Humeurs

Les Petits Frères des Pauvres

Article sélectionné par Kwelet lors de sa semaine de Rédaction en Chef !

« Dans le bonheur d’autrui, je cherche mon bonheur. » (Pierre Corneille)

On ne parle pas du plaisir langoureux d’un câlin, d’un bon bain chaud ou de manger avec délice le dernier carré d’une tablette de chocolat.

4968107419_33ee525694_bOn parle du bonheur, lui, plus exigeant et croit-on, difficile à trouver. Le bonheur au bas de la rue. Le vrai, celui qui donne l’impression de vivre pleinement sa vie, avec une pointe de nostalgie, un grand élan au niveau du cœur, celui du don de soi. Prête à passer le pas ? L’association Les Petits Frères des Pauvres créée en 1946 a été reconnue d’utilité publique en 1987.

14H, je me glisse dans les locaux des Petits Frères, il y a un grand repas animé, j’apprends plus tard qu’il s’agit du repas du vendredi. Je suis accueillie par Sylvie qui, avec chaleur et gentillesse, me présente en détail le but de l’association. Sylvie me rassure : « Dans toutes les demandes de bénévolat, il y a une offre dans le don mais on cherche aussi une certaine réciprocité, c’est normal ».

Les Petits Frères s’adressent aux personnes les plus démunies socialement, souvent de plus de 50 ans, pour un soutien moral, et non de distribution de denrées variées. On peut y faire de l’écoute téléphonique, emmener les personnes à mobilité réduite à des activités, visiter les maisons de retraite… Mais aussi aller au domicile des personnes qui souvent n’ont que ce lien pour ponctuer la semaine.

« Au départ, on pose un diagnostic pour évaluer les besoins de la personne. Cela peut être la personne elle-même, un voisin, un travailleur social, qui alerte l’association » déclare Sylvie, «On choisit comment on souhaite agir avec nous, mais le but est d’amener la personne vers plus d’autonomie, on y va jamais seule, on a un binôme, une équipe, très soudée, pour gérer au mieux les visites ».

Un suivi important, indispensable même, mais aussi des formations gratuites proposées aux Petits Frères. « Après quelques années, un Petit Frère devient un véritable spécialiste de l’écoute » avoue Sylvie. « Il ne s’agit pas d’en demander trop aux gens, chacun sa vie, on demande une heure par semaine, mais les bénévoles peuvent aussi agir de façon ponctuelle ».

Une heure pour être plus heureux ? Il suffit d’un coup de téléphone !

D’autres associations : Bénévole à La Croix Rouge,au Secours Populaire,aux Restos du Coeur

(cc) Bethan Phillips

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