de vue partisan, mais tout aussi partisan que d’autres ici.
    Cordialement,

    PS: J’ajoute que pour moi, l’avortement est un drame (il n’y a qu’à lire les témoignages plus haut pour le constater), les mères sont des victimes, et que les mecs, bien souvent, ne font absolument pas face à leurs responsabilités, et que ça pourrait être une bonne idée si ils pensaient à assumer. Il n’empêche, l’avortement, je suis contre.

    PS bis: Je crois que je m’estimerai heureux si mon compte existe encore demain à la même heure… :-D

  • @ Polydamas: Je m’étais toujours interdit jusqu’ici de m’exprimer sur des sujets dont j’estimais qu’ils touchaient trop à l’intimité de ses auteures, parce qu’un homme n’a pas sa place partout.
    Donc Polydamas, certains hommes assument (souvent avec douleur) de laisser le choix aux femmes. Et l’important n’est pas ce drame, mais bien de leur laisser ce choix…

  • Pourtant, si il y a bien une décision qui se prend à deux, et où la femme ne peut être laissée seule, c’est bien celle-là…

    Au passage, ça pourrait être une bonne idée que les femmes n’aient pas que le planning familial à qui parler en cas de problème. Il y a d’autres organismes qui peuvent aider à prendre en charge, qui font de la prévention, mais du fait de la légitimité du planning, toutes ces associations sont plongés dans l’oubli.

  • @Polydamas: Je comprends tout à fait ton point de vue. Et je pense que les médecins qui par religion, croyance personnelle, convictions, etc se refusent à pratiquer l’IVG. Pour moi, c’est évidemment un droit qui est fondamental lui aussi.
    Ensuite concernant l’avortement lui-même, il faut bien garder en tête que certaines, surtout les plus jeunes, n’ont pas le choix. Qaund c’est l’avortement ou la rue, une fille de 16 ans choisira toujours le confort du foyer, et elle a bien raison. On ne se retrouve pas enceinte à la rue. C’est peut etre là que les solutions résident, si l’on veut faire baisser le nombre d’avortements.
    Ensuite, il y a bien sur un manque d’informations. je n’ai moi même commencé à prendre la pilule qu’après mon avortement (nous utilisions des préservatifs) car je ne pouvais pas prendre rendez vous chez la gyneco sans en parler à ma mère, rapport que une gyneco c’est pas gratuit. je n’étais pas bien sure que le planning familiale pourrait m’aider, et de toute facon, il se situait au bas mot à 20 kilomètres de chez moi, ce qui rend la chose impossible lorsqu’on est mineure, et donc sans permis de conduire.
    Et, pour ma part en tout cas, je crois que à 17 ans, je n’étais pas prête à parler à un adulte de ma sexualité, qui qu’il soit. je n’aurais jamais osé pousser la porte d’un planning familial. Et pourtant, j’y ai été obligée, quelques mois plus tard, pour des raisons bien plus graves.

    Tout ce que je souhaiterais, c’est que les hommes puissent souffrir une journée ce que j’ai pu souffrir des mois, je peut vous garantir que aucun d’eux ne pousserait plus jamais une fille à avorter. Car c’est bien ce qu’ils font en general. Avorter est déjà en soit une douleur immense, sans mots, longue, et des cicatrices emotionnelles à jamais. Partant de là, je ne pense pas que une fille qui se fait avorter est besoin d’un regard réprobateur et de difficultés à avorter. La “punition” croyez moi, nous l’avons, elle vient de nous même, et c’est la pire.

  • Si je suis d’accord avec vous sur le fait qu’une fille de la rue n’a qu’une seule alternative, il ne faut pas oublier le fait que beaucoup de monde, la mère la première, fait avec, une fois que le bébé est là. A savoir que chacun s’adapte, malgré toutes les menaces qui ont pu être proférées auparavant. Même si il y a évidemment des cas où ces drames arrivent, je ne suis pas sûr que tous les pères menaçant leur fille de la rue si elle venait à garder le bébé, le ferait EFFECTIVEMENT une fois l’accouchement réalisé.

    La “punition” croyez moi, nous l’avons, elle vient de nous même, et c’est la pire.

    J’en suis convaincu, c’est pour cela que je ne cherche pas à culpabiliser quiconque, je tiens juste à prévenir et à affirmer combien cet acte est destructeur.

    Et c’est bien là ce qu’on peut reprocher à la campagne du planning qui met en scène des gens souriants épanouis, et surtout, une femme enceinte, pour faire la promotion de l’avortement.

    Alors que la réalité est toute autre.

    Tout ce que je souhaiterais, c’est que les hommes puissent souffrir une journée ce que j’ai pu souffrir des mois, je peut vous garantir que aucun d’eux ne pousserait plus jamais une fille à avorter. Car c’est bien ce qu’ils font en general.

    C’est le revers du féminisme, là où il s’est planté. En croyant faciliter la vie de la femme, l’IVG ne vient que déresponsabiliser l’homme, la femme demeure avec son fardeau quoiqu’il arrive.

    et qu’il me semble qu’on ne devrait même pas avoir à en parler.

    Désolé de vous décevoir, mais pour certains, et certaines, c’est toujours un sujet d’actualité. Alors, à moins de leur interdire de parler, je ne vois pas vraiment comment vous pourriez faire cesser la discussion à ce sujet…

  • Merde, j’avais fait une réponse élaborée…et elle a été avalée dans la maintenance.
    Bon, je recommence.

    D’abord, commencer par “si nous les filles, on aime débattre” c’est sexiste ( pourquoi opposer les sexes, alors qu’on parle d’opinion?) et ça prouve juste que tu n’as pas lu le site. Tu doutes de notre capacité?

    Ensuite, effectivement, c’est l’Eglise qui a laissé son empreinte dans notre société ( notre, parce que bien qu’étant belge, le terreau est le même)… A grand coup de propagande au berceau. En effet, pendant des années, Elle a éduqué les têtes blondes. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, l’enseignement, accessible, était une bonne chose. Tout réside dans ce qu’Elle a enseigné et comment. Mais tu as raison, l’IVG, ça n’a plus grand chose à voir avec l’obédience religieuse.

    Pour continuer, l’objection de conscience, si elle peut permettre à un médecin de ne pas pratiquer un geste qu’il réprouve, doit il lui permettre de laisser sa patiente le bec dans l’eau? non. Il me semble qu’il est de son devoir d’assurer à sa patiente que son désir sera suivi (tant que les conditions légales sont respectées, on est d’accord) chez un confrère qui pratique l’intervention, et ce dans un délai raisonnable.

    Quant au serment d’Hypocrate et au libellé de la loi, le noeud du problème réside dans la détermination du commencement de la vie. La vie commence quand? Quand un spermatozoide rencontre un ovule ou quand un être peut survivre en dehors de la matrice? Chacun fait son choix sur la question.

    La pertinence de ton argument statistique ne me saute pas aux yeux : en effet, les avortements augmentent. Est ce que ça veut dire que toutes les femmes qui en ont besoin y ont accès? D’après mes réflexions, la production de pain augmente aussi sur la planète, tout le monde mange-t-il à sa faim pour autant? J’ai pas l’impression.

    Tu as une fois de plus raison : les hommes pêchent souvent par leur absence à ce moment précis de leur relation avec les femmes.

    Le fait que tu sentes le besoin de préciser que tu n’as insulté personne laisse entrevoir la confiance que tu nous fais… et une fois de plus la connaissance que tu as de ce site : ici, personne n’a jamais insulté qui que ce soit, ni toi, ni nous. Et souligner ta politesse, ne fait que souligner la défiance que tu nous portes.
    Pour finir, mettre en doute le fait que tu pourrais rester inscrit alors que tu portes un message non majoritaire, c’est une fois de plus souligner que tu ne nous accordes pas le crédit minimum pour avoir un débat digne de ce nom. En effet, à mes yeux, pour débattre, il faut être suffisament sur de soi, pour ne pas recourir à des arguments d’autorité ( je me hate de souligner que tu ne l’as pas fait), il faut considérer son adversaire comme exactement egal à soi-même, donc capable de soutenir une conversation à la fois par la maitrise de son sujet et par sa capacité à rester calme, et il faut être suffisamment sûr de ses arguments pour pouvoir les développer sans peine.
    Si je fais le calcul, il n’y a pas d’argument d’autorité, pas plus qu’il n’y a la confiance dans notre capacité à débattre, encore moins qu’il n’y d’arguments étayés. Parce qu’effectivement, tu es contre l’avortement. Mais pourquoi? Parce que c’est un drame? Tu es donc contre la guerre, la famine et le SIDA, parce que ce sont des drames? Laisse moi te rassurer, nous sommes tous d’accord ici : l’avortement est un drame.
    (Ce qui se discute, d’ailleurs, puisqu’un drame n’est pas objectivable : il n’est que la perception souffrante d’un évènement. Ainsi, l’avortement que j’ai subi n’était pas une partie de plaisir, mais il n’était pas un drame).
    Ceci dit, c’est pas en étant contre les drames qu’on les empêche d’arriver.

    Et maintenant, débattons.

