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J’ai failli dire je t’aime

Ce n’est pas forcément facile de faire la critique d’un livre, qu’on l’ait aimé ou non. Pas évident, tout simplement parce qu’il est très difficile de retranscrire le chamboulement que des écrits peuvent provoquer en nous. Et avec “J’ai failli te dire je t’aime”, j’ai encore plus de mal que d’habitude.

J’ai failli dire je t’aimeJe garde une grande nostalgie de mes années romaines et l’intrigue se déroulant dans la Cité éternelle, je ne cache pas que ce recueil est avant tout pour moi, synonyme de retour dans les rues de ma chère ville, les endroits que j’ai fréquentés, l’ambiance si particulière.

A certains moments, ce n’était plus Nikki la protagoniste principale qui chevauchait son scooter au milieu de la circulation chaotique, mais bien moi. Néanmoins, j’ai apprécié cette histoire d’amour insolite qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. Ce n’est pas forcément de la grande littérature mais on prend plaisir à côtoyer ce groupe d’amis, à partager avec eux des histoires de couple pas toujours faciles.

C’est exactement le livre qu’il faut pour accompagner ces nuits d’hiver qui s’étirent jour après jour un peu plus. Méfiez-vous du titre et surtout de la couverture hideuse : il ne s’agit ni de chick litt ni d’histoire à l’eau de rose mais bel et bien d’un vrai roman.

Niki va bientôt passer son bac. Avec ses amies, elle est bien décidée à profiter de sa jeunesse et de sa liberté. Défilés de mode, concours de surf, soirées, courses de voitures improvisées… Tous les moyens sont bons pour s’amuser à Rome, cet été-là. Alex, lui, broie du noir. À trente-sept ans, ce publicitaire talentueux vient de se faire plaquer par sa fiancée, juste après l’avoir demandée en mariage ! En plus, voilà que son patron le met en concurrence avec un jeune collègue ambitieux sur une nouvelle campagne publicitaire, l’obligeant à déployer des trésors d’ingéniosité pour ne pas être dépassé. Et tout cela ne serait rien si, ce matin-là, il n’avait pas croisé la route de Niki… Ou plutôt si tous les deux ne s’étaient pas rentrés dedans. Elle est jolie, intelligente et drôle, c’est le coup de foudre réciproque. Juste un petit détail : elle a dix-sept ans. Vingt ans de moins qu’Alex. Que peuvent bien avoir à faire ensemble deux êtres issus de planètes si différentes ? Leur idylle naissante laisse leur entourage sceptique. Si les amis d’Alex l’envient, ils accordent peu de crédit au sérieux de son amourette. Et lui-même semble bien perdu le jour où son ex-fiancée réapparaît… Ce roman parle du quotidien mais aussi du rêve. Il évoque le désir que nous pouvons avoir de retrouver notre propre liberté, d’éprouver de vrais sentiments, d’aimer sans nous soucier des conventions et de l’avis des autres. Une fois encore, Federico Moccia nous invite à un plongeon là où l’eau est la plus bleue. Pour notre plus grand plaisir.

“J’ai failli te dire je t’aime” de Federico Moccia - Ed. Calmann-Lévy – 18,90 euros.

Prochaine lecture : ” Là où les tigres sont chez eux ” de Jean-Marie Blas De Roblès

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