Histoires

J’étais le vent et toi le néant.

Pourquoi vouloir allier le vent à la douceur ?

Le vent nous portera

La douceur, cette sensation si pure et si fine, qui se cache souvent derrière des choses qu’on regarde peu. Des choses que nous ne ressentons qu’après un laps de temps, un temps plus court que la vie, plus fou que la mort, plus absent que le silence, mais ce fut un temps qu’on ne peut détruire.

Le vent passe, touche, il est là, ne part jamais, il est là. Il est changeant comme les couleurs, doux comme la pluie, insouciant du chemin qu’il devrait fréquenter, ou de la vitesse avec laquelle il court et te surprend tout le temps. Il saute les rivières, boit de leurs eaux, souffle, fait tomber les feuilles et les arbres. Parfois, mais pas souvent, il est maladroit.

Le vent est doux tu sais, il peut devenir rude et inexpressif, juste pour guetter ton regard qui se pose des questions ou non. Le vent oublie et revient vers toi, te caresse le visage et puis s’en va, juste par amour ? Je l’ignore. La liberté de son chant, un chant infini et éternellement harmonieux qui brise les carcasses de l’habitude par instinct et enfantillage.

Tu détestais le vent, tu le trouvais léger et instable, battant, reculant, savourant, ignorant tout de son entourage et faisant tourner en rond les mots et les sentiments. Juste par simple désir et par peur de la confrontation, la confrontation de l’hiver.

Le souffle se coupe, tout s’arrête. Le printemps annonce son arrivée, une ère nouvelle. J’étais le vent et toi le néant.

(cc) Raul Lieberwirth

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