Back Room

Moi si j’étais un homme…

Article sélectionné par Kwelet lors de sa semaine de Rédaction en Chef.

NDLR : Cet article a été rédigé dans le cadre du concours Les Dessous De La Reine.

Nous nous sommes rencontrés ce soir, au détour d’un verre dans un bar à filles. Restés jusqu’à la fermeture, il me propose le dernier verre chez lui. J’accepte sa proposition sans hésiter. Quelques dizaines de minutes à marcher tout en discutant, bras dessus, bras dessous, le temps est passé vite. Nous nous trouvons sur le pas de sa porte.

sijetaisunhomme

J’enlace sa taille pendant qu’il tourne la clef dans la serrure de la porte de son appartement. Je l’embrasse et lui lèche le cou. La porte s’ouvre enfin, nous avançons collés l’un à l’autre, tout en trébuchant dans le noir. Il enlève mes mains de sa taille et referme la porte derrière lui. Les lumières des lampadaires extérieurs laissent entrevoir l’agencement d’un petit studio bien rempli.

J’avance jusqu’au lit et me laisse tomber sur le matelas. Il avance dans ma direction puis bifurque vers la droite. Il prend soin d’allumer une petite lampe à la lumière douce tout en attrapant une télécommande qui met en marche de la musique. Je reconnais le morceau immédiatement, Peaches vient cingler mes tympans. Je me sens immédiatement comme chez moi.

Allongée sur le côté, lascive, j’attends avec impatience qu’il me rejoigne. Je le regarde déambuler dans la pièce, si masculin et féminin à la fois. Il prend deux verres dans un placard et nous sert de la vodka. Je lui demande un peu de soda pour diluer l’alcool, incapable de boire le liquide ainsi, ce qui le fait sourire. Il me propose du jus de fruits en échange, ce que j’accepte sans sourciller. Nos verres bien remplis, nous trinquons tout en riant, ne cherchant ni l’un, ni l’autre à savoir où cette nuit nous mènera.

Assis à côté de moi sur le lit, l’une de ses mains passe et repasse sur ma jambe nue, jusqu’au moment où nous terminons nos verres d’un coup sec. Il m’arrache le mien des mains et pose les verres au sol. Sa main se fait plus entreprenante et remonte sous ma courte jupe, ses doigts s’aventurent vers l’intérieur de mes cuisses, je frissonne.

Il se penche sur moi pour m’embrasser à pleine bouche, nos langues s’emmêlent, ses lèvres sont douces. Sa main sous ma jupe prend ma cuisse et l’écarte d’un coup sec. Il glisse le bout de ses doigts le long de mon sexe au travers de mon string. Je suis déjà trempée. Sa bouche se détache de la mienne et il me regarde en souriant avec la détermination qui caractérise son visage.

L’une de mes mains passe dans son dos tendrement de haut en bas, faisant de temps à autres des cercles, tandis, que sous le coup d’une pulsion, l’autre décide d’aller chercher refuge du côté de l’entrejambe de son pantalon. La bosse est présente, son sexe, dur et long. Plus les caresses se font lentes et langoureuses, plus mon excitation et mon impatience se font ressentir.

Je suis prise de l’envie d’enlever mes escarpins mais il me demande de les garder. Il s’est relevé devant moi et sort un préservatif de sa poche. J’entreprends, pendant qu’il l’ouvre, de défaire sa ceinture et de déboutonner son pantalon, sous lequel je découvre un caleçon moulant bien rempli. Il écarte légèrement les jambes et je baisse son pantalon jusqu’à ses genoux.

Je caresse son sexe au travers de son boxer et lève les yeux cherchant son regard de temps à autre. Je l’embrasse le tissu rebondi, pendant qu’il passe délicatement sa main dans mes cheveux qu’il tire, renversant ma tête en arrière, il me regarde droit dans les yeux. Il ne sourit plus et me montre le préservatif sorti de son emballage. Il lâche délicatement mes cheveux tout en caressant ma tête et je baisse son boxer, tout en prenant l’objet de mon désir par une main. Il me tend le préservatif que je déroule sur son sexe en érection.

Ma bouche s’approche doucement de la turgescence, ma langue se balade sur le bout de son sexe, puis sur la longueur. De temps en temps, je jette un regard vers le haut pour voir l’expression de son visage craignant de mal m’y prendre alors que j’ai l’habitude de cette pratique. Assise sur le lit, lui debout devant moi, j’écarte mes jambes au risque de craquer ma jupe qui remonte et laisse entrevoir mon string mouillé par l’excitation provoquée par son propre désir.

Une fellation dans les règles de l’art : ma bouche engloutit son sexe puis le laisse s’échapper pour l’engloutir à nouveau. Ses mains passent dans mon dos, sur mes épaules, dans mes cheveux, parfois les tirent doucement. Lorsque que je relève les yeux vers lui, son visage, légèrement androgyne, laisse entrevoir douceur et excitation à la fois. Je continue à m’atteler à ma tâche avec application, de sorte que j’en ai presque peur de tâcher la housse de couette tant mon sexe dégouline de cyprine.

Il tire ma tête vers l’arrière, prenant mon visage à deux main, déposant un baiser sur ma bouche et m’invite à m’allonger sur le lit. Il retire son pantalon et son boxer pendant que je fais glisser ma jupe, je retire mon débardeur qui libère mes petits seins qui n’ont pas subi la pression d’un soutien-gorge que j’ai délibérément omis de mettre aujourd’hui.