  • Le débat a eu lieu, il y a quelques années, juste avant que la loi ne soit votée.
    La possibilité d’avorter laissée aux femmes, dans des conditions bien définies, et le droit de disposer de leur propre corps, ont été votés, à la majorité de nos représentants. Il faut être vigilentes et veiller à ce que cette loi continue à être respectée.
    Je crois qu’il ne s’agit pas de “promouvoir” l’avortement, il s’agit de rappeler aux femmes qu’elles ont (enfin) des droits et quels sont ces droits.
    (pour info, je suis mère de famille nombreuse)

  • @Polydamas : La question n’est pas de combien le font, mais de combien le disent. Imagine toi 5 secondes, à 16 ans (ou moins) avec une menace d’être jeté à la rue par tes parents, de devoir arrêté tes études au moins plusieurs mois, etc… et demandes toi: te dirais tu “oh bof oui ils m’ont menacé mais après tout, les statistiques le montre bien, ils ne me jeteront pas dehors.”. Bien sur que non, tu flipperais comme jamais dans ta vie à l’idée que tout soit chamboulé dans ta vie, que il y a une probabilité que tu te retrouves à la rue inscessament sous peu, et cerise sur le gateau, tout cela avec un bébé à venir, quand tu n’as aucune idée d’où aller. Et tout cela rappelons le, alors que tu es très jeune, et que donc le soutien et la présence des parents sont encore indispensables.
    Si je parle des jeunes filles, c’est parce que je connais ce sujet particulier, mais je suis bien sure que les plus de 20 ans n’ont des fois pas le choix non plus. Par exemple, une femme de 30 ans, qui a déjà deux enfants, qui a divorcé, qui gagne déjà tout juste pour assurer une jolie vie à ses 2 gamins. Moi j’appele ca pas le choix. Apres c’est peut être là que réside la différence d’opinion.
    On peut toujours objecté que l’avortement n’est pas la seule solution. Reste par exemple l’accouchement sous X. Coté destruction morale et psychologique, je ne pense pas que ce soit bien mieux. Se réveiller tous les matins en sachant que l’on a un enfant, quelque part, et qu’on ne sait pas comment il va ou à quoi il ressemble. Et accoucher sous X veut aussi dire aller jusqu’à terme, c’est a dire prendre du ventre et avoir des remarques de la famille, des questions. Peut etre si l’on travaille devoir prendre un congé pour cause de grossesse pour revenir au boulot sans bébé, se justifier, etc….

  • Polydamas, je ne suis même pas sûre de vouloir te répondre parce que d’autres l’ont très bien fait. Quand même, sur les églises, personnellement je ne fais pas remonter les origines de la civilisation au moyen-âge mais un peu plus loin. Et ien avant le catholocisme il y eut d’autres croyances, d’autres rites, d’autres moeurs. Mais passons.

    Quand tu dis que tu es “contre”, j’ai envie de te répondre, grand bien t’en fasse, justement on vit en démocratie dans un pays de lois et la loi dit que l’avortement est légal. Donc tu peux continuer à être contre, c’est un peu ton problème, tu vois ?

    Par ailleurs, l’expression “fille de la rue” me gène un peu. ça veut dire quoi ? Que seules les putes ont le droit d’avorter ? Ou alors que elles, on leur en veut moins vu que de toutes façons elles ont déserté depuis bien longtemps le droit chemin ?

    On n’a pas besoin d’être “dans la rue” pour souffrir toute sa vie d’avoir mis un enfant au monde dont on ne voulait pas. Quand on a 17 ans et qu’on a toute la vie devant soi, je suis désolée mais le drame c’est d’être contrainte de garder un bébé non désiré. Bien sûr qu’il y a des situations dramatiques et certaines ont été racontées ici. Mais pour ces situations là, combien ont été évitées grace à la pilule avortive ou une intervention la plupart bénine ?

    Il faut être un homme je crois pour être aussi catégorique. Il faut ne jamais avoir ressenti la peur de ne pas arriver à être mère. Il faut avoir une dose de dogmatisme en tous cas que je n’ai pas.

    Dernière chose sur le fait que les médecins ont juré de ne pas prendre la vie d’un patient. Là tu vois, tu te laisses emporter par TA vision des choses. Un embryon n’est pas considéré comme un être légal avant 14 semaines de grossesses. Donc un avortement n’équivaut en aucun cas à tuer qui que ce soit. Et comme le rappelle miss lili je crois, les médecins ont comme première mission de s’occuper de leur patient et de ne pas le laisser sur le bord de la route.

    Voilà, je me doute que nous ne seront jamais d’accord. Mais derrière tes propos certes polis se profile une idéologie qui me fait peur. Et je me réjouis quant à moi que les filles qui ont besoin de conseils se tournent vers le planning familial et non vers les assoc’ que tu évoques et dont je me doute qu’il ne s’agit pas d’associations à proprement parler neutres et sans convictions pro-life…

  • Polydamas> Donc une demoiselle menacée d’être mise à la rue, devrait garder son enfant et parier sur l’amour de ses parents? As-tu été un enfant? Penses-tu qu’un enfant a le meilleur départ dans l’existence, au sein d’une famille qui ne veut pas de lui? Qui n’a pas mis le minimum en place pour son arrivée? D’après toi, quelles sont ses chances statistiques de terminer maltraité? Toujours d’après toi, quelles sont ses chances, au regard des chances d’etre maltraité d’un enfant qui a été, lui, désiré et conçu au sein d’un foyer qui se sentait suffisament solide pour l’accueillir?
    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je ne pense pas que tous les enfants non désirés sont maltraités. Je dis que mettre une famille en face d’un évènement qu’elle n’est pas préparée à gérer ouvre la porte aux dérapages, plus ou moins contrôlés.

    Mais tu penses qu’à un moment où un bouleversement comme il n’en existes pas d’autre est prêt à survenir, c’est le moment de rajouter de l’incertitude à l’incertitude en “défiant” le sort et le monde? Je crois que quand on ne s’en sent pas capable, on ne doit pas le faire. Parce qu’on ne parle pas de jouer au loto, de parier aux courses ou de s’offrir un tour du monde ruineux. On parle de mettre sur terre un enfant.

    Tu as vécu un IVG? Même de loin, je veux dire. Tu as lu, ce que certaines ont écrit? Tu peux affirmer, devant elle, bien que tu t’en défendes, qu’elles ont tord? Si tu as cette audace, alors je m’incline. Je m’incline devant ta capacité à venir juger cet évènement intime qu’est le renoncement à un enfant. Je m’incline devant ta science qui te permet de dire ce qui est bien ou ce qui est mal.

    Mais ma question reste entière, tu es contre… très bien. Pourquoi? Parce que c’est destructeur? On est bien d’accord la-dessus. Si le facteur “destruction” nous permet d’avoir deux opinions différentes à ce sujet, c’est qu’il n’est pas la pierre angulaire de ton raisonnement. Donc…

  • …je pense qu’il faut en l’état ne pas laisser ce droit durement gagner se laisser grignoter et surtout, palier aux manques criants de suivi psychologique post-IVG.

    On n’a pas toujours le choix.

    Je veux éviter au maximum les assoc’ à conotation religieuse pour ne pas avoir en plus à supporter les “D.ieu vous pardonnera cet horrible geste” alors que je demande de l’aide et pas un wagon de culpabilité à tirer.

    Le droit est là mais tout doucement, les cliniques refusent de pratiquer les interventions, les delais deviennent delicats à tenir et les femmes sont souvent laissées à l’abandon ensuite.

    Je crois que la cause feminine a encore de beaux jours devant elle…et en dépit des années, l’IVG (à tort) demeure une affaire de femme.

  • eva quand je te lis, je sens une vague nausée m’envahir….je pense qu’il vaut mieux que je n’exprime pas clairement ce que je pense de ce…type car je vais être fort grossière et ça ne t’aidera pas.

  • ah je vois que miss lily est comme moi partisane de la vieille bonne scène à coup de “saaaallaaauuupppp” enfffoiiiiiirééé !” “dire que t’as déjà baisé une péééétaaaaassse et que tu te permets de me faire ça !” “tire toi je ne veux plus jamais revoir ta sale face d’empaffé !” (oui bon là tu n’es pas obligée…..)
    10ème degré mais ça défoule…

  • @ Vero freud:

    Le débat a eu lieu, mais les dés étaient pipés, il n’y avait qu’à entendre le planning familial dire qu’il y avait plus de 200 000 avortements avant la loi Veil. Toutes les projections statistiques basées sur le Royaume Uni montrent que c’est un chiffre complètement surévalué.

    L’INED avait recadré ce chiffre en disant qu’une échelle haute parlerait plutôt de 60 000 avortements en 1974. Et ce sont des gens pro-choice….

    @ Miss Lili:

    J’arrive un peu comme le loup dans la bergerie, je me pose juste la question de savoir comment vous allez réagir. Nulle question de sexisme (vous êtes fatiguantes de ne voir les choses que sous ce prisme), mais d’opinions. Pour ce que j’ai lu dans les commentaires, personne n’a mon avis ou presque, c’est tout. En même temps, c’est la première fois que j’interviens ici, je ne sais pas trop comment ça fonctionne, ce sont les précautions du timide… :-)

    Pour finir, mettre en doute le fait que tu pourrais rester inscrit alors que tu portes un message non majoritaire, c’est une fois de plus souligner que tu ne nous accordes pas le crédit minimum pour avoir un débat digne de ce nom.

    Sinon, c’est sympa de t’inquiéter pour moi, mais je suis suffisamment serein et sûr de moi pour assurer le débat. Il n’y a qu’à voir mon site pour voir que je n’ai pas peur de m’y coller. Au fait, si j’ai mis un smiley, c’est parce que c’était ironique, en gros une blague… :-)

    Ce qui se discute, d’ailleurs, puisqu’un drame n’est pas objectivable : il n’est que la perception souffrante d’un évènement.

    Je ne savais pas qu’une guerre n’était pas objectivable, qu’un crime n’était pas objectivable, etc. Bien sûr qu’un drame est parfaitement objectivable. Après, il est vrai également que l’avortement n’est pas un drame pour toutes. Mais pour beaucoup, si.

    Quant au serment d’Hypocrate et au libellé de la loi, le noeud du problème réside dans la détermination du commencement de la vie.

    Vous m’accorderez que l’avortement à sept mois et quelques, comme pratiqué en Espagne, alors que l’embryon est viable, ce n’est plus tout à fait un avortement. En outre, je trouve anormal que le planning familial fasse tout ce qu’il faut pour contourner la loi française. Certaines ici trouvent scandaleux que des médecins puissent refuser mais trouvent normales de faire la même chose en se rendant en Espagne.
    @ Pensée de ronde:

    Et ien avant le catholocisme il y eut d’autres croyances, d’autres rites, d’autres moeurs.

    Tout à fait, dont notamment, le droit de vie et de mort du père sur sa famille, sa femme incluse (c’est l’héritage romain), et les sacrifices humains (c’est l’héritage gaulois). Bien content que le christianisme soit passé par là…

    Justement on vit en démocratie dans un pays de lois et la loi dit que l’avortement est légal.

