My Space

Les « Lego friends » : vous avez dit girly ?

Le 11 janvier 2012,  les « lego friends » envahiront les magasins de jouets français. Ils ont déjà inondé le marché anglais et américain. Cette nouvelle gamme serait plus girly d’après les concepteurs.

Des personnages féminins stéréotypés

  • Mia adore les animaux

  • Emma est esthéticienne

  • Andrea est une pop star

  • Stéphanie est très sociale et aime organiser des fêtes

  • Olivia est scientifique (miracle).

Les « Lego friends » : vous avez dit girly ?C’est bien connu toutes les petites filles aiment les animaux. Ainsi, un jour ou l’autre, elles souhaitent devenir vétérinaire. Mais tout le monde peut aimer les animaux.

Les femmes prennent soin de leur apparence. Certaines sont passionnées par la mode. D’autres aiment simplement bien s’habiller pour se faire plaisir sans complexe.  Affirmer sa féminité c’est exister. Elle cultive aussi leur intelligence. Les hommes s’intéressent aussi à la mode. Pour autant ils ne sont pas forcément efféminés. Chacun peut se faire plaisir sans jamais prendre la place de l’autre.

Toutes les filles ne rêvent pas forcément de devenir une pop star. Les vedettes fascinent. Mais les petits garçons s’imaginent aussi en haut de l’affiche. Si la célébrité est synonyme de richesse, elle symbolise parfois l’oisiveté ou la superficialité. A en voir les télé-crochets autant de jeunes hommes que de jeunes femmes recherchent leur quart d’heure de gloire.

http://www.youtube.com/watch?v=a7T5Jn2KI4w&feature=player_embedded

Une femme scientifique. Ce n’est pas un miracle c’est possible. Olivia reste le seule personnage de cette gamme de jeu non stéréotypé. Les Légo Friends renforcent les clichés et les stéréotypes sexuels.

Un marketing simpliste

Le conservatisme de cette campagne publicitaire laisse perplexe. Cette catégorisation sexuelle énerverait plus d’une féministe. Pour vendre, rien de mieux que d’utiliser des stéréotypes sexuels. Inconsciemment, les parents contribuent à cette sexualisation des jouets. On offre plus volontiers des Barbies à des petites filles que des voitures. Inversement, les petits garçons reçoivent plutôt des circuits, des jeux vidéo et des  figurines (super-héros, soldats, X Men….).  Si l’égalité entre les sexes gagne du terrain, de nombreux progrès restent à faire.

Un univers faussement girly
Être une vraie fille c’est porter des couleurs pastels, du rose et décorer son intérieur dans les mêmes tons. Il se composerait de formes rondes. Jusqu’aux moindres détails ces pièces de jeux sont construites sur des stéréotypes.

Elodie Servent, l’une des rédactrices du rapport Terra Nova s’insurge à propos de cette nouvelle gamme de jouet : « Le clan des Legoni adopte les codes masculins et se transforme en “women in black.”. Les Lego Friends contribuent à renforcer les clichés. Seule leur apparence est girly.”

Une autre rapporteure Dalibor Frioux, professeur de Sociologie à Nanterre est révoltée. Elle crie même à la manipulation : « C’est la stratégie du ventriloque : la marque fait parler ses consommatrices avec un discours pseudo-spontané, mais surtout, avec un discours essentialiste. Comme si une petite fille de 6 ans pouvait prétendre savoir ce qu’est l’essence féminine, ce qu’est être “une fille, une vraie”. »

Ainsi ces jouets n’ont rien de girly. Mais l’argument de vente fonctionne. Lego cherche seulement à conquérir de nouveaux marchés.

Manipulées, nous pouvons l’être tous les jours. Nous pouvons aussi agir pour ne  pas reproduire les stéréotypes sociaux. C’est ainsi que les mentalités évolueront. Être une vraie fille c’est faire preuve de caractère et assumer sa féminité. Être en accord avec soi-même pour bien vivre avec les autres.  

