bouquin

Les Hauts de Hurlevent

Grâce à la Bibliothèque du collectionneur, je continue mon exploration des classiques de la littérature anglaise. Après Charlotte, me voici donc aux prises avec sa sœur Emily.

Les Hauts de HurleventJ’avoue avoir eu du mal à entrer dans l’histoire… Il m’a bien fallu arriver au quart du livre pour vraiment m’imprégner. J’étais au tout début un peu perdue, ne comprenant pas forcément où l’auteur voulait en arriver, me mélangeant un peu les pinceaux avec le nom des personnages (je ne sais pas vous mais moi, c’est quelque chose qui m’arrive souvent avec les romans anglophones).

Et puis, au fil des pages, je me suis laissée prendre par cette histoire faite d’amour, de haine, de vengeance, de rancune. Emily Brontë arrive d’une manière magistrale à dépeindre les émotions humaines les plus intenses. Vous avez bien et bel affaire ici à un chef d’œuvre !

“M. Lockwood a envie de s’isoler de la société à laquelle il appartient. C’est pourquoi il vient de louer Thrushcross Grange, une imposante propriété située dans un coin désolé du nord de l’Angleterre. Il compte y passer quelques mois et, afin d’être immédiatement en bons termes avec son propriétaire, un certain M. Heathcliff, il décide d’aller le saluer chez lui, à Hurlevent.

Mais Lockwood ne reçoit pas l’accueil escompté. En fait, il a plutôt l’impression que sa présence dérange les habitants de l’étrange demeure. Pas découragé pour autant, Lockwood décide de rendre une seconde visite à Heathcliff. Malheureusement pour notre brave héros, une tempête de neige l’empêche de quitter Hurlevent où il doit passer une nuit qu’il n’oubliera sans doute jamais…

Lockwood fait un rêve dans lequel un fantôme, celui de la propriétaire de la chambre où on l’a logé, une certaine Catherine Earnshaw tente de pénétrer dans la pièce en brisant la fenêtre. Cette aventure semble bouleverser Heathcliff quand Lockwood la lui relate… De retour dans sa location, Lockwood désire en apprendre plus sur son étrange propriétaire et sur la mystérieuse Catherine.

Et, justement, Ellen Dean, sa gouvernante, connaît tout ce beau monde depuis sa plus tendre enfance, puisqu’elle a été élevée à Hurlevent avec Heathcliff, Catherine et Hindley, le frère de cette dernière. Priée de raconter tout ce qu’elle sait de cette étrange famille, Mrs Dean se lance dans un récit où la passion le dispute au surnaturel. Voici le point de départ.

Heathcliff  fut recueilli par le vieux M. Earnshaw lorsqu’il était encore et ramené à Hurlevent. Il est très mal accueilli par Hindley et ces deux-là se détesteront toute leur vie. En revanche, il s’entend vite très bien avec Catherine qui, à son contact, devient une véritable sauvageonne. Et, alors qu’ils grandissent, cette belle amitié se transforme en passion dévorante…

Ces deux-là se sont aimés très fort, trop fort même et le feu de leur passion mutuelle les a détruits. Il a consumé les forces physiques de Catherine, l’a réduite à l’ombre d’elle-même et a fini par la tuer. Heathcliff, quant à lui, en est devenu fou.

Furieux d’être séparé de Catherine par le mariage de celle-ci avec le jeune Linton, d’abord et par la mort ensuite, Heathcliff donne l’impression d’avoir perdu la tête le soir même du décès de Catherine. S’il a survécu physiquement à sa bien-aimée, il est néanmoins mort en même temps qu’elle et le monde des vivants l’importe peu…”

J’arrête là, ne voulant pas vous gâcher le plaisir de découvrir ce roman absolument fabuleux.

Depuis son arrivée chez les Earnshaw, qui l’ont adopté. Heathcliff, enfant abandonné, semble attirer le malheur sur la maisonnée. Hindley. l’aîné. l’a pris spontanément en grippe. Et tandis que l’orphelin s’est épris de sa soeur Catherine, celle-ci décide de quitter les Hauts de Hurlevent pour se marier, dans l’espoir qu’elle pourra soustraire le malheureux aux colères de son frère aîné… Au comble du tourment. Heathcliff s’enfuit. Mais il reviendra accomplir sa vengeance et détruire ceux qui l’ont fait souffrir…

Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë – Ed. La Bibliothèque du collectionneur – 9,95 euros.
Prochaine lecture :
Les Entretiens de Confucius.

One Response to “Les Hauts de Hurlevent”

  • C’est drôle ça… Pas plus tard que la semaine dernière, j’évoquais ce bouquin dans une conversation et avouais que sa couverture m’attirait beaucoup (l’adéquation de la nature et de l’atmosphère fantomatique… c’était à peu près sûr !) et mon interlocuteur m’a alors répondu ” Never judge a book by its cover “. Il a clairement raison. Ca m’a encore plus donné envie de le lire ! Un signe de plus avec cet article. Merci Johanna !

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