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J’aime pas

Il paraît que c’est aujourd’hui ou jamais qu’il faut se lancer dans le vipérisme et la bitcherie pure et dure. Un peu comme si le prêtre vous demandait de faire part de vos objections maintenant ou de vous taire à jamais et que vous décidiez de révéler au monde entier que vous êtes toujours amoureuse de Brandon. Mon problème, c’est que je n’ai pas grand-chose à vous raconter ; tout du moins, les rares anecdotes de putasserie dans ma vie me donnent généralement le rôle de la méchante. Vous m’direz, c’est pas ma faute si je faisais pleurer mes camarades de classe par ma franchise en maternelle.

J’aime pasEn fait, je pourrais effectivement vous raconter toutes les fois où je me suis fait offrir des verres de façon indécente avant de m’éclipser, où j’ai donné mon numéro à des types sans prendre ensuite la peine de leur répondre ou encore ces interventions malintentionnées dans le but de voler le mec de cette brune déguisée en salope (qui me l’avait chapardé en premier, pff). Mais non, je ne peux pas vous dire tout ceci car ça entacherait trop ma réputation et je préfère rester une bitch in disguise (© Plasticines).

C’est vrai qu’à tout bien y réfléchir, je crois que je suis une bitch de l’ombre… Je préfère garder mes délires mesquins pour moi et je rigole à l’idée de ce que cela pourrait donner si j’accomplissais mes plus sombres pensées. Certains diront que je me censure, Freud dirait peut-être que mon Surmoi est fort présent dans la balance de mes actions, mais moi je préfère dire que je suis rationnelle. A quoi ça va me servir de me jeter sur cette pétasse en talons aiguille et de lui arracher son mini-short pour que tout le monde voit son string panthère (et sa cellulite) ? Rien.

Cependant, je peux vous faire part de toutes ces petites choses du quotidien qui m’exaspèrent et qui font que mes poils se dressent parfois sur mes bras.

Déjà, j’aime pas aller chez le dentiste, les slims qui me font des grosses fesses, la peur de la feuille blanche, savoir à l’avance que je vais définitivement avoir la boule au ventre, devoir entretenir une conversation quand j’ai juste envie de lire un livre en écoutant du jazz. Le matin, quand mon voisin de bus s’assied à côté de moi, j’aime pas les effluves d’alcool qu’il dégage alors qu’on est lundi et qu’il est seulement 10h. J’aime pas quand je reste pétrifiée à l’idée de devoir raconter quelque chose, j’aime pas les examens oraux qui font que je tremble du genou.

Et puis j’aime pas entrer dans un bar seule même si on m’attend à l’intérieur (viens me chercher dehors, steup), j’aime pas le fait d’avoir peur de rentrer toute seule chez moi quand il est 3h du mat’, j’aime pas qu’un con m’offre un verre en espérant que je finisse dans son lit (c’est juste que j’ai plus de thunes, ok ?). Et puis les nanas vulgaires qui nous volent nos mecs, je les déteste. Pareil pour celles qui font passer les filles pour des objets sexuels et ces abrutis qui me sifflent en me doublant en scooter alors que je suis à vélo.

J’aime pas savoir que je suis en train de rougir et encore moins qu’on me le fasse remarquer, j’aime pas les gens bourrés qui me racontent leur vie et tenir le rôle de la bourrée qui raconte sa vie m’exaspère. J’aime pas voir des hummers en plein centre ville, les pétasses en Gucci et Dolce e Gabbana, les racaillons qui me demandent des clopes, les imbéciles qui s’assoient à côté de moi dans le métro alors qu’il y a des places un peu partout.

Et finalement, ces nanas qui critiquent, râlent et s’insurgent sur de petits détails publiquement sur Internet ? Je n’vous en parle même pas. Celles-ci, je leur ferais bien avaler leur MacBook.

(cc)  id-iom

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