 

17 Responses to “Les « Lego friends » : vous avez dit girly ?”

  • Tu sais, on achète aux enfants les cadeaux qu’ils nous demandent. Et leurs goûts s’affirment très vite, même tout petits. Offre un GI Joe ou une voiture à ma nièce de 4 ans, elle va te la balancer au visage. Elle, elle veut des princesses, des barbies, elle veut que ce soit rose, qu’il y ait des coeurs et des étoiles. Je pense que le concept de savoir ce qu’est “l’essence féminine” lui passe loin au-dessus de la tête. Pour mon neveu d’un an, c’est pareil. Il est dingue quand il voit un camion ou une voiture, alors que personne ne l’a poussé dans ce sens. Si ces jouets ont autant de succès avec les enfants, c’est parce qu’ils correspondent à ce que les petits recherchent.
    En ce qui concerne ces Lego, tu nous dis qu’il y a une scientifique dans le tas. A notre époque, les barbies étaient bien plus stéréotypées que ça: soit c’étaient des princesses, soit des pétasses à roller en mini-short à Malibu, soit des parfaites ménagères. Malgré tout, je pense pouvoir affirmer que je m’en suis bien sorti et que je ne place pas les gens dans des catégories selon leur sexe.
    Ce que je veux dire, c’est qu’il est sain de réagir quand quelque chose nous choque, mais qu’il ne faut quand même pas voir le mal partout. Laissons à nos enfants les plaisirs de l’inoncence et surtout le droit de jouer avec ce qu’ils veulent.

  • Si je peux me permettre une petite aparté… :)

    Ce que je trouve agaçant (j’avais déjà lu un article à ce sujet sur le net) ce n’est pas tant que les lego soient affublés en “fille” mais plutôt le discours qui va avec, de dire qu’on est une “vraie” fille que dans la mesure où l’on joue avec ces legos-là. Je pense que ce qui choque vient profondément de là. En revanche, comme tu le dis Electricalstorm, certains petits vont automatiquement pour des barbies princesses chevelure magique pour des filles et des GI-Joe pour les petits garçons. Il faut juste pouvoir leur donner le choix et le “libre-arbitre” de sélectionner les jouets qui leur font vraiment plaisir, vers lesquels ils ont véritablement envie de jouer.

    Ce qui m’énerve, c’est le fait de devoir nécessairement dire que si on est une fille, on DOIT porter du rose et jouer avec des barbies. Et ce n’est pas parce qu’une gamine va vouloir faire du foot au lieu de la danse qu’elle en sera une “fausse” fille.

    En somme, ce n’est pas tant les jouets qui me gênent (quoique j’ai vu des sortes de Barbies gothiques à Noël hyper vulgaire qui fichent bien les jetons…) mais le discours que l’on fait passer aux tout-petits sur ce avec quoi ils jouent.

  • les filles, les enfants n’ont pas d elibre arbitre, c’est grosse erreur de penser qu’une petite fille va choisir une poupée plutot qu’un superman, parce que “ça lui plaît.” La question ets “pourquoi ça lui plaît?” PArce qu’on les permières histoires qu’on lui

  • oups ça a coupé, et j’ai pas eu le temps de corriger les fautes, désolée.
    je continue. je disais donc que les premières histoires qu’on a raconté à la petite fille sont des histoires de princesses, les premiers mots, premiers surnoms qui lui sont attribués sont “princesse, ma belle, ma jolie etc” du coup la gamine intègre ces notions et elle se dirige plus vers ça… dans les jeux, et plus tard, dans ses choix de vie.
    Les enfants n’ont pas “le choix” de leurs jeux, ils ont le choix que leurs parents et la société leur proposent. Et c’est la me^me chose pour els adultes, on fait des choix par rapport à la société dans laquelle on évolue. qu’on le veuille ou non. Les plus libres d’entre nous se permettront plus de choix, c’est tout.
    La société reste machiste, la preuve avec ces légos pastels pour filles. Si on décortique un peu tout ce qui nous entoure, on se rend compte que les stéréotypes ont la vie dure, et qu’ils sont inculqués dès le plus jeune âge. Et on se rend compte des conséquences plus tard…
    @electricalstorm: tu devrais faire un tour sur http://viedemeuf.blogspot.com/
    Merci Jess!

