Humeurs

Il ne faut pas cracher dans la soupe, surtout celle des autres

Vous êtes tranquillement installé à table au restaurant, en face de votre client super important, et vous vous lancez tous les deux dans d’âpres discussions, quand tout à coup, votre interlocuteur, emporté par son élan et sa passion, vous lance, en plein milieu d’une belle tirade, un énorme postillon. La situation n’est pas si banale. Parfois même, c’est vous qui postillonnez. Vous êtes humain, après tout. Mais que faire face à un tel drame ???? Comment réagir quand vous êtes la cible du postillon ?

Il ne faut pas cracher dans la soupe, surtout celle des autresTechnique n°1 : l’hypocrisie

Vous ne l’avez pas vu venir, mais il est bien là, posé sur le bord de votre assiette ou, pire, flottant dans votre verre. Le postillonneur ne peut pas le louper non plus. Mais pour ne pas le mettre mal à l’aise (c’est quand même votre super gros client…), vous faites mine de ne rien avoir remarqué. Oui, c’est difficile… Surtout si le projectile a atterri dans un endroit stratégique.

S’il est sur la table ou sur votre visage, vous attendrez un peu avant de l’enlever. Et s’il est dans votre nourriture, tant pis : vous ne pouvez pas sacrifier votre assiette. Essayez de repérer un peu la zone et laissez-la de côté. Et si c’est votre verre qui a été touché, vous n’avez pas le choix : soit vous ne buvez plus une goutte pendant tout le reste du repas, soit vous faites un effort surhumain… Mais quoi que vous fassiez, surtout ne pensez pas au vilain bouton d’herpès qui fleurit sur la lèvre de celui qui vient de vous arroser de sa salive…

Technique n°2 : la dissimulation

Vous sentez que le postillon que vous venez de recevoir sur le front commence à sécher. Pire, à couler un peu. Alors d’un geste que vous voulez le plus naturel possible, vous faites mine de vous gratter la tête, tout en essuyant furtivement le crachat avec votre manche. Votre interlocuteur a bien vu votre petit manège, mais comme personne n’a rien dit, l’honneur est sauf. Et bien sûr, vous pouvez toujours vous précipiter aux toilettes à la première occasion et vous désinfecter avec le flacon de gel hydro-alcoolique que vous trimballez toujours avec vous…

Technique n°3 : la franchise

“Beurk !!!!! Vous m’avez craché dessus !!!!!”. Bon, c’est sorti tout seul. Au moins, votre interlocuteur sait ce qui se passe et comprendra tout de suite pourquoi vous avez cet air dégoûté et pour quelle raison vous refusez de toucher à votre assiette. Alors certes, vous n’aurez pas à prendre sur vous pour finir votre plat souillé par sa salive, mais en comparaison avec l’embarras qu’il ressentira, il faut réfléchir… Si c’est un proche, vous pouvez être franc. Si c’est votre patron qui vient de vous recruter le matin même, la franchise n’est sans doute pas la meilleure option…

Mais quoi faire quand vous êtes le vilain cracheur ?

Technique n°1 : l’hypocrisie

Vous l’avez vu sortir de votre bouche et aller se poser directement sur la veste de celui qui déjeune en face de vous. Lucky you : à ce moment précis, il était en train de se battre contre son steak au poivre et avait la tête plongée dans son assiette… Bon… La situation est gênante, certes, mais plutôt que d’avouer votre vilaine maladresse, mieux vaut ne rien dire. Pourquoi mettre l’autre mal à l’aise et lui gâcher son repas ? En plus, il fait chaud : ça va vite sécher… Bon, si vous avez craché une boulette de mie de pain, c’est plus délicat, mais il pourra toujours penser que c’est lui qui mange comme un gros porc. Dans le doute, abstenez-vous et fermez-la.

Technique n°2 : la dissimulation

Si votre projectile est accessible, bien que très visible, vous avez toujours la possibilité de le cacher en posant dessus le premier truc qui vous tombe sous la main : un cahier, votre serviette de table, votre portable (oui, il faut savoir se sacrifier pour réparer ses erreurs) ou la bouteille de vin que vous reposerez habilement après avoir resservi votre homologue. Et hop, ni vu ni connu, j’t'embrouille. En revanche, impossible de dissimuler le postillon s’il a atterri directement sur le visage de votre interlocuteur. Dans ce cas, laissez-le se débrouiller avec sa manche et son petit geste discret.

Technique n°3 : la franchise

L’aveu du postillon intempestif doit être immédiat. Vous pouvez difficilement attendre la fin du repas ou de la réunion pour dire, l’air de rien, au détour d’une phrase “Très bien, je vous envoie tout par email. Ah, et j’oubliais, je vous ai craché dessus sans faire exprès, désolée…” Vous n’avez donc pas trop le choix : c’est tout de suite ou jamais… La meilleure solution ? Prendre un air très gêné en disant “Oh mon Dieu, je suis tellement enthousiaste que je vous crache dessus…” Certes, ce n’est pas très glorieux pour vous, mais cela permettra de vite réparer (enlever le postillon très visible où qu’il soit, changer de verre…) et l’incident sera vite oublié…

Ndlr : bien sûr, si vous avez, pour une raison ou une autre, craché sciemment au visage de quelqu’un, ne vous excusez surtout pas !!!

(cc) Taro416

One Response to “Il ne faut pas cracher dans la soupe, surtout celle des autres”

  • Avatar of
    Mademoiselle H

    ha jamais il ne faut jamais s’excuser! moi je lance toujours j’avais trop envie de te faire partager mon ADN !

    bravo pour l’article j’ai bien rie bien sur en postillonnant sur mon écran bein voui si non c’est pas marrant

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