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Le robot journaliste : Quand l’évolution technologique dépasse l’entendement

Forbes, magazine économique américain quasi centenaire, est au devant de la scène. Ce média connu pour son classement des plus grandes fortunes mondiales a fait entrer un robot dans sa rédaction Web. Cette évolution technologique ne constitue pas uniquement un support mais représente un membre à part entière de cette équipe. Ce changement correspond à une révolution mais pose des questions éthiques. Outre l’aide apportée pour la recherche et le tri des faits d’actualité, il effectue un vrai travail journalistique. Il analyse, recoupe, étudie l’information finement sans émettre aucun point de vue. Il choisit, le contenu d’un article et le rédige sans soutien humain. Plusieurs algorithmes permettent ces prouesses techniques.

Le robot journaliste : Quand l’évolution technologique dépasse l’entendementCette nouveauté peut faire frémir. Elle remet en question l’humanité des journalistes. Même si la fiabilité de ces professionnels est parfois contestée, elle montre à quel point la perfection paraît difficile à atteindre.  L’humain reste au cœur des conflits qui déchirent le monde. Dans ce cas le robot ne pourrait pas le remplacer mais seulement le suppléer.

Le robot – journaliste : défi professionnel et technique

À chaque innovation technique, les journalistes sont mis sur la sellette. Ils doivent s’adapter au changement pour ne pas être dépassés. L’apparition d’internet et des nouvelles technologies (smartphones, tablettes numériques) ont changé la donne. Aujourd’hui plus qu’hier, le temps est vécu comme une dictature.

La rapidité défie toutes les lois de l’actualité. Chargés de la collecter, ils sont aussi soumis au dicktat du scoop. Qui aura la primeur d’interviewer le nouveau Président de la République ou le premier ministre fraîchement élu (exemples pris totalement au hasard évidemment) ? Dans cette course effrénée dopée par le buzz médiatique, leur professionnalisme est parfois écorné. Certains communiqués publiés sont démentis et corrigés quand d’autres sont tout simplement éludés ou occultés. Il faut toujours faire un choix.

Pourquoi s’intéresser à tel fait ou à tel autre ? Leur hiérarchie laisse parfois apparaître un point de vue. Celle-ci focalise aussi l’attention du lecteur, de l’auditeur, du téléspectateur ou de l’internaute.  Elle contribue à la marchandisation de l’information.

Les robots- journalistes sans avis ni point de vue

On reproche aussi à ces professionnels des médias d’être partiaux ou partisans et de ne pas toujours utiliser leurs esprits critiques à bon escient. Ces failles prouvent leur humanité. La perfection et l’infaillibilité n’existent pas. Pourtant l’intrusion d’un robot cherche à transformer cette réalité. Le calcul de leurs algorithmes apporte une certaine justesse et acuité au traitement de ces dépêches. Ils écrivent sans émettre d’avis. On y verrait presque que du feu. Sans le savoir nous ne pourrions pas  deviner qu’un article est rédigé par un robot journaliste. Il maîtrise avec professionnalisme les codes de l’écriture journalistique. Il traite aussi avec intelligence toutes les données pour toujours être le plus précis possible dans l’analyse qu’il apporte aux faits.

Son utilité est reconnue dans le «data journalism». Il étudie avec précision les chiffres. Cette application est reconnue au niveau du journalisme économique. Grâce à ce détachement apparent, il fait preuve de neutralité. Elle est dû au fait qu’un robot ne s’exprime pas et ne revendique aucun avis. Bien que les robots semblent s’humaniser, leurs réactions  demeurent automatiques. Ils ne ressentiront jamais totalement les affects humains.

Les robots journalistes : une fausse bonne idée

Si leur présence dans une rédaction s’explique, leur présence sur le terrain reste toutefois problématique. Leur autonomie est limitée par des batteries. Ils doivent être rechargés et ne peuvent pas forcément être opérationnels à 100%. Ils ont besoin d’une assistance technique. Ils n’ont pas la possibilité de se déplacer seuls.

Leur capacité d’écriture est connue mais ils n’ont pas encore de compétences en prises d’images ou prises de sons. Dans ces tâches-là, ils ne seraient que des assistants et ne peuvent pas remplacer un journaliste. L’avantage des machines est qu’elles se soumettent à la volonté de l’homme. Elles ne se plaignent pas. Elle ne fait pas grève. Elles ne réclament pas d’augmentation de salaire et ne s’oppose pas à des décisions prises par la hiérarchie. Cette réalité s’avère alléchante pour des médias sclérosés par la crise économique et la réduction des coûts. Dans ce cas le robot représente une bonne solution. Ce choix  ne doit néanmoins rester qu’une option et ne doit pas se généraliser.

La réalité est vécue par les hommes. Elle doit continuer à être mises en mots, en images et en son par les journalistes.
Sources : http://www.guardian.co.uk/media/2012/may/13/robot-journalist-apocalypse-news-industry

http://www.atlantico.fr/pepites/robots-journalistes-twitter-journalisme-medias-359401.html

(cc) Ð…olo

4 Responses to “Le robot journaliste : Quand l’évolution technologique dépasse l’entendement”

  • je sens que çà vas en faire chanter plus d’un ^^ merci pour ton article, But R U a robot ?

  • i’m just me. Et puis j’espère qu’on en viendra pas là. J’ai aps tellement envie de me voir en robot

  • Mais n’empêche on peut trouver un léger côté “robotique” à ton article, dans le sens où il ressemble à un commentaire composé… non?? Maintenant, c’était intéressant à lire, je n’étais même pas au courant que ça existait! Et je trouve que ça craint vraiment! Contrairement à toi, je ne trouve pas qu’il en faille, même seulement quelques-uns! Car c’est la porte ouverte à toutes les dérives vers encore plus d’inhumanité… mais quand est-ce que ça s’arrête!!! Déjà, dans les boulangeries (je sais, c’est beaucoup plus terre-à-terre), on tend à remplacer les caissier(e)s pas des appareils à billets qui rendent la monnaie… mais au-secours, quoi!! On a besoin d’échanger, d’interagir… Je suis pour instaurer un maximum de subjectivité dans la vie de tous les jours!

  • Non ce n’est pas un commentaire composé quand même, enfin!

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