    Et la loi, ça se change. Ou ça s’améliore, par exemple, en montrant VRAIMENT ce qu’est un avortement, les conséquences, etc, histoire de savoir où l’on va…

    Par ailleurs, l’expression “fille de la rue” me gène un peu. ça veut dire quoi ?

    Je me suis planté, je voulais dire “fille qu’on menace de la rue en cas d’accouchement”. Désolé, ça arrive.

    Il faut être un homme je crois pour être aussi catégorique.

    Je connais plein de filles qui partagent mon avis. Mais elles sont extrémistes, rétrogrades, en bref, catholiques… :-)

    Un embryon n’est pas considéré comme un être légal avant 14 semaines de grossesses.

    On peut savoir ce que vient faire la loi dans la définition de la vie ? Vous n’avez pas l’air de connaitre Antigone.

    Et comme le rappelle miss lili je crois, les médecins ont comme première mission de s’occuper de leur patient et de ne pas le laisser sur le bord de la route.

    Quel patient ? Quand on sait que l’on peut opérer les foetus d’une malformation, j’ai un doute sur le patient qu’il faut privilégier.

    Et je me réjouis quant à moi que les filles qui ont besoin de conseils se tournent vers le planning familial et non vers les assoc’ que tu évoques et dont je me doute qu’il ne s’agit pas d’associations à proprement parler neutres et sans convictions pro-life…

    C’est vrai que le planning, il n’y a que des gentils qui ne font jamais pression pour l’avortement, alors que les méchants cathos, eux, feront pression comme des dingues. Ça vaudrait la peine que vous vous renseignez vraiment sur ces cathos au lieu de dire ces âneries…

  • c’est marrant l’impression que j’ai que polyamadas ne veut justement que provoquer et n’exprime en aucun cas des convictions profondes….
    je voudrais juste rappeler qu’un des fondements de la France est d’être une société laïque…quand à la référence aux églises, pomper sarkozy (carla bruni s’en charge….d’accord, c’est pas malin…) ce n’est pas très original.
    A titre indicatif, sarkozy nous prépare une refonte de la loi de 1905 et je pense que ça vaut le coup de se battre si on ne veut pas VRAIMENT revenir au moyen âge.
    Simone, réveille toi ils sont devenus fous !
    Petit mot d’une laicarde fanatique…

  • au fait, j’ai lu antigone, j’avais 15 ans…et je me demande encore si elle avait raison, si ça valait le coup….tu n’es pas le seul avoir deux sous de culture.

  • Serena, tu as tout à fait raison, c’est beaucoup de provocation. En tous cas je ne discuterai plus avec ce sombre personnage qui ne retient de l’héritage romain que le droit de mort des hommes sur leur épouse ou qui parle de la possibilité de revenir sur une loi en montrant “vraiment” ce qu’est un avortement.

    Juste, personne ici ne songe à défendre les avortements à 7 mois – qu’aucun planning familial ne recommande, on est là dans le pur fantasme d’extrèmiste et le grand n’importe quoi – mais bien au contraire à faire en sorte que les délais soient respectés pour qu’aucune fille n’ait à vivre ce genre d’abomination.

    Quant à ta question “quel patient”, elle résume très bien ta pensée. Un embryon de 8 mm (taille à 6 semaines de grossesse) est donc plus à prendre en compte qu’une femme dont l’existence est bien réelle. Non parce que les opérations sur les foetus (et pas embryons ça n’a pas la même signification au yeux de la LOI) n’interviennent jamais avant 14 semaines. Donc attention à ne pas tout mélanger…

  • Mais instruis nous polydamas… Instruis-nous. Sur les cathos, leurs idées, leurs raisons. Instruis nous sur toi. Instruis-nous s’il te plait. Instruis-nous. Effectivement, nous sommes pour l’avortement, mais j’attends encore que tu me donnes ton réel argument! Tu jettes des pavés dans la mare, tu réponds, mais on ne connait toujours rien de ta réelle conviction…

    Ah bon, tu blagues? C’est drôle? Je dois pas avoir le sens de l’humour.

    Oui, une guerre est dramatique, mais non, c’est pas toujours un drame. Ca depend de la guerre dont on parle! La guerre contre les trafiquants de drogue par exemple, c’est pas un drame. Ce qui est un drame, c’est la mort que ca entraine. Soyons un peu précis, puisque tu sembles vouloir l’être.

    Oui, un avortement à 7 mois, comme en Espagne, c’est discutable. Encore faut-il connaitre les raisons des avortements à 7 mois. Ainsi que le parcours de la mère.
    Après ça, on discutera.

    Ce qui te dérange, sur l’affiche, ce sont les gens qui sourient? Mais tu penses vraiment qu’une femme, parce qu’elle a vu une affiche avec des gens qui sourient, se rend le coeur chantant à un avortement?? Tu penses vraiment que de montrer des foetus avortés (et je sais à quoi ca ressemble, j’ai vu le mien), ça dissuade?

    Alors p-e que ce qui nous sépare, en plus du reste, c’est que je pense que la culpabilisation ne mène à rien. Mettre des photos de cancer du poumon sur un paquet de cigarettes n’a jamais empêché un fumeur de l’acheter.

    Le patient à privilégier? Probablement celui qui doit nourrir l’autre…
    Mais on peut privilégier l’autre… Et quoi? Alors on met des jeunes femmes de 17 ans, des femmes dont le compagnon ne veut pas assumer une paternité avec des nourrissons dans les bras, et puis? Et puis, elles rentrent chez leur père, en espérant que ca passe? En arretant leurs études? Et puis elles perdent une relation avec un homme qui ne voudra pas de cet enfant? Et puis cet enfant se demandera toute sa vie pourquoi son père est parti et il faudra répondre “oui” à la question “est ce que papa est parti à cause de moi?”.

    Contrairement à ce que tu penses, dans les planning ils ne font pas pression pour l’avortement. En tout cas, ici, ce qu’ils font surtout, c’est tenter d’apporter un soutien à la femme en demande, afin qu’elle sonde son désir et prenne conscience de sa décision. Je ne sais pas ce qu’ils font en France, mais en Belgique, ça ne ressemble pas à de la propagande pour l’IVG dans ses vertes prairies…

    Bon allez, on ne sera jamais d’accord, ce qui, du reste, n’est pas très important. Je te souhaite sincèrement de ne jamais avoir à tenir la main de ta fille de 17 ans quand elle accouchera.

  • Si le facteur “destruction” nous permet d’avoir deux opinions différentes à ce sujet, c’est qu’il n’est pas la pierre angulaire de ton raisonnement. Donc…

    Tout simplement parce qu’un être humain a droit à la vie, et que c’est son premier droit. Et que l’embryon n’est pas un alien.

    Penses-tu qu’un enfant a le meilleur départ dans l’existence, au sein d’une famille qui ne veut pas de lui?

    Non, mais il a un départ dans l’existence. Ce qui est déjà pas mal. Perso, je peux même me considérer ains, puisque mon arrivée sur cette planète n’était absolument pas souhaité.

    Parce qu’on ne parle pas de jouer au loto, de parier aux courses ou de s’offrir un tour du monde ruineux. On parle de mettre sur terre un enfant.

    Oui, mais c’est beaucoup moins grave que ça en a l’air, il faut arrêter avec l’idée qu’il faut absolument donner le meilleur du meilleur, c’est faux, un enfant se construit quoiqu’il arrive, plus ou moins bien. Et ce n’est pas parce qu’on donne le meilleur à un enfant qu’il sera effectivement heureux. Ce n’est pas ça le bonheur.
    Et oui, je pense que toute vie vaut la peine d’être vécue. Que personne ne connait l’avenir, et que ce n’est pas à cause de l’hypothèse du malheur, des difficultés matérielles que l’on doit avorter.
    C’est même ça que je trouve totalement paradoxal. D’un côté, on a l’enfant-roi, il n’est plus possible de lui mettre une claque, c’est lui qui décide de tout, alors que pourtant ce sont les parents qui confèrent l’éducation, les parents qui détiennent l’autorité, et de l’autre, on s’arroge le droit de décider de sa venue ou pas.

    Tu peux affirmer, devant elle, bien que tu t’en défendes, qu’elles ont tord?

    Hors de question de condamner qui que ce soit. Mais chez les cathos, on fait la distinction entre l’acte et la personne qui la commet. La personne a droit à toute notre attention, mais l’acte en lui-même n’est pas acceptable. Et oui, je pense qu’elles ont tort. Mais la majorité n’a pas besoin de se l’entendre dire, elles le savent très bien par elle-même, donc effectivement, je ne me vois pas répéter ce qu’elles savent déjà.

  • J’ai envie de vomir.

  • @Polydamas :Autant jusqu’à présent ce que tu disais me semblait complétement absurde et je m’en “foutais” un peu, autant ta dernière phrase me gène énormément.
    Elles savent très bien par elle même qu’elles ont eu tort? Quelle prétention de penser que tous partagent ton opinion sur le bien fondé ou non de la chose.
    Ne confends pas souffrance et avoir tort s’il te plait. Ta dernière phrase me choque et je dirais même quelque part me fait du mal. Sache que j’ai extrémement souffert d’avoir avorté, c’est un deuil comme un autre à faire, mais en un peu plus dur. C’est une souffrance inimaginable et vois tu, 3 ans après j’en souffre encore. Mais je ne pense pas avoir eu tort, non. Cet enfant je l’aurais aimé certes, mais je ne lui aurais pas donné une belle vie, je n’aurais eu les moyens de rien lui offrir, des choses essentielles aux petites futilités.
    Pour ma part, j’ai ainsi pu suivre des études normales, qui se passent bien. Et plus tard, lorsque je choisirais d’avoir des enfants, je sais que je pourrais leur donner tout ce qu’ils méritent.
    Donc désolé de briser ton mythe, mais non, “elles” ne savent pas toutes qu’elles ont tort, parce qu’après tout, peut être que ce n’est pas le cas?