Il se jette sur moi, remontant sa langue de mon nombril à mes seins dont il enroule mes tétons qui bandent depuis déjà un moment. Je sens son sexe contre mon bas-ventre et m’abandonne totalement au festin qu’il fait de mon corps. Chaque partie, bras, doigts, jambes, cou, ventre, pieds, est devenue une zone érogène, chaque coup de langue et chaque doigt passés sur ma peau me frustrent et m’excitent au plus haut point. Je jouis de tout mon corps sans jamais atteindre l’orgasme.

L’une de ses mains descend dans mon string, doucement ses doigts vont de mon clitoris jusqu’à l’entrée de mon vagin. Je lui pétris les bras, passant mes mains sous son t-shirt que je finis par le forcer à enlever. Sa peau contre la mienne, sa bouche contre la mienne, mon corps ne tient plus en place. Il commence à m’embrasser dans le cou puis me prend les deux bras qu’il fait remonter au-dessus de ma tête.

D’une main, il retient mes deux poignets, je suis totalement à sa merci. Sa bouche dévore mon cou et mes seins tandis que de son autre main, il stimule de son pouce mon clitoris et rentre deux, trois doigts dans mon vagin. Je suis tellement excitée que je suis incapable de savoir et ça n’a aucune importance.

Il lâche mes poignets pour descendre sa main et sa bouche tout le long de mon corps jusqu’à mes hanches. Il lèche mes cuisses, allant de mes genoux tremblants vers mon sexe. Je me cambre dès que sa bouche approche mon bas-ventre, ne tenant plus en place et il en joue avec une facilité déconcertante.

Je l’entends rire doucement à chaque descente, alors que son pouce continue à appuyer sur mon clitoris, tourner autour, allant chercher la substance lubrifiante une fois de temps en temps en moi. En un rien de temps, il craque mon string et me le retire.

Ses doigts continuent leur va et vient précis dans mon vagin jusqu’au moment où son pouce cède la place à sa bouche chaude et humide. Une vague de chaleur traverse mon abdomen. Tout en enlevant mon string, sa langue passe délicatement sur mon clitoris, tourne autour, ses lèvres sucent les miennes. Je ne peux rester calme, tout mon corps est en émoi et oscille. Le plaisir est en train de monter doucement, lentement, ça en devient insupportable et pourtant je souhaite tout autant que ce moment ne s’arrête jamais.

Ces sensations exquises qui précédent l’explosion de l’orgasme, la tension du corps qui fait que chaque muscle se contracte et se détend à la fois est en train de m’envahir jusqu’à la folie. Je ne réfléchis plus à rien, mon corps n’obéit plus à ma raison. C’est cela ! Je perds définitivement la raison dans une vague de plaisir qui dévaste tout mon être, un raz-de-marée d’étoiles de douceur passent au travers de chacun de mes membres.

Le mont de Vénus se contracte violemment. Ses doigts continuent leur course, sa bouche ne lâche pas mon bas-ventre, sa langue passe lentement et délicatement sur mon bouton rose, alors que mon corps subit encore et encore les secousses et convulsions provoquée par un double orgasme clitoridien et vaginal. Sa langue se détache de mon clitoris cédant la place de nouveau à son pouce, qui se fait doux et attentionné.

Les contractions de mon vagin ne se sont pas encore arrêtées quand ses doigts se dégagent de mon vagin pour laisser place à son sexe qui commence un va et vient et qui ne me laisse pas le temps de redescendre sur terre. Une nouvelle vague de chaleur emplit mon ventre à nouveau. Totalement essoufflée, je laisse échapper un doux cri de plaisir, alors qu’il me dévore le cou, qu’il ne laisse aucune chance à mon clitoris, ni à mon vagin, d’échapper à un nouveau raz-de-marée qui retourne à nouveau tout mon être.

Mon corps entier est en proie au plaisir qu’il me donne sans compter, il en abuse et ne me laisse aucune chance de m’en sortir. Je n’ai pas le choix et je laisse mon corps et mon esprit s’abandonner complètement à lui. Mon ventre est pris de spasmes incontrôlables, mon visage se crispe légèrement et je laisse quelques soupirs et cris échapper de ma bouche. Les vagues se succèdent et commencent enfin à se faire moins intenses alors que je sens toujours le va et vient de son sexe à l’intérieur de mon corps, me tenant les hanches, se penchant parfois pour me dévorer le cou et la bouche.

Essoufflée, je pose une main sur ma poitrine, je sens mon cœur battre, prêt à sortir de mon torse. Je souffle doucement et reprends mes esprits peu à peu. Il calme le va et vient d’un air satisfait, un peu essoufflé lui aussi, et se retire tout en m’embrassant. Nos langues ne font plus les timides et se cherchent l’une l’autre pour entamer une danse langoureuse. Ses mains caressent mes seins, les effleurent et échouent sur mon visage. Il se relève.

Avant même de retirer le préservatif, il détache sa ceinture ou plutôt son gode-ceinture, dois-je dire, le jette à terre. Il soulève la couette où nous nous glissons. Je me love contre lui. Mon amant de cette nuit s’appelle Juliette.

(cc) camerakarrie

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