  • Je suis tout à fait d’accord avec vous les filles. Moi aussi, je trouve débile tout ce discours sur ce qui définit une “vraie” petite fille, ça ne fait que stigmatiser encore plus celles qui ont des gouts différents. Et effectivement, les petites filles sont influencées par les histoires de princesse qu’on leur raconte en général.
    Pour être tout à fait honnête, je ne connaissais pas ces nouveaux légos avant de lire l’article, ni la campagne de pub qui a entouré leur lancement, je n’ai donc réagi qu’à ce que Jess a écrit. En particulier le passage: “Inconsciemment, les parents contribuent à cette sexualisation des jouets. On offre plus volontiers des Barbies à des petites filles que des voitures. Inversement, les petits garçons reçoivent plutôt des circuits, des jeux vidéo et des figurines (super-héros, soldats, X Men….). Si l’égalité entre les sexes gagne du terrain, de nombreux progrès restent à faire”.. Alors, oui, on appelle nos filles “ma princesse” et on leur raconte des histoires de contes de fées et, forcément, ça influence leurs goûts durant la petite enfance, mais personnellement, je ne me vois pas appeller mon bébé “mon petit soldat” pour équilibrer…^^
    Mais, si en grandissant, elle veut que je lui offre un GI Joe, je le lui achèterai avec grand plaisir. L’essentiel, c’est qu’elle ait quelque chose qui lui plaise.

  • Pour terminer, c’est vrai que les enfants n’ont probablement pas de libre-arbitre, mais il y a quand même des choses vers lesquels ils sont spontanément attirés. Par exemple, ma fille a 7 mois et dernièrement, elle s’est retrouvée face à toutes les peluches de sa grande cousine. Il y en avait des neutres, mais elle était systématiquement attirée par Dora (la plus moche de toutes), ça la rendait complètement dingue, tout ça parce que les couleurs rose et orange devaient lui taper dans l’oeil, j’imagine. C’est pour ça que je pense que ces jouets sont conçus pour plaire aux enfants.

  • Entièrement ok avec cet article!
    Les petites filles demandent du rose parce qu’on leur dit c’est ça qu’elles aiment depuis leur naissance, des études sociologiques ont été faites là-dessus. Leur lavage de cerveau commence par la couleur des layettes et se perpétue par la télévision (les dessins animés “pour filles” – déjà, quel ridicule! – sont gavés de rose) et les jouets, les vêtements, les gels douches, la déco de leur chambres… Il n’y a aucun libre arbitre là-dedans. Moi aussi ça m’indigne qu’on sexualise les Lego qui étaient un des rares jouets à être resté unisexe jusqu’ici. ça me choque déjà terriblement que les magasins de jouets aient une partie “filles” et une partie “garçons” délimitée, sans parler des clichés véhiculés dans les albums illustrés des petits (maman cuisine pendant que papa lit le journal). Pour les parents qui veulent élever leur enfants sans stéréotype sexuels, c’est un combat quotidien!

  • Quesqu’on peut lire comme sottises… pfff, faut arrêter un peu le délire. J’ai 2 filles et 2 garçons.
    Ma seconde a toujours aimé le rose sans jamais qu’on la force à quoi que ce soit (c’est même un peu rangaine) et mon fils allez savoir pourquoi, a une préférence pour le bleu, alors qu’il a des jouets et des vêtements de toutes les couleurs.

    On a pas le même fonctionnement c’est tout, c’est bien, et c’est complémentaire.

    ça ne me dérange absolument pas qu’on “sexualise” les légos, et contrairment à l’article, les friends sont beaucoup moins “stylisés” dans le sens véritable, c’est à dire quelques coups de crayons. Au contraire, il y a pas mal de détails et si il y a eu rupture de stock, c’est sans doute que finalement ils ont vu juste, et que les visions des adultes ne sont que pure construction intellectuelle et formatage.

    Il faut laisser les enfants avec ce qu’ils aiment. Mon fils joue de temps à autre à la poupée avec sa soeur qui insiste assez lourdement, mais la plupart du temps, il a adore les voitures. Ils jouent aux légos, mais pas de la même manière. ma fille cherche à arriver à son but sans regarder aux moyens, mon fils cherche d’abord à comprendre le fonctionnement et se fiche du but.

    Voilà, c’est naturel, et nous on regarde ça de façon ébahie car on voit bien que les sottises de la théorie du genre et du féminisme sont des carcans et non des libertés et ça me fait plaisir que les enfants les fasse voler en éclat, n’en déplaise.

