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Où il est question de mythologie et d’un télécrochet

Je sais que nombre d’entre vous voient en moi un être légendaire, une sorte de personnage hybride, moitié mère héroïque, moitié femme fantastique (non, pas la peine de le nier, je le sais, j’ai dit !) et Dieu sait que je ne peux pas vous en blâmer (bien que vous soyez encore largement en-dessous de la réalité, ce dont mon extrême modestie m’interdit de parler).

Où il est question de mythologie et d’un télécrochetPourtant, aujourd’hui, j’ai décidé d’égratigner ma mythique personne. Eh oui ! Moi aussi, j’ai des… des… comment vous appelez ça ? Non, pas des défauts, soyons un peu réalistes tout de même ! Des travers, voilà, c’est ça.

Je peux d’ores et déjà sentir la déception, que dis-je ?, le désespoir qui vous envahit, mais c’est la stricte vérité et il va falloir vivre avec (reposez donc ce briquet et ce jerrican d’essence !).

1er coup de griffe à ma majestueuse image : j’ai regardé « The Voice »…

Le piédestal s’effondre, la baudruche se dégonfle, le cochon sort du maïs (ça ne veut rien dire, je sais, c’est l’émotion…). Oui, je l’assume : j’étais à la maison un samedi soir. J’ai allumé la télévision. Je n’ai pas fait défiler les chaînes jusqu’à Arte ou Planète. J’ai directement appuyé sur la touche 1 de la télécommande.

Bref, j’ai regardé TF1 un samedi soir à la maison.

2°coup d’estoc à ma divine effigie : j’ai regardé « The Voice » tous les samedis soirs…

Implique d’élever le comportement déraisonnable ci-dessus développé à la puissance 12.

3°coup de poignard à mon auguste portrait : j’ai aimé regarder « The Voice »…

Malgré l’agaçant Nikos et l’inutile Virginie, je me suis prise au jeu, attachée aux candidats, j’ai versé ma petite larme lorsque Louis Delort a chanté Unchained Melody, j’ai eu « les poils » (oui car j’ai aussi adopté le langage musicalement branché de l’émission) quand Al.hy a repris Wuthering Heights, j’ai tweeté des banalités dignes d’une pintade de seize ans – « Ouais, Jhony Maalouf, c’est trop magnifique à chaque fois qu’il chante » – en réponse à celles de David Hallyday qui n’a, visiblement, rien de mieux à foutre le samedi soir, lui non plus. Je suis allée jusqu’à apprécier les coachs, finissant même par trouver supportable la présence de Florent Pagny…

C’est grave docteur?

4° coup d’épée à ma vénérable représentation : Ça va me manquer de ne plus regarder « The Voice » le samedi soir…

Et maintenant, que vais-je faire ? Que seront mes weekends sans les larmoiements de Jenifer et les blagounettes de Louis Bertignac ? Car, voilààà, c’est fini (notez que, après une longue et intense réflexion, j’ai trouvé qu’il serait original de conclure un article sur un télécrochet par des titres de chansons…).

Ce 12 mai a eu lieu la finale. Les deux grands favoris, qui étaient également les miens vocalement parlant, ont été éliminés. Pourtant, j’ai sauté de joie à l’annonce du gagnant.

Stephan Rizon a-t-il la plus belle voix ? Non. Les interprétations les plus émouvantes ? Point du tout. Lui, il bénéficie d’un atout bien plus important à mes yeux : il vient d’un trou paumé du Lot-et-Garonne. Tout comme moi.

Voilà qui porte le coup de grâce à mon hara-kiri médiatique : Je suis une paysanne. Et chauvine, par-dessus le marché !

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