  • Ben voilà, tout s’explique… Voilà ce que donne un enfant pas désiré…

    En tous cas moi je dis, ce genre d’intervention est assez salutaire, elle nous rappelle les dangers d’envisager une quelconque révision de la loi 1904. Allez, je retourne à ma vie de pécheresse et je te souhaite du bon temps dans tes églises. Au fait, vides les églises. Non parce que ok, il y en a dans chaque village, mais on ne peut pas vraiment dire qu’elles soient très peuplées…

  • Girlizounette, laisse le à sa condescendence, on a affaire à un intégriste pur jus qui ne mérite pas tout ce temps perdu pour lui.

    Ne pas avoir été désiré a hélas ça aussi comme conséquence: une haine farouche des femmes…

  • J’ai envie de vomir.

    on a affaire à un intégriste pur jus qui ne mérite pas tout ce temps perdu pour lui.
    Ne pas avoir été désiré a hélas ça aussi comme conséquence: une haine farouche des femmes…
    Voilà ce que donne un enfant pas désiré…
    Allez, je retourne à ma vie de pécheresse et je te souhaite du bon temps dans tes églises. Au fait, vides les églises.

    Et après, on s’étonne que j’arrive avec des précautions oratoires, ou que je précise que je n’ai insulté personne… :-)

    tu n’es pas le seul avoir deux sous de culture.

    OK, mais en avez vous compris le message ? Avez vous compris qu’il y a des lois qui ne sont pas de notre ressort, qui dépassent l’enjeu de la cité ?

    En tous cas je ne discuterai plus avec ce sombre personnage qui ne retient de l’héritage romain que le droit de mort des hommes sur leur épouse

    Décidément, vous savez faire dans le caricatural. J’ai pris deux éléments que je trouvais significatifs dans le débat qui nous occupe (i.e rapport de la vie et de la mort), je ne retiens pas que cela. Par contre, oui, le christianisme nous a beaucoup plus apporté. Je sais, c’est dommage, mais c’est ainsi. :-)

    Un embryon de 8 mm (taille à 6 semaines de grossesse) est donc plus à prendre en compte qu’une femme dont l’existence est bien réelle

    Ce n’est pas parce qu’il fait 8mm qu’il n’existe pas…

    Donc désolé de briser ton mythe, mais non, “elles” ne savent pas toutes qu’elles ont tort, parce qu’après tout, peut être que ce n’est pas le cas

    Il faut comprendre aussi que je ne suis absolument pas pour l’obligation des femmes à élever leurs enfants. Entre une femme qui confie un enfant à un couple qui pourra mieux s’en occuper, et une femme qui avorte, je ne sais pas quelle est la plus grande douleur, par contre, je sais qu’il y a un être humain qui disparait dans un cas et pas dans l’autre. Malheureusement ces pistes ne sont absolument pas développées en France.
    C’est d’ailleurs ce à quoi je pensais quand je disais qu’on pouvait “améliorer la loi”. Il y a des solutions alternatives, des milliers de parents qui désirent adopter, je ne dis pas que ça résoudrait tout les problèmes, je dis que c’est dommage de ne même pas envisager ces pistes.

    Non parce que ok, il y en a dans chaque village, mais on ne peut pas vraiment dire qu’elles soient très peuplées…

    So what ? Depuis quand la religion est une affaire de majorité et de grand nombre ?

  • @ Polydamas : Sache que j’ai envisagé cette possibilité. Et j’en ai d’ailleurs parlé dans un précédent commentaire que tu as apparemment zappé.
    Sache aussi que lorsque la décision doit se prendre en 1 à 2 semaines maximum, elle n’est pas facile.
    Beaucoup d’enfants souffrent aussi énormément toute leur vie d’avoir été abandonnés à la naissance.
    Et puis à 17 ans, accouché sous X, cela revient encore à arreter ses études au moins quelques mois, à devoir gérer les remarques, les sous entendus, parfois le refus de la famille. Le rejet par la famille ne passe pas forcément par un enfant qui doit être elevé, mais bien souvent, seulement par le fait de la grossesse d’une fille que les parents n’hésitent parfois pas à traiter de tous les noms pour avoir “coucher”.
    Ton monde me semble bien manichéen en tout cas. Moi aussi, je trouve certains avortements “abusifs”, dans le sens où il ne représente qu’une commodité. Mais je crois aussi que dans la très grande majorité des cas, ce n’est pas le cas.

  • Désolée mais tu vois, les lois divines – c’est bien de ça que tu parles n’est pas lorsque tu dis qu’elles ne sont pas de notre ressort ? – n’ont pas droit de cité – hin hin hin – dans notre société laïque, ne t’en déplaise.

    Quant au fait que les églises soient vides, cela montre que la civivlisation est en perpétuel renouvellement et que si la religion catholique en a été le ferment à une époque, c’est très loin d’être le cas aujourd’hui. Ma religion à moi c’est la déclaration des droits de l’homme et non celui des embryons. Encore une fois, je débats avec toi parce que tes idées me donnent à moi aussi la nausée mais j’avoue être en totale jubilation parce que de toutes façons, j’ai un point d’avance sur toi: en 1974 une femme courageuse et qui connaissait le prix de la vie a fait voter une loi. Et cette loi n’est pas prête d’être supprimée. Alors tu peux toujours prêcher… dans le désert.

  • Personnellement je ne trouve aucun avortement abusif. Encore une fois, il y a un cadre législatif, et personne ne peut juger les femmes qui ont recours à l’IVG. Il faut se méfier des apparences, ce qui semble être une solution “de commodité” ne l’est pas toujours.

  • Je ne juge pas. C’est avis purement personnel sur certains cas rares. En aucun cas je ne me permettrai de faire une remarque de quelque sorte à la personne. Parce que un choix comme ca implique trop de choses personnelles et profondes à la personne pour pouvoir les connaitre. C’est bien sur l’apparence que je dis cela, et c’est pour cela que je comprends que certains puissent trouver certains avortements “abusifs”. Après, de ma propre expérience, je ne pense certainement pas que certaines le fasse à la légère. J’ai souvent entendu dire que certaines femmes considére l’avortement comme un moyen de contraception et en use et abuse. Je ne pense pas que cela soit vrai.

  • Ceux qui disent cela sont…des hommes.

    Dès que l’on sait que l’on est enceinte, c’est comme si on portait déjà petit bout dans nos bras…alors se servir d’une IVG comme de la pilule, non. Pas du tout. Trop de souffrance pour que cette idée soit valable.

  • Désolée mais tu vois, les lois divines – c’est bien de ça que tu parles n’est pas lorsque tu dis qu’elles ne sont pas de notre ressort ? – n’ont pas droit de cité – hin hin hin – dans notre société laïque, ne t’en déplaise.

    C’est bizarre, je croyais que tu refusais de me parler. Ça m’amuse cette dichotomie typiquement féminine, non, je ne te parle plus, si, je te parle, etc. Ou encore, le fait d’évoquer des insultes pour finir justement par ce moyen quelques heures après plus tard…. :-)

    Le rejet par la famille ne passe pas forcément par un enfant qui doit être elevé, mais bien souvent, seulement par le fait de la grossesse d’une fille que les parents n’hésitent parfois pas à traiter de tous les noms pour avoir “coucher”.

    Que l’environnement fasse pression d’une manière hallucinante comme tu l’as prouvé dans ton texte, c’est une réalité. Et je ne conteste absolument pas la responsabilité de celui-ci. Mais il y a d’autres environnements qui peuvent aider, il y a des associations qui aident justement les femmes dans ce cas, etc. Il faut trouver du soutien ailleurs, même si je sais que c’est excessivement difficile.

    Beaucoup d’enfants souffrent aussi énormément toute leur vie d’avoir été abandonnés à la naissance.

    Oui, mais entre ça ou la mort, que vaut-il mieux ?

    j’ai souvent entendu dire que certaines femmes considèrent l’avortement comme un moyen de contraception et en use et abuse.

    Il y en a qui le revendique ainsi. Remarque, c’est peut-être faux, je n’en sais rien.

    Ton monde me semble bien manichéen en tout cas. Moi aussi, je trouve certains avortements “abusifs”, dans le sens où il ne représente qu’une commodité. Mais je crois aussi que dans la très grande majorité des cas, ce n’est pas le cas.

    Que les femmes soient obligées de le faire, oui, très certainement, mais si on ne leur propose nulle part des alternatives, si le planning règne en maitre, si les associations qui pourraient proposer d’autres solutions n’ont pas droit à la parole, les choses ne risquent pas de s’améliorer.

    Ma religion à moi c’est la déclaration des droits de l’homme et non celui des embryons

    Droit de l’homme dont le premier est le droit à la vie…
    Et les droits de l’homme sont d’inspiration chrétienne. Mais effectivement cette société l’est de moins en moins.

    Et cette loi n’est pas prête d’être supprimée. Alors tu peux toujours prêcher… dans le désert.

    Il n’y a qu’à voir la fureur de certaines ici, pour constater que je ne suis pas inutile. Et il suffit d’avoir convaincu une seule femme qui n’ait pas avorté, pour que l’on ait gagné. Et ce n’est pas rien, c’est une vie épargnée, c’est même énorme.
    Alors, non, loin de là, je ne prêche pas dans le désert…

    Encore une fois, il y a un cadre législatif, et personne ne peut juger les femmes qui ont recours à l’IVG

    Cadre législatif qu’on s’empresse de détourner quand ça nous arrange.

  • Ah au fait, dans ce débat, je ne parle pas de loi divine. Je parle de droit à la vie de tous, même des plus petits, tout simplement, mais ça parait être un concept beaucoup trop fumeux pour certains.

  • Je crois que Polydamas se sent insulté quand on lui dit que ses idées nous révulsent Tu as dès lors bien fait de préciser que tu n’avais insulté personne. Parce que visiblement, il y a deux poids deux mesures. les choses que tu te permets d’affirmer en considérant qu’elles sont parfaitement normales et ce que nous nous permettons d’affirmer.
    Ah oui, deux poids deux mesures… les humains, les élus, et les autres, je vois.

