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Muri… Muru… Maki… Murakami ?

Versaillaise depuis août, étudiante en médiation culturelle et avec une polémique pareille, aller voir l’expo de Murakami à Versailles était devenu plus qu’un devoir ; une sommation. Je n’avais vu ni Koons ni Veilhan mais déjà je savais que l’art contemporain à Versailles, j’étais pour. Enfin, je voulais surtout ne pas être associée aux mômans versaillaises qui chantent l’Ave Maria a genoux devant la chapelle royale quand Christian Lacroix y installe ses robes de mariées.

Muri… Muru… Maki… Murakami ?C’est ainsi que je me dis que le clash des cultures et des époques, pourquoi pas. Versailles n’est après tout pas le sacro-saint palais de sa majesté et d’ailleurs quand on voit les milliers de touristes (français y compris hein) qui prennent des photos au flash alors que c’est interdit et qui gravent leurs initiales sur les grilles en feuilles d’or du château on se dit que le respect il est bien loin.

De plus, le château de Versailles était à l’époque déjà une machine à créer et à innover. Il a toujours convoqué les meilleurs artistes et a constamment voulu s’inscrire dans une logique de mouvement, de nouveauté, alors pourquoi ne pas continuer dans cette lancée ? Et puis beaucoup d’œuvres d’art contemporain prennent sens dans un contexte particulier, peut-être que pour Murakami c’est Versailles ?

Je pars donc pour cette expo d’un esprit enjoué et ouvert. Mais dès la première pièce je sens l’entourloupe. Le message n’est pas palpable, je reste étrangère et passive, je n’ai pas l’impression de participer à l’expo. Entre les groupes scolaires et les japonais occupés à prendre en photo le couronnement de Napoléon, je suis perplexe. Les objets sont disposés dans les pièces sans logique particulière, les commentaires de mon audioguide sont fades et je dois m’accrocher pour aller au bout des explications. Il n’y a pas de fil conducteur et derrière ce clash des genres, je n’arrive pas à trouver le message.

A voir néanmoins… mais alors seulement si vous n’êtes jamais allée au château, histoire de faire d’une pierre deux coups. Et puis choisissez un week-end où c’est vous qui êtes en charge de sortir belle-maman, ça en fera trois, des coups.

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