Coeur

Ladurée & moi

J’aime les macarons. Je sais, les macarons, c’était tendance en 2008 mais maintenant c’est dépassé. Et puis, aimer les macarons, c’est tellement pas original. Qui n’aime pas ça hein ?

Ladurée & moiOk, mais moi, j’ai une légère addiction qui ne me lâche pas. Et surtout, je les aime TOUS. Oui, oui, tous… même celui tout chelou au coquelicot.

En fait ce que j’aime surtout c’est découvrir de nouveaux parfums. C’est vrai, il y a les valeurs sûres : chocolat, vanille, citron ou framboise… Puis, il y en a de déments genre : pain d’épice-figue, réglisse, cassis-violette, melon, pomme granny… etc etc. Ça ne s’arrête pas ! Truc de ouf.

Tu as compris que, en bonne provinciale qui se respecte, quand je suis venue à Paris, il était vital que j’aille faire un tour chez Ladurée. THE temple of the macarons. Parce que chez Ladurée, ils sont au top du démentiel : Epices et Fruits Moelleux, Marrons-Praliné, Cédrat, Bergamote, Mangue-Jasmin. Aaaah (cri d’extase)

Pour celles qui ne la connaissent pas encore, la boutique principale est sur les Champs Elysées, excusez du peu, on est fashion où on l’est pas. Au début, tu te demandes même si tu vas oser rentrer tellement ça a l’air chicos. Finalement, tu te dis que c’est con d’être là et de pas entrer donc tu oses, et gagné, c’est ultra chicos. Enfin, chicos dans le genre Baroque, limite Rococco. Faut aimer.

Par contre, y a tellement de monde que tu hésites à ressortir direct, mais pour la même raison sus-nommée, tu restes. Alors, tu fais la queue et tu as le temps d’admirer le décor, les patisseries et les chocolats. J’avoue que j’ai admiré le décor 30 secondes et que j’ai lorgné la bouffe les 25 minutes restantes. Pardon : pas la bouffe.

Chez Ladurée, on ne fait pas de la bouffe mais des douceurs. Donc, pendant que tu fais la queue, tu passes 4 minutes devant un Saint Honoré, 3 devant un entremets Marie Antoinette, 6 devant les milles-feuilles, 2 devant les religieuses, et 3 devant pains aux chocolat…

C’est sympa, c’est un peu comme si tu étais au musée. Mais en fait, ça travaille dur dans ta tête parce que tu es en train de te demander comment tu vas faire pour rapporter tout ça chez toi, vu qu’il est 11h, tu prends le train tout à l’heure et que tu es pas chez toi avant bien 21h. Ca serait con que ça tourne et de s’empoisonner avec du Ladurée.

En même temps, tu peux pas laisser ces subliiiiiimes pâtisseries derrière leur vitrine, les pauvres… Elles s’ennuient et échouent dans leur destinée de patisserie si elles ne sont pas vendues. La vie est cruelle. Quand ton tour arrive, tu commences à stresser un peu car tu as pas eu le temps de regarder les parfums des macarons proposés et surtout que tu es incapable de faire un choix.

Alors quand le serveur au noeud pap’ te demande ce que tu veux, tu bredouilles juste : “une petite boîte de 6 s’il vous plaît”. “Une petite boite de 6″? C’est bien moi qui ai dit ça ?? “Une petite boîte de 6″. Et rien d’autre. Punaise ma fille, tu déconnes grave ! En un tour de main, Noeud Pap’ m’a emballé tout ça dans une petite boîte so cute, et c’était fini.

Quand je suis sortie de la boutique, descendant les Champs, cheveux dans le vent, avec mon sac Ladurée, j’avais l’impression d’être Carrie Bradshaw. Rassure toi, l’impression n’a pas duré longtemps. Jusqu’à ce que la foule manque d’écraser mon sac et de transformer mes sublimes douceurs en vulgaire compote. Pareil dans le train où je tenais mon sac comme si il y avait la coupe du monde dedans.

Le soir même, j’ai expédié le repas en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, de manière à être totalement opérationnelle pour déguster mes macarons comme il se doit. Tasse de thé à proximité.

Et bien j’ai compris pourquoi ils sont tant réputés. C’est vrai qu’il sont parfaits tant esthétiquement qu’au gout. Même après avoir été trimballés 12h, ils restent comme je les aime : craquant sur le dessus et fondant à coeur… Et les saveurs bien prononcées, mais juste ce qu’il faut.

J’ai jamais réussi à en trouver de si bons. Bref, une expérience que je recommande et un passage devenu obligatoire pour ma prochaine venue à Paris. N’en déplaise à Helmut Fritz.

(cc) Sifu Renka

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