    Ben voyons… Enfin, les filles, il vous suffisait de grossir en paix, pendant neuf mois, de pousser pendant des heures, et puis de le donner à un orphelinat, votre môme! C’est simple non? Oui alors certes, vous auriez du supporter (oui, quoi qu’on en dise, une grossesse, ca se supporte, même si parfois, c’est merveilleux) votre grossesse, les regards, les questions, votre corps transformé qui met des mois à “oublier” qu’il a enfanté, les montées de lait, l’absence. Et aussi ses petits cris dans les bras d’une inconnue. Et aussi le fait que vous ne sachiez pas si, pour finir, votre môme a “plu” assez à une gentille petite famille pour qu’il l’adopte. Ou si au contraire, il a trop plu, et il est tombé chez des malades. C’est tout de même pas grand-chose à supporter hein, on devrait vraiment arrêter de faire nos chochottes
    Après tout, on l’a bien cherché…

    Mais quelles autres lois exactement? Les lois divines? Je crois pas en dieu, moi, les lois divines… ça ne me fait ni chaud ni froid. Il se trouve que je suis comme Caro, je crois aux droits de l’homme, au suffrage universel, à la voix du peuple…

  • Petit rappel. Article 1 de la déclaration des droits de l’homme : “Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.”.
    Pas de droit à la vie, Polydamas, droit à une vie libre et égale en droit à celle de ton voisin. Il n’est en aucun cas, et j’ai beau le retourner dans tous les sens, question de droit à la vie. La déclaration des droits de l’homme, en son article premier, parle de tous les humains nés, du moment où ils aspirent leur première gorgée d’air. PAS des embryons.

  • @ Polydamas : dans votre premier commentaire, vous disiez avoir peur de voir votre profil supprimé. Vous voyez que Ladies Room est un espace de parole libre et que les femmes qui sont là acceptent le débat, tant qu’il reste dans la courtoisie.

  • Je crois que je peut à la rigueur te rejoindre sur le fait qu’il est vrai que les alternatives sont hélas peu nombreuses. Je ne suis pourtant pas sure que les associations chrétiennes ou en tout cas engagée soit une bonne solution. Si l’homme ne doit pas faire pression pour l’avortement, il n’est pas bon non plus de faire pression dans le sens inverse. Informer, discuter, rassurer oui, mais en aucun cas influencer.
    La seule alternative toute fois que n’avons pas déjà en France, c’est d’accoucher certes sous X, mais de pouvoir choisir soi même la famille qui acceuillera l’enfant, et décider ensemble si oui ou non il y aura contact, photos, etc. Cette solution existe dans plusieurs états américains, mais elle n’enlève à mon avis rien à tous les désagréments de l’accouchement sous X : reproches, rejet, enfin tout ce qui miss lili a cité en fait. Ce n’enlève que la peur de ou et avec qui va finir l’enfant.

  • Beaucoup d’enfants souffrent aussi énormément toute leur vie d’avoir été abandonnés à la naissance.

    Oui, mais entre ça ou la mort, que vaut-il mieux ?

    >>heureusement qu’il y en a qui n’ont pas participer aux lois sur la bioéthique ici ;)

  • ça aussi, depuis quand la non-vie, c’est la mort? Tous ces spermatozoïdes qui n’arrivent jamais à un ovule, qui finissent dans des capotes, moi toutes ces morts, ca me fait quelque chose… :)
    Tous ces rapports sexuels en VUE d’avoir un enfant et qui n’aboutissent pas… autant de morts. :)

  • @ Anne H:
    Je suis heureux d’être ainsi contredit. Mais avouez qu’à voir la teneur des réactions, il y avait de quoi y songer…
    @ Miss Lili:
    Il te manque l’article 3:

    Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

    En outre, un Robert Badinter, pas spécialement connu pour être un conservateur, avait rappelé au moment des élections que le premier droit est celui à la vie.

    Je crois que Polydamas se sent insulté quand on lui dit que ses idées nous révulsent

    Quand on m’attaque nominativement, comme Pensée de ronde l’a fait (voyez ce que donnent les enfants non désirés, etc), oui, je le prends mal, mais c’est pas grave, ça fait partie des joies du débat, et puis ça contredit bien ce que tu disais auparavant… :-)
    Sinon, sur le projet de société, je ne suis pas hostile à la contraception. Mais une fois que le bébé est là, ça me parait être la pire des solutions que de le supprimer.

    Si l’homme ne doit pas faire pression pour l’avortement, il n’est pas bon non plus de faire pression dans le sens inverse. Informer, discuter, rassurer oui, mais en aucun cas influencer.

    Mais pourquoi penses-tu que les cathos feraient plus pression que le planning ?

  • Alors entendons nous sur ce fameux article 3. Il parle d’un individu, qui aurait droit à la vie, la liberté etc. Or on parle bien d’un INDIVIDU. En quoi un embryon est-il un individu? Selon moi, en rien.

    Ben Pensée de ronde émets l’hypothèse suivante : le fait que tu aies été non désirés mais accueillis quand-même te pousse à voir midi à ta porte et à penser qu’il en sera de même pour tous. Point à la ligne.

    A quelques semaines (14 max) de grossesse, bébé n’est pas là.

    Et je répète, les planning ne FONT PAS pression. En tout cas, pas chez moi.

  • Non, ici non plus. Désolé. Par contre les assocs chrétiennes, la, à moins d’être pas si chrétiennes que ca, c’est sur.

  • En quoi un embryon est-il un individu ? Tout simple, il en possède le code génétique, et tous les éléments qui caractérise un être humain, sachant que ce n’est pas parce qu’il n’est pas conscient, qu’il n’est pas humain. Quand vous dormez, vous êtes inconsciente, mais vous restez humaine. Un embryon est un être humain. Au commencement, certes, mais c’est un être humain.

    Quant à Pensée de ronde, elle exprime sa pensée dans des termes que je trouve limites, c’est tout, sachant qu’il me serait facile de riposter, avec les attaques les plus basses. Elle me traite par le mépris, et en a parfaitement le droit, mais ça va légèrement à l’encontre de l’accueil dont tu te gargarisais au début…
    Et tu réinterprétes ce qu’elle dit, puisque pour elle, je hais les femmes, ce qui est complétement faux, fallait-il le préciser. Et non, je me refuse à extrapoler mon cas. Mais je constate juste qu’on se crée parfois des montagnes là où il n’y en a pas.
    D’ailleurs, c’est sur le blog de Pensées de ronde que j’ai trouvé ceci:

    Pour moi, le probleme de l’avortement, et le fait qu’il ne va toujours pas de soi, c’est qu’on est quand meme dans une hypocrisie enorme et dans un deni total quant au statut de l’embryon: je comprend qu’on puisse considerer qu’avant 12 semaines, ce n’est qu’ “un amas de cellule” – oui mais apres? Est-ce toujours un amas de cellule alors qu’il y a un coeur qui bat, des membres formes? De nombreuses etudes faites par des medecins et des psychologues demontrent que le foetus ressent les emotions de sa mere, est sensible a la musique, aux sons.
    On nous martele aujourd’hui que les femmes ont le droit de disposer de leur corps- certes mais le foetus est-il vraiment leur corps, tel un appendice, ou une vie a l’interieur de leur corps?

    A propos du planning, je trouve qu’il est intéressant de se reporter à la dernière interview de sa directrice pour qui l’avortement doit être un soulagement ! Et ça que l’on soit pour ou contre l’IVG, c’est hallucinant…

  • Polydamas, permet-moi de te poser cette question très personnelle, as-tu des enfants ? Ce qui me frappe dans tous les commentaires, c’est à quel point les femmes parlent avec “leurs tripes” et à quel point tes arguments sont théoriques, un peu comme si tu voulais jouer à convaincre en donnant tout plein d’arguments, qui intellectuellement peuvent se tenir (je ne veux pas entrer dans le débat qui a tort ou raison) mais qui tiennent à distance les expériences de celles qui parlent. J’ai l’impression que tu ne veux pas entendre ce que les femmes ont à dire de leur expérience. La vie, la grossesse, l’accouchement, c’est très concret dans la vie d’une femme.

  • Cher Polydamas,
    Tu ne nous écoutes pas.
    Tu t’enfermes dans des arguments éculés répétés un million de fois.

    Sache, que de mon côté, même si je te lis, je ne te lis plus.
    Tu peux réciter tes arguments soigneusement rodés, toute la nuit durant, toute ta vie durant, je ne changerai pas d’avis.
    Pour moi, le débat est clos.
    Exige de ta copine, ta concubine ou ta femme qu’elle n’avorte jamais, si elle est d’accord, tout va bien.
    La loi est votée, et c’est une excellente chose. C’est une femme concernée et qui pourtant n’a jamais avorté qui te le dis.
    Ne t’en déplaise, les femmes en France ne mourront plus en se faisant charcuter l’utérus.

  • En fait ce qui me gonfle systématiquement avec ces gens très polis qui viennent t’expliquer comment l’avortement c’est démon, c’est enfants putréfiés et mater dolorosa mais c’est pas grave car dieu est pardon, c’est que déjà, ils décident à ma place ce qui est bon pour moi, et les réflexions de ce genre de “la drogue c’est mal” à “mets un pull tu vas prendre froid”, à bientôt 30 ans, je ne les supporte plus.

    La seconde chose c’est que de toute évidence, ils ne savent pas de quoi ils parlent, ils n’ont jamais parlé avec quelqu’un du Planning (même undercover caméra cachée piégeons ces assassins d’enfants armés d’aiguilles à tricoter et de bocaux de formol), ils ne sont jamais allés avorter et donc ils ne savent pas ce que ça représente aussi bien moralement (sans regretter aucunement mon propre avortement, je me suis bien évidemment remise en question, comment en suis-je arrivée là etc…) que dans les démarches (tous les rendez vous à prendre, la décision à peaufiner, à revalider lors de tous les entretiens, je te jure, t’avortes pas entre le dessert et le café, et c’est pour ça que l’avortement de confort n’existe pas).

