Histoires

Je wanderluste.

NDLR : Jennifer Watson, notre chef de rubrique mode/lifestyle, s’est rendue au Wanderlust sur les conseils de la rédaction de Ladies Room. Elle nous en parle dans ses colonnes !

Je wanderluste, tu wanderlustes, il wanderluste… Tout l’été, on a tous entendu parler de ce fameux Wanderlust. Il y a ceux qui ont eu « la chance » de le tester, d’autres qui l’ont apprécié, d’autres beaucoup moins et ceux qui voudraient le découvrir.

Je wanderluste.Je ne parle évidemment pas d’un jeune éphèbe, mais de ce nouveau lieu à la mode qui surplombe la Seine, côté Rive Gauche et qui fait justement partie de la Cité de la Mode et du Design, cet espèce de truc vert, symbole de la lenteur parisienne (l’ouverture a quand même pris pas moins de 4 ans… je dis ça, je dis rien).

Évidemment, je n’ai donc pas raté l’occasion d’essayer ce nouveau lieu, repaire de branchés et autres modeux en tout genre. (Non, non, je ne dirai pas hipster, car le « vrai » hipster préfèrera des lieux beaucoup moins à la mode, CQFD).

Revenant des United States of America, je partais pleine d’entrain à l’idée de découvrir un lieu gratuit qui nous proposait ENFIN de l’espace à Paris et en hauteur en plus, histoire de nous rappeler ces rooftops qu’on aime tant… eh bien, j’ai vite déchanté.

Qui aime faire la queue pour aller en soirée, quand ce n’est pas pour rentrer dans une boîte ? Qui aime avoir un petit suspens digne d’un film d’Hitchcock par peur de se faire recaler à l’entrée ? Qui aime se faire reluquer de la tête aux pieds par des modeux faussement bien habillés, qui ont mis deux heures à se préparer par peur de ne pas rentrer dans le moule ? Qui aime être serré dans un espace qui est censé faire 100 fois la taille d’un troquet de quartier ? Qui aime se coltiner une queue interminable pour choper une bouteille de rosé à 28 euros ? Pas moi, et certainement pas vous.

En gros, le Wanderlust partait d’un principe génial : s’éclater dans un espace de 2000 mètres carrés, avec une vue imprenable sur Paris et des events à tomber par terre (il suffit de regarder la prog), mais malheureusement, il a été victime de son succès et s’est transformé en lieu chiant, bondé, surpeuplé de « wannabee something » en quête de paraître social.

Car oui, c’est quand même hyper cool de se dire qu’on a pu rentrer dans le cercle (pas si fermé) de la famille Wanderlust et avoir eu la chance d’être sous la bonne augure d’un physio qui s’amuse à décider du bon sort de Parisiens impatients. Au pire des cas, il y a l’autre côté de la Seine qui sera ravi de recueillir les maintenant fameux « recalés du Wanderlust ».

Donc oui, tout ça est bien cool, mais ce n’est pas tout. Rappelons-nous qu’une bonne soirée ne tient qu’à deux choses : de la bonne musique et des gens cools, rajoutons ensuite l’ivresse et autres substances illicites selon les désirs de chacun et c’est parti !

S’il y a bien une chose qu’il manque à Paris et c’est bien dommage, c’est parfois la spontanéité des lieux de fête. A force de copier nos voisins européens et américains qui sont largement en avance, on en perd le principal : cette âme parisienne que justement ces mêmes voisins nous envient tant.

La solution ? La banlieue et ses nouveaux lieux alternatifs qui regroupent toutes les formes de fêtes possibles. En attendant, cheers.

5 Responses to “Je wanderluste.”

  • Pas mieux !
    (Commentaire utile s’il en est…)

  • Article intéressant.
    Je ne partage pas en revanche le même enthousiasme au sujet des nuits nords américaines.
    Pour avoir fait plusieurs clubs sur la côte Est, Ouest et nord, je garantis qu’ils ferment les boites de nuit à deux heures du matin!
    Je n’ai jamais trouvé un seul endroit outre Manche ouvert jusqu’à 6h00 comme ici.
    Chaque fois que je reviens à Paris, je suis très contente de retrouver les bonnes soirées ici et là.
    Pour moi l’Europe est largement en avance sur les US & Canada qui sont très en retard avec leurs manies de fermer les bars & clubs à 2h00.

  • Je suis assez d’accord avec toi, c’est vrai que la plupart des bars aux US ferment à 2h, en boîte c’est un peu plus tard selon l’évènement.
    A NY par exemple, il faut privilégier les soirées un peu moins standards qui sont entre la soirée en appart et la boîte de nuit pour espérer prolonger la party au delà de 2h.
    Après, je parlais plus en terme de “type” de soirée et de superficie aussi, à Paris, les lieux avec un réel espace se comptent sur les doigts de la main..
    Mais en effet, l’Europe est en avance sur beaucoup de points, festivement parlant du moins, je pense juste qu’il faudrait qu’on trouve “notre” truc à Paris et ne pas faire de copié/collé.

  • Jennifer, bravo ! On vient de parler de ton article sur Faubourg Simone :D

  • Je comprends Jennifer.
    La logistique des vestiaires aussi est à revoir totalement. (Je ne parle pas du Wanderlust que je n’ai pas encore visité).
    Pour les queues, je me demande si ce dernier bat le Rosa Bonheur ;)

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