  • Je vais me permettre d’intervenir sur le sujet, parce que le raccourci selon lequel la théorie du genre et du féminisme seraient des “sottises” et en sus “des carcans et non des libertés” me fait simplement bondir.

    Lorsque vous dites, Longwere, “Il faut laisser les enfants avec ce qu’ils aiment”, vous omettez le fait que la plupart des enfants agissent par projection et par mimétisme. Pourquoi est-ce que vous croyez que votre fils adore les voitures ? Parce que tous les petits garçons qu’il croise, qu’il voit, qu’il rencontre, jouent aux voitures. Probablement parce que leurs pères, aussi, peuvent avoir une relation particulière avec leur voiture, éventuellement.

    Au-delà de ces éventualités, pourquoi préciser que votre fille insiste “assez lourdement” pour qu’il joue à la poupée avec elle ? Ne pensez-vous pas qu’il serait plus intéressant de vous demander pourquoi elle insiste ? Doit-il insister, lui, lorsqu’ils jouent tous deux aux Legos ?

    Tout est une question de construction intellectuelle, j’en conviens ; de formatage, rien n’est moins sûr. Considérer sans ciller que la sexualisation des jouets pour enfants n’agit pas sur leur développement manque de réalisme, d’autant que le fait d’avancer leur manière de fonctionner pour justifier votre propos – les fonctionnements divergent en fonction des personnes, et non des sexes – relève d’un argumentaire un peu bancal, selon moi. Tous les petits garçons ne se fichent pas forcément du but. Toutes les petites filles ne sont pas forcément inintéressées par les moyens.

    Les enfants ne font rien voler en éclat lorsqu’ils rentrent dans le schéma stéréotypé de la petite fille fana de poupée et le petit garçon féru de voitures, bien au contraire. Où sont les carcans et où sont les libertés, je me le demande.

  • Rose H.
    Malgré une agressivité qui ne laisse pas beaucoup de doute sur l’intolérance de vision que vous défendez, je vais vous répondre car le niveau de bêtise est assez édifiant dans votre billet. Mais je vais m’en tenir à vos propos

    1) – Je n’omet le mimétisme, mais à ce stade, il n’est qu’une partie et contrairement à ce que vous dites, les fonctionnements divergent également en fonction des sexes, ça l’a toujours été et prétendre le contraire est non seulement anti naturel, anti humain, mais aussi une pure construction intellectuelle. La loi des hormones et des physiologies de chacun agit en chacun et chacune, et ces différences sont heureusement la richesse de toute l’humanité de complémentarité homme et femme.

    Bien sur ils divergent en fonction des personnes, mais il y a des généralités que le montage en épingle d’une exemple contradictoire ne peut entraver. On retrouve cela aussi chez d’autres créatures selon leur sexe, ça n’a jamais posé de souci, autre qu’aux tordus du cerveau et à un espèce de facisme à peine voiler qui tend à vouloir uniformiser et rendre atone ce que la nature a diversifié et coloré, avec des complémentarités qui se régissent aussi au travers des cellules, des hormones, de l’ossature, des constructions musculaires et aussi des différences intellectuelles, non au niveau de l’intelligence intrinsèquement parlant, mais dans la compréhension différente de tout ce qui nous entoure. Et une différence de richesse.

    C’est ce qu’à omis le féminisme, qui en fonçant tête baissée dans une torsion d’évidences, a finalement desservie la femme dans son état et dans sa profonde beauté.

    2) – Mon fils a toujours aimé le voitures parce qu’il a toujours aimé les objets qui avaient des choses qui tournent, loin de votre projection de possession de voiture, qui, si elle était vraie et si les pauvres bambins n’avaient – selon ce que vous induisez – pas leur personnalité, ma fille aussi auraient due “être frappée” du même sort, car elle aussi voit la voiture de ses parents et plein les rues. Mais non, les voitures, elle s’en fiche. Ce qui fait que votre raisonnement est en grande partie faux, même si l’influence des objets environnants a forcément un impact et heureusement d’ailleurs, mais sans que cela n’induise qu’il n’a pas sa personnalité propre qui s’exprime, et cela, très très tôt.