    Donc pour reprendre ce que dit Caro : l’avortement est un droit protégé par la loi, laissons le tranquille et à la disposition de qui veut (je ne suis pas intégriste, je ne vais pas forcer les pro-life à se faire avorter, quoique ;-))

  • @Menstruel a parlé…

    J’ai un peu de mal à prendre parti au debat en raison de mon implication profonde dans cette demarche douloureuse, sans alternative possible.

    Mais si, me diront des tas de Polydamassiens et polydamassiennes, tu pouvais le garder (les garder c’était une grossesse gemellaire) … bien sûr…je le pouvais plus qu’une quasi-môme de 17 ans qui mettrait en berne son avenir immédiat pour s’occuper d’un petit bout à l’âge où tout commence…bien sûr…

    Une grossesse de tristesse avec un futur papa la gueule de travers parcequ’il n’en voulait pas…pas une grossesse heureuse pleine de tendresse avec un futur papa qui aurait touché mon ventre tout rond. Une grossesse à voir son dos la nuit, à le voir aller se coucher avant moi, à se lever avant moi pour ne pas me croiser…une grossesse grise, terne et déprimée….et ensuite?

    NOUS avons au plus profond de nos fibres l’isntinct de cette vie qui pousse au creu de nous et nous n’avons pas besoin qu’on nous serve par dessus le marché de la culpabilité à haute dose, comme à une oie gavée de force.

    Un CONSEIL, un SOUTIEN est NEUTRE. Une AIDE ne doit pas tenter de nous guider mais doit rester présente mais OBJECTIVE, laisser à la femme (et, on peut rever, s’il s’implique) à l’home SON LIBRE ARBITRE.

    Les Polydamassiens veulent nous convaincre que pouah, pas bien, vilaine d’arrêter la vie…ok. Nous avons compris leur point de vue. Quelle est l’aide apportée par cette volonté de convaincre ? Elle est inexistante, cette main tendue, c’est plutôt une main qui accuse, qui pointe du doigt la méchante qui veut EMPECHER un être de croitre.

    Ainsi, les Polydamassiens emprisonnent les femmes dans leur propre corps…ohhh, peut-être sans le vouloir…mais ils l’empêchent d’avoir cette reflexion certes douloureuse mais necessaire face à un cas de conscience qui ne laisse personne indifferent.

    Simone Veil le dit avec des mots simples mais vrais dans son livre “Une vie” : L’IVG était une affaire de bonne femme, elle l’est restée.

    Avant tout, cette loi a été une loi de lissage sociale : pourquoi les femmes “qui avaient les moyens” pouvaient avoir le choix d’aller avorter en Angleterre ou en Hollande tnadis que les plus basses couches sociales ne pouvaient que risquer leur santé, leur vie même, pour pouvoir sortir d’une situation dramatique.

    J’ai cherché du soutien à travers des Associations chretiennes et entendre toutes les 10 minutes : D.ieu te pardonnera mon enfant pour ce geste horrible….ben, comme dit Menstruel, j’ai passé l’âge…

  • Juste pour le plaisir d’avoir le 100 ème com. Voila, je suis repartie!

  • Hein, hein..Moi 101 c’est plus joli, na!

  • Eva D> “J’ai cherché du soutien à travers des Associations chretiennes et entendre toutes les 10 minutes : D.ieu te pardonnera mon enfant pour ce geste horrible….” Hormis le fait que ce genre de réactions me rendent hystérique, as-tu finalement trouvé un organisme compétent de soutien et d’écoute? Parce que c’est ceux-là qu’il faut mettre en avant. ;-)

  • Et non…pas pour le moment. Une psy m’a donné une adresse dans le 5e, je vais voir ce qu’il en est. A priori c’est laïque…je vous tiendrais au courant

  • Menstruel, merci d’exprimer mieux que moi ce que je ressens. Polymades, j’admets que je suis allée trop loin mais pour moi, refuser ce droit aux femmes comme tu le fais c’est les haïr puisque c’est nier leur droit à disposer de leur corps. Et puis j’avoue que le discours extrèmiste, qu’il soit ou non aussi policé que le tien a tendance à me faire sortir de mes gonds. Et là où je m’en veux c’est d’être finalement tombée dans ton piège.

    Quoi qu’il en soit tu confonds en permanence embryon et foetus – à dessein évidemment – et il se trouve que les deux sont bel et bien différents. Mais cela ne sert à rien de débattre, nous resterons l’un et l’autre sur nos positions…

    Eva je te souhaite plein de courage. Et tu n’as besoin du pardon de personne.

  • Houlalalala!! J’ai pas tout lu, donc je risque fort de répeter ce qui a été déjà dit…

    Il y aussi cette pratique qui consiste a faire passer une échographie a des jeunes filles qui n’ont pas forcément la jugeotte de dire non… et se font piéger parce qu’entendre le coeur du bébé battre rend la chose beaucoup plus difficile parce qu’on met une image, un son sur ce qui n’est finalement encore qu’une tete d’épingle…C’est d’ailleurs bien pour ça qu’il y a un délais au dela duquel ça devient quelque peu immoral… Et donc on piège ces jeunes filles (probablement d’autres plus vieilles mais je sais que si un jour ça m’arrive, je saurai qu’une échographie n’a rien a voir avec un quelconque problème pour ma santé), qui finalement gardent leur enfant et se sentent coupable. Un enfant, c’est pour toute la vie. On m’a déjà dit : laisse a ton enfant au moins la possibilité de vivre sa vie. Mais non, je ne le ferai pas si jamais je tombais enceinte là, parce que primo l’abandon serait trop dur et a mon sens beaucoup plus mauvais. A quoi ça sert de mettre un enfant au monde qui risque de passer toute sa vie dans un centre ou un orphelinat? A mon sens ce serait dégueulasse. Jamais je ne pourrai imposer a un enfant une vie pareille, une vie de rejeté, s’il n’a pas la chance d’être adopté (comme des millions d’enfants a travers le monde).

    On m’a rétorqué que c’était injuste pour les femmes qui ne pouvaient pas avoir d’enfant. J’ai envie de dire : rien a voir. Qui dit que ces femmes avant de décider de se lancer dans cette aventure n’auraient pas avorté elles aussi dans des cas similaires? D’autre part, une femme sur un blog qui a adopté deux enfants parce qu’elle n’a pas pu en avoir à autant envie de hurler devant une manifestation chrétienne anti avortement que toi ou moi….

    J’en peux plus de ces discours qui entravent la liberté des femmes et le combat qui a été mené par toutes ces anonymes dont Simone Veil a été le porte parole. Tout ça pour rien? J’espère que les gens réagiront, que nous préserverons cette liberté. J’ose espérer que l’Etat gardera ses distances avec l’Eglise (ce qui n’est pas gagné avec Sarkonard) et que RIEN ne sera remis en cause. Auquel cas mesdames, j’ose espérer que nous descendrons toutes dans la rue… D’ailleurs, rien ne nous empêche d’aller contrer les manifestations catholiques qui pullulent comme des champignons vénéneux aux quatres coins de la France.

  • Mais oui, l’avortement est un soulagement! Oui, j’ai avorté et j’ai été soulagée de voir que je n’étais pas obligée d’assumer cette petite vie et de me taper son père par la même oiccasion. OUI j’ai été soulagée, et OUI avorter ca fait mal. Physiquement mal. Tu crois qu’en ajoutant des coups de fouets, je pourrais racheter ma faute?

  • Un fouet avec des clous bien pointus…gniak…ma fille il faut te faire pardonner…

  • j’admets que je suis allée trop loin mais pour moi, refuser ce droit aux femmes comme tu le fais c’est les haïr puisque c’est nier leur droit à disposer de leur corps.

    Pas de problèmes. Mais j’estime en effet que l’embryon, ou le foetus (peu importe pour moi, il reste un être humain) ne sont pas leurs corps, comme le disait l’intervenante sur ton blog.
    Ce n’est pas cela haïr les femmes. La misogynie est à des années lumières de ma façon de voir les choses, d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi je me serais inscrit ici, si c’était le cas. ;-)

    Ce qui me frappe dans tous les commentaires, c’est à quel point les femmes parlent avec “leurs tripes” et à quel point tes arguments sont théoriques, un peu comme si tu voulais jouer à convaincre en donnant tout plein d’arguments, qui intellectuellement peuvent se tenir (je ne veux pas entrer dans le débat qui a tort ou raison) mais qui tiennent à distance les expériences de celles qui parlent.

    Je suis à peu près certain que si je fais du pathos, si je parle de la douleur que l’on peut ressentir lors de ces drames, bref, si je fais de l’émotion, vous serez les premières à me tomber sur le râble pour me dire que je les culpabilise. Si ce n’est pas toi, ça sera une autre. Donc, non, pas de pathos pour moi.
    Encore si j’étais une femme, ça pourrait peut-être passer (quoique certaines seraient capables alors de me reprocher ne pas soutenir le combat de leurs soeurs pour l’IVG), mais alors en tant qu’homme, sans enfant, n’ayant pas vécu d’IVG proche (comme si il fallait l’avoir vécu pour constater les drames qui vont avec), je n’ai aucune excuse, donc désolé, je vais rester sur le ton froid et intellectuel. C’est ce qu’il y a de moins piègeux, et ce que je sais le mieux faire…

    Sache, que de mon côté, même si je te lis, je ne te lis plus.

    J’adore. C’est sexiste de dire que c’est typiquement féminin ? :-D
    On m’aura tout fait. Je te lis mais je ne te lis plus, je te parle mais je ne te parle plus. Un jour ou l’autre, faudra vous décider. ;-)
    Et puis, je n’écris pas pour toi, mais pour tous les lecteurs, anonymes, cherchant des infos, pour qu’ils puissent voir que certains défendent d’autres idées. Encore.

