Histoires

Partir un jour… et Marche à « Londres »

On s’est tous posé la question un jour de partir vivre à l’étranger pendant quelques mois. Histoire de voir, ou de se tester, d’y voir un peu plus clair. Pour ma part, le passage des 25 ans a été difficile, très difficile. Tout allait bien pourtant. Mais 25 ans, c’est désormais admettre qu’on doit devenir adulte, que cette fois-ci on s’approche de la trentaine et donc qu’on s’éloigne des années d’études où insouciance et légèreté règnent notre monde.

Partir un jour… et Marche à « Londres »Bref, il est 25 ans, une alarme se met à sonner… et toutes les questions débarquent sans prévenir : Dois je me poser ? M’installer ? Penser au mariage ? Aux enfants ? A faire construire ? Ouh la la la la TROP de questions… Moi je n’avais pas de réponse… Et surtout je crois que je n’avais pas envie d’y répondre. La société nous dicte une certaine façon de faire mais je n’ai qu’une vie.

Je ne suis pas prête à me poser pour de bon, trouver LE bon, chercher des prénoms pour mes futurs enfants, regarder les annonces pour acheter une maison, pour le monospace, les chiens et les repas à parler que de nos enfants… Alors un choix s’imposait… Le mien a été de partir. Londres m’a toujours attiré, probablement car c’est le berceau de mes groupes de musique favoris et que je rêve secrètement de toujours pouvoir devenir une Rockstar :)

Mais Londres c’est bien plus que ça. C’est une ville qui ne s’arrête pas, une ville où on ne se sent ni étrangers ni vraiment anglais car peu y vivent. Une place dans le monde ou le passé et le futur font bon ménage au vu du mélange de l’architecture, des styles et des inspirations. J’ai donc débarqué un jour d’hiver dans un quartier Londonien. Tout d’abord, on a envie de ne pas défaire sa valise et de rentrer tout droit chez soi où tout est connu, simple et familier.

Seulement voilà, si je suis venue c’est que justement je voulais casser cette routine et ce que je connaissais déjà. Surement un peu pour fuir aussi mais avant tout pour me (re) découvrir, redessiner ma personnalité et me recentrer sur mon « moi » avant de me lancer dans l’aventure avec un  « autre ». J’ai rencontré mes collocs, extravagants et fun, et j’ai commencé à poster mes CV. En trois semaines, je trouvais un poste similaire à celui que j’avais en France. L’expérience pouvait commencer.

Une fois le premier salaire reçu, c’est parti : réservation de comédie musicale, concerts, musées,  quartier sympa, voyage en écosse… tout devenait excitant. Les rencontres sont certes parfois éphémères mais sont enrichissantes… J’ai passé 8 mois Outre Manche et je dois dire que cette expérience m’a changée à jamais. J’ai redéfini qui j’étais, ce que je voulais, ce dont je rêvais et que j’ai perdu sur le chemin… ces 8 mois sont passés à toute vitesse et le temps de rentrer était venu.

J’ai retrouvé mes amis, famille et tout les endroits familiers. Le décalage se fait sentir avec les gens qui sont restés mais on se réadapte et surtout on a tellement appris durant cette année, qu’il est temps de partager.  J’ai 26 ans, je ne suis toujours pas prête encore pour le grand plongeon dans le monde adulte mais je sais désormais qui je suis… c’est un bon commencement, non ?

(cc) Sprengben [why not get a friend]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>