Humeurs

Se considérer, c’est exister !

Se considérer, selon moi, c’est la clé. La clé pour enfin se pardonner et pouvoir avancer avec plus de liberté. Si on se considère, cela revient à dire que l’on s’accorde de l’importance et le droit d’exister pour ce que l’on est.

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Le regard que nous porterons sur nous-mêmes sera d’autant plus important et plus significatif que celui de l’extérieur, celui que nous avons toujours trop valorisé et accordé simplement pour exister. Ce regard extérieur peut devenir un poison qui nous dévitalisera au fil des jours, car avec le manque de confiance en nous, il deviendra un point d’ancrage, un aspect primordial, voire même, pour certain, un aspect vital de notre condition.

On s’autorise dans notre société actuelle, ou parfois on s’oblige, à exister dans le contact de l’autre. Cette idée ne me dérange pas, loin de là, car c’est en découvrant l’autre que l’on apprend aussi à se connaître, on grandit grâce au contact des autres. Cependant, je pense que si ce contact devient la seule et unique force pour grandir, cela peut être dangereux pour nous car cela peut créer une sorte d’enfermement, un bridage pour notre évolution.

En d’autres mots, je pense qu’il y a danger si l’inexistence, la dévalorisation et le manque de confiance en soi se développent en nous à cause de l’absence de l’autre. N’ayons pas peur de nous regarder devant une glace, n’ayons pas peur de croiser Madame Solitude, n’ayons pas peur de nous remettre en question et d’écouter notre cœur car, à ne pas le faire aussi souvent que nécessaire, nous risquons de nous perdre dans les autres.

On finira par se transformer en véritable vampires suceurs de sang, on en demandera toujours plus et on arrivera à se réaliser que si le monde nous idolâtre et valide notre comportement. Dans ce processus, on ne cessera de nourrir la comparaison avec son voisin et, au final, on ne réussira qu’à se couper de nous-mêmes et on deviendra des êtres vides, égoïstes, tristes, aigris et assoiffés. On cherchera à se remplir, à combler le vide en nous avec des relations toxiques, des actions superflues, des discours sans vie, des regards inhabités, des corps aux mouvements nets sans défauts comme calculés et maîtrisés.

Pour aller plus loin, on deviendra des zombies avançant têtes baissées, bras sur les côtés, abrutis avec plus aucune différenciation entre les uns et les autres, on se ressemblera, il y aura une conformité aiguë des personnes et des comportements attendus. A chaque situation, une émotion conforme, un discours adapté, un regard approprié, un mouvement du corps attribué, tout deviendra convenable, domestiqué, dressé, spolié.

Mais pour court-circuiter cette voie, nous devons nourrir la différence. Celle qui est nécessaire pour l’élévation de l’espèce humaine, celle qui renforce l’authenticité des relations, celle qui permet l’imperfection, celle qui admet l’erreur, celle qui autorise et légitime, celle qui s’adresse à toutes et à tous, celle qui nourrit et qui transforme la peur en vie.

Pour se détacher de cette uniformité devenue malsaine, et pour nourrir et laisser s’exprimer cette différence qui existe en nous depuis la nuit des temps, il faut croire en cette idée, accepter cette idée que nous sommes tous, et j’insiste, sur le mot « tous », des êtres Uniques, des êtres fluctuants, des êtres de cœur et non de tête… En intégrant cette idée, on renforce en nous la considération de soi trop longtemps mise de côté, et on anéantit cet ego parfois démesuré.

Pour apprendre à se considérer, il y aura donc un sacré processus à mettre en place qui demandera une certaine rigueur dans l’action et dans le temps, mais aussi une grande force intérieure pour s’affronter et se transformer. La rigueur dans la répétition de la tâche, en étant assidu et régulier dans le travail de rétrospection, en acceptant l’aide extérieure si cela est nécessaire, en n’ayant pas peur de ses failles et en étant stricte dans l’action. C’est à dire, en ne se faisant plus influencer par les vampires encore restés dans l’ancien schéma, qui est d’avancer tête baissée sans faire sa propre connaissance, et bien on gagnera en estime de soi.

La rigueur dans l’authenticité de soi, en s’obligeant à parler pour de vrai, en vivant pleinement ses ressentis sans les brimer et en y mettant tout son cœur, et bien on gagnera aussi en estime de soi. Ensuite de la force, celle qui est indispensable dans l’affrontement de soi car, évidement, il ne sera pas facile de se regarder en face et, surtout, de le faire sans jugement. Aussi, il faudra apprendre à ne pas se juger et à ne pas se dévaloriser. Pour cela, il suffit d’accepter tous ses états et de se détacher de ces derniers.

Acceptons-nous nous tels que nous sommes, et nous pourrons ainsi créer de vraies relations basées sur la différence et la mixité car, si on écoute notre société, on nourrira la conformité et le plus triste ne sera pas le fait que l’on ressemble à son voisin, mais que l’on se persuade que nous sommes heureux ainsi.

Nous devons réapprendre à nous connaître, à cultiver notre parcelle d’authenticité pour, au final, mieux partager avec son voisin, son frère, son enfant, sa mère, son prof, etc… En somme, se considérer permet d’apprendre à vivre et à s’aimer tel que l’on est, alors n’ayons plus peur de nous, et affirmons-nous une bonne fois pour toutes. Réveillons-nous. Vive la liberté d’être et non d’avoir.

(cc) Camdiluv

4 Responses to “Se considérer, c’est exister !”

  • Entièrement d’accord! Le pardon et l’amour de soi est la base de toute évolution, ainsi que de toute ouverture vers les autres. Et puis, étant donné que tout est connecté dans l’univers, se pardonner et s’aimer, c’est pardonner et aimer les autres. La base d’Ho’oponopono ;)

    • Mademoiselle Coeur

      Oui c’est ça…J’ai découvert la méthode Ho’oponoponno l’année dernière et j’ai trouvé cette philosophie vrai… La responsabilité de soi dans la vie, notion très importante…
      J’adhère à cette vison…
      Et puis arrêtons de croire que la supériorité humaine existe…nous sommes tous égaux y compris avec la nature…
      Essayons de nous voir comme une plante ou une fleur ne serait-ce que quelques secondes (n’ayez pas peur je ne suis pas une illuminée!! loin de là!!) et on verra rapidement que nous sommes de passage sur Terre et que les règles imposées par notre société nous conviennent de moins en moins car nous réalisons, je pense, que la vie: se n’est pas avancer tête baissé mais bien au contraire, la vie, c’est avancer le cœur bien ouvert et les pieds bien sur terre..

      Des sourires!!!
      Melle Coeur

      • Je crois qu’on va bien s’entendre :) Ho’oponopono fait partie de ma vie pratiquement au quotidien maintenant et je ne peux qu’en mesurer les bienfaits. J’envisage depuis longtemps d’écrire un article dessus, mais j’hésite. Il y en a tellement partout sur le net… J’attends le déclic.
        Pour tout le reste de ton com, j’adhère à 1000% ;)

        • Quand tu seras prête, lances-toi, je serais contente de te lire…Le ho’oponopono offre une nouvelle perspective de la vie…et c’est clair que le sujet est plus qu’intéressant…Moi, je l’ai découvert par hasard dans une librairie en cherchant un livre sur le bien-être de soi et depuis je le conseille à bon nombre de mes amis….

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