    3) – “pourquoi pensez vous qu’elle insiste assez lourdement…..doit-il insister lui….” Pfff, là encore, complexe d’infériorité ou suspition maladive, cette réflexion est imbécile. D’une part ma fille a un caractère trempé et elle veut commander son frère (ce qui prouve là aussi que tous les schémas féministes sont d’une stupidité sidérale, que je peux démonter par A+B à tous les niveaux). Et que lui, n’a pas forcément envie de jouer aux mêmes choses.

    Par ailleurs, s’ils jouent aux légos, elle décroche assez vite pour rejouer aux poupées. Et ou est le problème ? Son papa comme sa maman bercent les bébés et donc, mon fils devrait alors lui aussi par “projection” jouer à la poupée ? Bah non, il joue un peu et puis au bout d’un moment, il revient à ce qu’il aime davantage.

    Posez vous la question des inventions, c’est très parlant. Les hommes ont besoin de résoudre des problèmes, c’est en eux. Les femmes ont besoin qu’on les écoute, sans forcément qu’on résolve leur problème mais surtout pour être écoutée. C’est onthologique. Il existera toujours des cas inverse, mais c’est une généralité.

    C’est donc que nos différences dépassent non seulement l’influence environnementale, mais encore dépasse aussi l’influence physiologique et hormonale, et, venons y même si ça fait bondir des agité(e)s du bocal, elle est aussi structurelle dans notre création. Non parce qu’il y aurait une infériorité quelconque, loin de là, mais parce que l’homme et la femme ont la même richesse d’apport avec des différences inscrites et nécessaires.

    Personne ne conteste que nous ayons besoin d’air et d’eau. Ils ne sont inférieurs en rien l’un par rapport à l’autre. Mais ils sont différents, nécessaires, n’agissent pas de la même manière sur notre corps. Ils sont pourtant totalement complémentaires. On pourra toujours dire qu’il y a de l’air dans l’eau et de l’eau dans l’air, mais globalement, l’un est l’autres sont des entités distinctes, intrinsèquement nécessaires l’un à l’autre.

    Les enfants tirent leur différence de leur conception structurelle avant toute chose, c’est une évidence et nous le percevons tous les jours avec nos enfants et entre nous, parents.

    4) – Si, ils font voler en éclat tous ceux que ça ennuient qu’ils aiment ce qu’ils ont toujours aimé bien avant le marqueting. Tous ceux qui voudraient travestir leur façon d’être pour les faire coller à leur vision d’adulte de ce que les enfants devraient être.

    Si une dora a les cheveux plus longs, ou est le problème ? Si des personnages légos ressemblent davantage, dans une gamme, à des “vraies” filles plutot qu’à de “vrais” robots, ou est le problème ? C’est plus joli et c’est tant mieux. Si ça déplait à des femmes qui ont un souci dans leur personnalité, es-ce la faute aux enfants ?

    Et si ça a si bien fonctionné, n’était-ce pas que, envers et contre tout, dans une histoire, les enfants sont attirés par certaines choses et pas d’autres, en dehors de toute autre considération psychique ?

    En fait,, c’est parce qu’on veux se voiler la face et se mentir dans cette société pour ne pas creuser la question au delà de ces considération, et qui est : la création faite homme et la création faite femme. Et qui a présidé et constitué à un développement de l’humanité ?

    C’est d’ailleurs de même occultisme qui est la source d’abus : que ce soit celui infligé aux femmes dans nombre de pays, comme celui qui a été infligé par les mouvements sociétaux occidentaux.

    Les carcans sont ceux que l’on impose pour contrôler le vivant, et l’étau se resserre. Ce qui a été fait à l’agriculture est en train d’être appliqué à l’humain. Et le pire, avec son aval au nom d’une idéologie qui dévoie la beauté profonde de la femme et de l’homme dans leur état, c’est à dire, le prolongement de la vie par eux.

