Coeur

J’essaie de l’oublier : test N°3.

Previously dans « J’essaie de l’oublier » : je larguais un mec juste parfait parce que je n’arrivais pas à oublier M mon beau danseur, ceci dans un souci d’honnêteté.

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Texto de M : « Je t’envoie un bisou de la plage… Ces moments, c’est avec toi que j’avais imaginé les passer… » Heuuuu le test N°3 paraît être une montagne insurmontable, comment faire ?

Option N°1 : me saouler et tomber dans un coma profond, là j’ose espérer que j’aurai autre chose à penser qu’à lui.

Option N°2 : trouver un dealer, prendre un tas de drogues très nocives et perdre le neurone de l’affect.

Option N°3 : trouver très vite un amant qui se voudrait être le meilleur plan cul de tout Paris.

Option N°4 : répondre…

Texto : « Mais putain sors de ma tête, sors de mon téléphone, laisse-moi t’oublier !!! »

C’était bien non ? En tous cas ça me paraissait bien sur le moment. Bon ok c’était foireux, je lui ai donné le bâton pour me battre…

Texto de M : « Je voudrais prendre un verre avec toi. »

Pourtant il me semble avoir écrit un article qui parlait de ne jamais retourner avec son ex !! Plus facile à dire qu’à faire… Quelques jours plus tard, nous étions donc attablés autour d’un verre de Chardonnay sur une terrasse à Bastille. En deux mois, rien n’avait changé : ni l’attirance physique et surtout pas les sentiments, mon cœur battait la chamade…

Il était plein de bonnes résolutions, prêt à changer, il avait pris conscience de ses erreurs, il m’aimait, je lui manquais et il était prêt à tout pour me garder cette fois. Nous étions repartis pour un nouveau round, entre relations sexuelles passionnées, câlins sous la couette, sorties diverses et variées et grandes discussions sur notre avenir. Deux mois étaient vite passés…

Je sentais pourtant en moi ce petit truc qui me disait « Méfie-toi le mur n’est pas loin ! Les mauvaises habitudes ont la vie dure », je ne croyais pas si bien penser. Il aura su retenir ses angoisses durant 60 jours, mais guère plus. C’était à nouveau reparti pour les accusations en tous genres, l’analyse de mon mur Facebook, de mes posts et des commentaires de mes amis, le désir de m’avoir pour lui et uniquement pour lui, son besoin démentiel d’affection, son manque de confiance en lui, en moi.

Je sentais le vase se remplir goutte à goutte, je restais donc dans l’attente de le sentir déborder, de ne plus pouvoir gérer, de ne plus pouvoir l’aimer, je me demandais même si je l’avais suffisamment bien aimé pour qu’il reste toujours dans cette crainte, cette angoisse de la trahison.

« Aimer, c’est réussir à donner à l’autre confiance en lui » Martin Gray.

Ces derniers temps ma vie avait changé, j’avais quitté mon taff, repris les études et en parallèle je validais même une VAE ; j’étais occupée, très occupée à changer ma vie. Mais comment changer radicalement de vie, si je restais attachée à lui ? Lui qui ne m’emmènerai jamais nulle part… Je lui accordais donc de moins en moins de temps, prétextant une surcharge de travail, un besoin d’investissement.

J’avais pris conscience que l’amour ne devait pas ressembler à ça, mais n’avais aucune idée de comment sortir de cette relation toxique. Un matin je suis allée prendre ma douche en laissant mon téléphone sur la table de nuit. En sortant je l’ai trouvé dans la cuisine le regard dans le vague. Il avait fouillé mon portable, Ô acte d’intrusion ultime ! Il n’y avait rien trouvé de transcendant, quelques textos d’un ami homme, pas de quoi s’enflammer non plus, mais là dans son regard et dans ses mots, j’ai compris que ce n’était pas la première fois.

« La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal » Confucius.

J’ai enfin réalisé qu’il n’y avait rien que je puisse faire pour le rassurer, ni le rendre heureux et confiant dans notre relation, car je ne m’y étais jamais vraiment investie. Parce que j’avais toujours eu conscience que cette attirance n’était qu’une sorte d’alchimie affective, sexuelle mais en aucun cas de l’amour, sans pour autant vouloir jamais me l’avouer.

« Plus une passion est aveugle, plus elle est tenace » Victor Hugo.

J’ai mis un terme à cette passion, sans regrets ni remords, avec beaucoup de clairvoyance. J’ai repris le cours de ma vie, mon libre arbitre, ça aura été un vrai chemin de croix, mais c’est dans ce genre d’expérience que la vie nous fait grandir. C’est dans l’échec que l’on se construit.

Test N°3 pour l’oublier : j’ai réussi.

(cc) Bart Maguire

2 Responses to “J’essaie de l’oublier : test N°3.”

  • Leonore

    Ouf !
    Encore secouée par les ondes de choc laissées par un dej avec mon ex il y a 2 jours (3 heures de dej, 6 jours de tourmente émotionnelle entre l’avant et l’après, cherchez l’erreur…), j’ai lu fébrilement ton feuilleton.
    Qui finit bien ! Thanks God…

    Merci pour ce Test N°3 qui me rappelle ce que je sais déja : Non, n’y retourne pas, Oui tu l’oublieras.

    J’essaie de l’oublier, Test n°1 : work in progress…

    Merci Calliope

  • Un moment que je n’étais pas venue….merci leonore ….and good luck with that…

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