    @ Eva D:
    Si ça vous tente de voir des gens non-confessionnels, qui diront autre chose que ce que vous avez pu entendre auparavant, c’est par là que ça se passe. Et je n’ai pas cessé de répéter (mais bon, c’est pas grave, la pédagogie, c’est de la répétition) que les mères qui avortent sont des victimes. Faudra me dire où est l’index accusateur, arrêtez de me faire tenir des propos qui ne sont pas les miens.
    @ Pepite

    A quoi ça sert de mettre un enfant au monde qui risque de passer toute sa vie dans un centre ou un orphelinat?

    A ce qu’il ait une vie. Et c’est déjà pas mal. Parce qu’avec l’avortement, son destin sera vite expédié.

    J’en peux plus de ces discours qui entravent la liberté des femmes et le combat qui a été mené par toutes ces anonymes dont Simone Veil a été le porte parole.

    Ah Simone….
    C’est qu’elle deviendrait presque pro-vie avec l’age. OK, c’est vrai, j’exagère. Cela dit, elle a quand même affirmé la chose suivante:

    Il est de plus en plus évident scientifiquement que, dès la conception, il s’agit d’un être vivant

    Rien que ça pourrait lui valoir pas mal de reproches de la part de certaines qui sont intervenues ici…

  • @Polydamas :

    Là, tu vois, la victime que je suis va aller se coucher…parce qu’autant toutes les paroles lues ici m’ont bien remonté le moral autant, là, tu vois, mon petit, tu me tires doucement vers le bas…et je n’aime pas ça du tout….donc je préfère ne plus lore ton résonnement borné. J’ai 34 ans et plus l’âge d’avoir le sentiment qu’on tente de me mettre de force en tête avec une pelleteuse des idées qui ne me correspondent pas.

    Mme Veil, encore une fois (mais ne l’ai-je pas déjà ecrit) elle n’a pas lutter pour une loi pro, prou, per ou tout autre préfixe qui t’agréera mais elle a avant toute chose souhaiter que chaque femme, quelle que soit sa condition sociale puisse accéder à la même liberté, le même choix sans s’appeller forcement Marie-Clotilde De …queqlue chose et pouvoir se payer le voyage à Londres en première et retourner à la messe le dimanche suivant.

  • Je me pose 30 000 questions sur l’avortement…
    Alors oui, d’un point de vue légal, il y a ces 12 semaines en France.
    Mais qu’est-ce qui fait qu’il y a vie ? Pourquoi moi, qui ai très envie d’un baiboune, si j’apprenais que j’étais enceinte de 7, 8 ou 10 semaines, ça ferait pas un pli, je suis enceinte, j’attends la vie et que pour une autre qui ne souhaite pas d’enfant, ce n’est pas la même chose ?

    Est-ce le désir qui fait la vie ?

    Pardon pour la naïveté de cette question. Ce n’est pas une question de rhétorique pour vous rallier à une quelconque cause. Je me pose des questions.

  • Tout d’abord je voudrais dire à Polydamas que si, pour en connaitre les vrais drames, il faut l’avoir vécu au moins de loin. Je ne sais pas trop ce que tu appelles les “drames de l’avortement”, mais ils varient énormément d’une fille à une autre. Moi avant d’en avoir subi un, je me basais comme toi sur les statistiques, les émissions TV et je ne sais quoi d’autre. Si tu savais à quel point le vivre peut te faire voir la chose différemment.

    Pour Holly, ce qui fait la vie, c’est l’opinion et les convictions de chacun, ce que tu aurais déjà du voir dans les nombreaux commentaires. Certains pensent qu’un spermatozoide c’est la vie, d’autres qu’elle commence au stade du foetus, d’autres à la naissance. Il n’y a pas de débat là dessus, car il n’y a pas de réponse. Ou plutot le débat est sans fin.
    Tu sais, même pour les filles qui avortent, ca ne fait pas un pli qu’elles sont enceintes non plus ;) D’un point de vue purement personnel, bien sur que je savais que j’étais enceinte, et que si je le voulais, cela pouvait aboutir à un enfant. Après ton envie d’enfant montre que pour toi, être enceinte serait plutot un bonheur qu’une source de gros soucis. Avorter n’est pas forcément un acte égoiste, motivé par sa non-envie d’élever un enfant, mais très souvent du à des réalités dures et qui sont pourtant là, et ne peuvent donc pas être ignorées.

  • Bon, je n’ai pas tout lu, mais je n’ai pas vu de mention d’une chose:

    Pour moi, une société qui considère des sujets tels l’avortement ou l’euthanasie et envisage des solutions est une société réaliste et pragmatique.

    Je m’explique.

    Il ne faut pas oublier que les femmes ont toujours avorté. Il y a toujours eu et il y aura toujours des femmes qui se retrouvent enceintes sans le vouloir, pour qui cela représentera un drame et avorteront à n’importe quel prix.

    De recettes consistant généralement à mettre son corps tellement à bout que qu’il fasse une fausse couche à la boucherie pure des aiguilles à tricoter, tellement de femmes ont mis leur vie en santé par désespoir.

    C’est une réalité. Et l’avortement dans des conditions sanitaires correcte, avec un soutien, représente une solution mature à une solution à un problème qui existera toujours.

    Ou sinon, garder le bébé jusqu’au bout et donner les nouveaux nés à bouffer aux cochons, ça marchait bien aussi. Ça bouffe n’importe quoi, ces bestioles.

    Ouais, c’était le bon vieux temps, ça, on avait des valeurs à l’époque.

  • (solution, problème, je suis pas encore tout à faire réveillée, j’ai des la peine à faire des phrases!)

  • J’ai essayé de tout parcourir mais quelque chose m’a frappé.
    eva dit que nous les femmes quand nous sommes enceintes, c’est comme si on tenait le bébé dans les bras.
    Ca n’a pas été mon cas. Pas du tout, même. J’aurais eu moins de mal à me faire avorter (mais mes deux grossesses étaient désirées et prévues) qu’à abandonner le bébé à la naissance.
    De toute façon, Polyamadas ne fait que sortir et ressortir à l’infini les arguments des “pro life” “n’avortez pas, faites adopter votre enfant !”
    c’est une annerie sans nom. L’abandon est un acte bien plus inhumain que l’avortement.
    Le droit à la vie, certes. Réfléchir avant, je suis la première à le clamer. Le problème c’est que les militants comme lui sont également contre la….contraception.Donc, on fait comment ? On abandonne son enfant et on s’en veut à vie ? Non, j’aimerais bien le savoir.
    Je suis comme menstruel, je frôle la quarantaine et j’en ai marre qu’on me dise ce que j’ai à faire.
    De plus, je voudrais simplement qu’on regarde un peu ce qui est arrivé, tous ces faits divers qui nous ont donné la nausée à tous : ces femmes qui ont congelé leurs nouveaux nés, qui les jettent par la fenètre….c’est vrai, elles ne se sont pas fait avorter, elles…..

  • holly comme je l’ai dit au dessus c’est personnel. Pour moi la vie a commencé à partir du moment où j’ai accouché. Avant, ça a été 9 mois très pénibles de fatigue et de vomissement…Ah j’ai oublié de préciser à quel point ces “9 mois de bohneur” me gonflent… je déteste être enceinte….
    j’adore mes enfants mais je n’en mettrai pas un troisième en route. C’est égoïste et je m’en ficle mais je sais que je ne peux pas.

  • Si j’avais su que ce post permettrait à des pro-life de faire leur autopromo j’aurais je crois renoncé à écrire ce billet. J’espère juste que l’équipe de modération supprimera rapidement le lien vers ces espèces de malades intégristes.

  • eh bien, je vais donner à polyamadas et à ses pareils l’occasion de se facher.
    Moi, les religions de tout poil, J’EN AI MARRRE !!!!
    Marre de ceux qui massacrent au nom de dieu.
    Marre des israéliens et des palestiniens qui ne savent même plus pourquoi ils se battent.
    Marre de l’ordre moral de Bush, d’Obama qui se réfère à la bible toutes les 30 secondes, de leur insupportable “dieu sauve l’Amérique.”
    Marre de notre président et de ses constantes références à la religion. “Un instituteur n’aura jamais le même pouvoir moral qu’un prètre.” C’est bon, dis le que tu vas supprimer la loi de 1905 !!!
    Marre de ce clergé rétrograde qui empèche les prêtres de se marier mais les couvre quand ils violent leurs enfants de choeur.
    Marre de ces islamistes tarés qui mettent le bazar en banlieue et influencent des jeunes imbéciles qui finissent par se lancer dans le jihad.
    Marre de ces stars holywoodiennes et de leur scientologie, leur kabale, leur éducation catholique et leur boudhisme.
    Marre de toutes, toutes toutes les religions.
    Et voilà, si c’est de l’intolérance, je m’en fous.

    Marre aussi de la religion juive,

  • Holly> La vie ça commence parfois même avant la naissance… Dans le désir d’enfant, et quand celui-ci n’arrive pas, il y a des couples qui vivent un véritable deuil chaque mois, quand les règles débarquent.
    La vie, ça commence quand tu le décides. Mais au plus tard à la naissance, selon moi :).

    Serena et Menstruel> Les femmes en ont marre qu’on leur dise ce qu’elles doivent faire, sous prétexte que si on ne les surveille pas, elles ne font rien de bon.
    J’ai que 28 ans, et j’en ai déjà complètement ma claque de m’entendre dire que ce que je fais est bien ou mal, sans que je sache même en fonction de quoi mon interlocuteur se permet de me juger. J’en ai plus que ras le bol qu’on m’explique comment je dois porter mon sac, conduire ma voiture, voter, élever mes mômes.
    Et ce qui me court suprêmement sur le haricot, c’est ce sexisme ordinaire qui permet à certains hommes de tenir des propos infâmes ( oui, infâme, à vos dicos pour la définition exacte, moi aussi, j’ai de la culture), inhumains ET misogynes, en se gardant bien d’en assumer les conséquences.
    Parce que, OUI, Polydamas, obliger une femme à avoir un enfant est MISOGYNE! OUI, il est injuste d’obliger un être humain à faire ce qu’il n’a pas envie de faire, sous prétexte qu’il a ce qu’il faut pour le faire. J’ai deux pieds, dois-je pour autant marcher toute ma vie? Y a qu’a voir ceux qui ont un cerveau et ce qu’ils en font…
    OUI c’est misogyne de dire qu’une femme DOIT enfanter même si elle ne le veut pas, tout ça parce qu’elle a un uterus pour le faire. OUI c’est misogyne de ne pas reconnaître le droit aux femmes de faire ce qu’elles veulent de leur corps. Et c’est misogyne de proclamer que certaines femmes prennent l’avortement comme moyen de contraception. C’est choquant d’avoir un débat théorique qui oblitère volontairement toute la partie pathos, au nom de… au nom de quoi d’ailleurs?
    Il est bien facile de venir parler de ce qu’on ne connaitra jamais… parce que Polydamas, toi et ta paire de couilles, vous ne saurez jamais ce que c’est d’enfanter… ou d’avorter. Et dans le fond, je me demande si derrière tout ça, il n’y a pas un peu de jalousie et beaucoup de peur. Et selon une technique bien connue puisque millénaire, il est nettement plus difficile d’essayer d’accepter ce qui est plus fort, différent, et effrayant que d’essayer de le tuer dans l’oeuf.