    Et les enfants, dénués de tous les carcans intellectuels qu’on va leur infliger dans bien des enseignements qui ne visent pas autre autre chose qu’à organiser une main mise politique à bon compte, quelque soit le bord, expriment une vraie joie, un vrai amour, de vrais gouts, ou il y a peu de place pour nos palettes infinies de gris. Bien ou pas bien, beau ou pas beau, oui ou non, leurs choix sont tranchés. Ils aiment ou pas. Ils préfèrent une couleur ou pas. Point. Et le rose fait partie de ces couleurs qui attirent les fillettes, ou est le problème et qu’est ce que ça peut bien faire ?

    Que des légos arborent ces palettes – plutot réussies – de couleurs qui plaisent, ou est le problème ? J’ai vu même bien des papas, des jeunes hommes qui étaient émerveillés devant les créas de la gamme friends.

    5) – Pourquoi lui n’insiste pas pour faire jouer sa soeur avec ce qu’il aime davantage ? Question de tempérament là aussi, mon fils est un doux, il n’aime peut-être pas imposer ses choix et finalement, c’est sa soeur qui, voyant son petit frère faire son marché, finit par l’envier.

    Ah… la jalousie entre enfants…. là encore, on pourrait en parler, mais c’est un autre chapitre, qui pourtant, a bien son influence.

    6) – La liberté de jouer pour les enfants, c’est déjà de les laisser choisir jouer à ce qu’ils veulent. Mais c’est aussi mettre des limites. Alors, si on met des limités, on entrave leur liberté ? Pas sûr. Car un enfant qui n’a pas de limites devient un adulte limité. Ce n’est pas de moi, c’est une psychanalyste des enfants assez connue et la formule, si elle est jolie, n’en reste pas moins vraie car on pourrait encore parler longtemps de ce qu’est la liberté.

    Certainement pas celle qui nous a donné ce monde de tarés.

  • Longwere, merci pour ce commentaire haut en couleurs que je découvre de bon matin, tasse de thé à la main. Ravie qu’il ait été aussi long et pourtant si redondant, cela m’évite d’avoir à le relire pour me heurter encore à vos violentes imprécisions.

    Je ne vais pas non plus me répandre en arguments puisque vous le faites si bien. Par ailleurs, je vous invite à relire mon commentaire car si je suppose plusieurs choses, vous, au contraire, affirmez ce que vous avancez. Je vous invite donc à revoir les notions d’intolérance et d’agressivité dans nos propos respectifs.

    Simplement, j’aimerais juste préciser une seule chose, essentielle, que vous semblez omettre et que vous avez l’air de trouver aberrant : le sexe n’est pas le genre. En d’autres termes – si ma première phrase n’était pas assez claire – le sexe d’un individu ne représente pas toujours son genre. Et c’est par respect pour les nombreux individus dans ce cas que les études de genre ont tout à fait leur place. Le féminisme est encore, selon moi, un cas à part.

    J’ai grand espoir de vous laisser méditer sur ce point, mais j’ai bien peur que vous continuiiez à vous morfondre dans “ce monde de tarés” dans lequel nous vivons, comme vous le dites. Bonne continuation, dans ce cas.

  • Je voudrais dire que non, toutes les petites filles ne réclament pas du rose. Si on m’offrait des Barbie, ce n’est pas parce que je les réclamais, mais surtout parce qu’il fallait bien que je joue avec ma soeur et ma cousine (avec cette dernière, on nous habillait pareil et on nous offrait les même jouets, étant donné que nous avions à peine un an d’écart). C’est quand ma mère m’a vue détruire des Barbie qu’elle s’est enfin décidée à m’offrir en priorité des Légo et des puzzles, jouets non sexués par excellence. J’avais encore d’autres poupées, mais du genre “à valeur ajoutée”, par exemple la poupée cuisinière avec ses muffins.
    J’ai été élevée dans un univers très féminin, et je me suis très tôt rebellée sur le fait que je devais ressembler à une fille. C’est pour ça que j’ai pris comme une victoire le fait de pouvoir me couper les cheveux très courts et de surcroît choquer ma mère. Petite vengeance personnelle…

  • Storia : wow, quelle victoire !… si je me souviens, je devais être ado la dernière fois que je réfléchissais de cette manière…

    Si les puzzle ne sont pas “sexués” (sic), les légos ont déjà vu des gammes plus garçon que filles et vice-versa. En même temps, c’est vrai qu’il faut connaître un peu Légo pour avoir un meilleur recul. Il y a beaucoup de gammes, sur beaucoup d’années, allez y voir de plus près…

    Rose H. : J’admets que mes qualificatifs sont un peu rentre dedans et je le regrette. Par contre pour les questions de “genre”, entre masculin et féminin, qu’allez vous y placer ?
    A moins que vous ne soyez adepte de la théorie du gender, il n’y a pas à tergiverser, jusque là il n’y a que 2 catégories regroupée pour l’être humain, homme ou femme. Et j’ose espérer qu’on en reste là, ça a plutôt bien fonctionné me semble-t-il, pendant un bon paquet de siècles.

