Culture

Blue Jasmine…

Après le pas terrible “Midnight in Paris” et le très mauvais (mon Dieu, je ne pensais pas dire ça un jour d’un film de mon binoclard préféré !) “To Rome with love“, Woody Allen est de retour !

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Woody, tu es pardonné ! Tu es enfin rentré chez toi (bye bye les cartes postales insipides des capitales européennes) et par la même occasion, tu nous offres une splendide comédie cafardeuse et claustrophobe, où le brio narratif se teinte d’amertume désenchantée.

Paumée, perdue, trébuchante d’angoisse dans son tailleur Chanel, son sac Hermès serré contre elle, une allure altière, ses valises Vuitton entassées dans un vieux taxi comme seuls vestiges de ses années fastes, Jasmine, arrivant de New York, débarque dans ce quartier modeste de San Francisco, dans la vie modeste de sa sœur Ginger. Jasmine parle toute seule ou à n’importe qui. Elle a souvent les larmes aux yeux et la sueur au front. Elle a tout le temps envie d’une vodka-Martini et est addict au Xanax. Elle manque d’air et s’applique à inspirer profondément. C’est un personnage pathétique et spectaculaire, risible et bouleversant. Cate Blanchett, trouve ici le rôle de sa vie.

Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

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