  • miss llily, je suis d’accord avec toi, certains hommes aimeraient bien avoir ce choix…
    mince, je devrais vraiment aller bosser moi….

  • juste une dernière : je me souviens d’un type dont la copine était enceinte et qui a fait un drame lorsqu’elle s’est fait avorter. Hors, le type en question était totalement incapable d’être père et n’avait pas la moindre idée de ce que ça impliquait.
    Tout vaut mieux que la mort ? je n’en suis pas sure.

  • @Pensée de ronde : Comme je te le disais par mail, tu n’as pas à regretter ton article, bien au contraire. Je ne pense pas que l’on fasse de la promo à Polydamas, à la lecture des pertinents et sincères commentaires des femmes de Ladies Room. Personne n’est dupe, donc je pense tout simplement qu’il perd son temps ici et se trompe d’auditoire.
    @ toutes : Merci pour vos témoignages qui j’en suis sûre en réconfortent beaucoup qui n’osent peut être pas s’exprimer.

  • en tout cas, j’ose l’espérer….

  • @Holly:

    Est-ce le désir qui fait la vie ?

    Absolument pas, la vie ne dépend pas des relations que les autres peuvent établir avec toi. La vie existe par elle-même, le foetus ou l’embryon sont des entités avec un autre code génétique que celui de la mère.
    @ Eva:

    J’ai 34 ans et plus l’âge d’avoir le sentiment qu’on tente de me mettre de force en tête avec une pelleteuse des idées qui ne me correspondent pas.

    Tu fais ce que tu veux de ta vie. Mais je ne crois pas utiliser des pelleteuses plus imposantes que certaines ici…
    @ Girli:
    Si vous voulez des témoignages dramatiques sur l’avortement, de personnes qui ont du le subir et qui sont devenues contre, j’en ai à la pelle. Mais comme je l’ai dis plus haut, on m’accuserait de suite de vous culpabiliser.
    @ Madame Jo:
    Votre argument ne tient pas. Il y a toujours eu des crimes, des actes délictueux dans notre société, le fait que beaucoup les pratiquent n’est pas une raison suffisante pour les légaliser. C’est une réalité, et heureusement que ceux-ci demeurent pénalisés. On pourrait citer plein d’exemples.
    @ Serena:
    Je ne dis pas qu’il faille faire adopter l’enfant, je dis que cela pourrait être une piste à explorer par l’état pour offrir d’autres solutions aux femmes plutôt que de ne laisser aucun choix ou presque.

    L’abandon est un acte bien plus inhumain que l’avortement.

    Ben non, parce que dans le second cas,l’embryon finit dans l’incinérateur. Désolé d’être violent, mais il faudrait arrêter de se voiler la face.

    Le droit à la vie, certes. Réfléchir avant, je suis la première à le clamer. Le problème c’est que les militants comme lui sont également contre la….contraception.

    C’est bien, mais tu ne me lis pas. Tu sais, ça peut être utile parfois. Pour avoir des propos pertinents et percutants. J’ai mis plus haut que je n’étais pas opposé à la contraception dans notre société. Je t’assure, lire ce que dit son adversaire, c’est utile… :-)
    @ Pensée de ronde:

    Si j’avais su que ce post permettrait à des pro-life de faire leur autopromo j’aurais je crois renoncé à écrire ce billet. J’espère juste que l’équipe de modération supprimera rapidement le lien vers ces espèces de malades intégristes.
    Je parodie à peine ta position: “J’aime le débat, mais surtout, sans adversaires, et surtout sans que les opposants puissent venir exprimer leur point de vue”.
    Quant aux malades d’intégristes, je les cherche encore. L’alliance pour les droits de la vie ne sont pas des intégristes, ce sont des gens pro-vie aconfessionnels. Et je ne vois pas pourquoi il faudrait me censurer. Non l’intégrisme, en ce moment, je le vois ailleurs, dans ceux justement, qui réclament la censure pour imposer leur point de vue.
    @ Serena:
    Vous avez le droit de vous énerver contre les religions. Mais il serait injuste de parler des religions sans évoquer les dégâts que l’on peut imputer à l’athéisme, à savoir, ces deux superbes machines à tuer qu’ont été le nazisme et le communisme, deux idéologies athées par excellence.
    @ Miss Lili:
    Je ne veux obliger personne à élever un enfant, je dis juste que les femmes pourraient aussi penser à l’être humain qu’elles abritent, et sur lequel elles n’ont pas droit de vie ou de mort. Mais sinon, effectivement, pour le reste de ta vie, tu peux faire ce que tu veux, je m’en fous.

    Et c’est misogyne de proclamer que certaines femmes prennent l’avortement comme moyen de contraception.

    Où ai-je dit une telle chose ? J’ai dit qu’il y avait des femmes qui revendiquaient l’avortement de confort. En outre, selon ta définition, je connais alors beaucoup de femmes misogynes. Faudrait arrêter de croire que vous représentez TOUTES les femmes. Il y en a beaucoup qui ne partagent pas votre point de vue.

    uste une dernière : je me souviens d’un type dont la copine était enceinte et qui a fait un drame lorsqu’elle s’est fait avorter. Hors, le type en question était totalement incapable d’être père et n’avait pas la moindre idée de ce que ça impliquait.

    Perso, je le prendrais extrêmement mal également. Et qu’est ce qui te fais croire qu’il était incapable d’être père ? Quand on se découvre père, on se découvre aussi de nouvelles responsabilités, et un nouveau comportement.

    Tout vaut mieux que la mort ? je n’en suis pas sure.

    Oui, clairement, ça s’appelle l’instinct de survie, et c’est généralement bien ancré chez tous les êtres vivants.
    Quant au pathos, je peux en faire des tonnes, vous n’en aurez rien à cirer. Je reconnais qu’un avortement est de toute façon difficile, mais est-ce une excuse ?
    @ anne H
    Vous croyez vraiment que je me trompe d’auditoire ? Je ne vais pas précher à des convaincus, bien au contraire. Je suis là pour montrer que tout le monde n’est pas d’accord avec vous. Et que si il y a des femmes qui se posent des questions, elles peuvent trouver d’autres soutiens que le planning familial.

  • Polydamas> maintenant que c’est fait, ca y est? Tu veux dire, tu es juste venu nous dire qu’on pouvait ne pas avorter? Non parce que ça, on le savait déjà hein. Je pense pas qu’une seule femme ici n’a pas essayé d’envisager une autre solution. Mais bon, allez, tu avais envie de le dire, c’est fait. Autre chose, ou on a fini?

  • Et en plus, il nous prend pour des connes…

  • Je tiens à signaler à girlizounette que son texte a été repris sur le blog de Polydamas. Si tu as donné ton accord, très bien, dans le cas contraire, je t’invite à aller lire.

  • Avatar de N.C
    N.C

    @Polydents
    STOOPPPPPPPP!!!
    T’as pas honte ? Dis moi tu veux qu’on parle du comportement de l’Eglise et du pape de l’époque, on ne peut plus complaisants avec le troisième reich?
    Je te le dis d’emblée, je suis catholique, ma fille va au cathéchisme, je suis vaguement praticante. Ca n’empeche pas de constater que l’Eglise raconte parfois des conneries plus grosses qu’elle! Alors elle est actuellement contre l’avortement mais si tu vas par là, le Pape a aboli recemment une petite horreur qui s’appellait les limbes ( à savoir les nouveaux nés non baptisés qui avaient le mauvais gout de crever, etaient condamnés à un enfer special..sympa, non?)
    Bref , je suis convaincue que Dieu ne condamne pas. Il te laisse le libre arbitre. Et si tes choix de bien etre personnel passe par un avortement , eh bien ça passe par là! ce n’est jamais un choix facile, mais t’es pas une femme, t’auras beau dire ce que tu veux TU SAIS PAS CE QUE C’EST UN AVORTEMENT!
    arrete ta propagande, ce sont des gens ds ton genre qui sont une honte pour le catholicisme!
    Rentre chez toi

  • Serena,
    Je me suis à chaque grossesse sentie tout de suite mère…et à part les 2 premiers mois de fatigue et de nausées, ça n’a été que du bonheur…mais chaque femme vit tout cela si differement. Je n’aurais pas dû en faire une généralité.

    Pour la religion, marre en effet qu’on nous dise où et comment marcher… je suis plus à l’aise avec le Judaïsme qui laisse queqlues portes de sorties question contraception et avortement (avortement autorisé si la santé de la mère est en jeu alors que l’avortement est totalement interdit chez les catholiques) …

    Et puis, la 1ere des caracteritiques du Judaïsme c’est sans doute “le libre arbitre” mais c’est un autre débat…

  • Le débat a été super intéressant.
    une fois de plus Ladies Room est un lieu ou l’on s’exprime librement.
    il est maintenant temps de clore le débat et nous avons décidé de de fermer les commentaires de cet article.
    Nous allons mettre à jour la Une avec plein de nouveaux sujets à commenter. Bonne journée à toutes