    Sans doute ne nous comprenons-nous pas sur la question.

    A bon entendeur…

  • @Longwere : Il n’y a effectivement pas à tergiverser. Ce n’est pas parce que ça a “plutôt bien fonctionné” jusque là que pour autant, il n’y a pas lieu de remettre en question cet état des choses, et c’est le point sur lequel nos avis divergent.

    Je crois me souvenir qu’on a considéré “pendant un bon paquet de siècles” que la Terre était plate sans que ça ne dérange personne… A bon entendeur :)

  • erreur, la terre n’a été vu comme plate que par un nombre restreints de pays et de personnes dans ces pays,

    Ce n’était nullement universel alors que l’homme et la femme et leur filiation, c’est tout siècle confondu, toute civilisation confondue, sur toute la planète.

    Comme comparaison, il faudrait trouver autre chose.

    Votre raisonnement a été appliqué à l’agriculture et la nature depuis environ 65 ans, avec les conséquences (irréversibles) que l’on sait.

    Vouloir contrôler le vivant, c’est l’orgueil qui est en train de détruire l’Homme. Libre à vous d’adhérer à ce qui est mis en place pour changer la nature intrinsèque des êtres vivants et par extension de l’être humain, mais ça s’appelle autrement et ça n’élève pas l’âme.

    Bien des orientaux ou des gens qui vivent simplement (il en reste encore) dans quelques tribus ici ou là comprennent tout de suite et sans longs discours la nocivité de ce qui se met en place.

    Plus habillée est l’illusion, plus dur va être le réveil.

  • Quand je pense que je faisais faire l’amour à mes Barbies entre elles parce que je trouvais Ken trop moche et que je reproche encore aujourd’hui à mes parents de ne pas m’avoir acheté le circuit Hot Wheels…je me demande quelque conclusions psycho-analytiques on pourrait en tirer. Bref.

    Juste pour apaiser la discussion, j’ai entendu sur RMC Stéphane Clerget, l’auteur de “Nos enfants aussi un sexe”, qu’après moultes études bébés filles et bébés garçon sont naturellement attirés par… le rouge ! Après bleu ou rose, tout est une question de penchant chromatique ;)

  • Tout à fait d’accord, chaque personne a sa personnalité propre, mais il ya des généralités.
    Ce que je “combat” quelque part, c’est le fait de monter en épingle un cas différent pour contrer une généralité. Je conçois parfaitement, et mes enfants le prouvent chaque jour, que les généralités sont plus ou moins constatables, voire battues en brèche sur tel ou tel point, ma grande par exemple, n’est pas branchée poupée (mais elle a bie flashé sur les légo friend, simplement par ce qu’elle aime ce qui est joli et qu’ils sont plus jolis que bien d’autres gammes), mais a d’autres points “communs” avec des généralités qu’on retouvent chez les fillettes.
    *
    Autrement dit ça ne veut pas dire qu’une généralité balaye les différences, mais ça ne veut pas dire que les différences balayent des généralités qui sont des constats globaux.
    *
    J’écoute davantage RTL que RMC mais il y a aussi des intervenants, avec eux aussi des généralités énoncées qui pourraient me faire “bondir”(sic) mais en même temps je prend ça avec du recul, tant leurs interventions vont souvent dans le sens de la pensée unique (si elle n’y vont pas assez, ils ne sont plus invités, c’est un peu ça, le facisme intellectuel).
    *
    Par ailleurs, je constate que malgré mon avis détonant et pas dans le sens général du blog ladies room, mon compte n’a pas été bloqué et que le débat est possible, même si c’est animé :) Bravo sur ce point donc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>