cinoche

MA lettre ouverte à… Mathieu Amalric

Cher Mathieu Amalric, I love you. La première fois, c’était Comment je me suis disputé, c’était fort, intense, fiévreux, vous étiez si beau avec ton petit air.

MA lettre ouverte à… Mathieu AmalricEt depuis j’ai jamais rien dit à personne (sauf à Lilou) parce que c’était pas tous les jours facile de vous aimer. Les intellos, j’entends ceux qui se la pètent à coups de “un peu de Nietzsche par-ci”, “un peu d’Heidegger par là” et leur chemise ouverte jusqu’au nombril, adorent vous dégommer. En plus, vous jouez dans les Depleschin et ça, ça aide pas, t’avoueras, parce que dans le registre Qui on va laminer ce soir à la terrasse du Progrès ? Ben Depleschin est bien installé dans le top ten. A noter, on adore dire du mal de vous et d’Arnaud mais les filles à vos et ses côtés, nada. Je dis ça, je dis rien. Ah la compèt’ entre mâles.

Ceux qui citent pas à tout bout de champ ne vous aiment pas non plus parce que l’intégralité de la gente féminine ne jure plus que par vous et serait prête à tuer pour entendre en réponse à « je t’aime », le « tu fais chier » lancé à la 67ème minute de Comment je me suis disputé (ah tiens, tant que j’y suis, je vais faire mon petit coming out : Emmanuelle (nda, Devos) je vous kiffe, je suis tombée raide dingue de vous dans ce film et depuis je rêve d’un baiser, un vrai, avec vous, et dans Sur mes lèvres, c’était pire, pardon Mathieu, mais j’ai jamais dit que j’étais monogame ni intégralement hétérosexuelle, et l’avantage du coup c’est que je suis pas exclusive) et qu’ils savent pas faire et nous balancent un vulgaire « moi aussi », ces crétins. La phrase est longue mais tout est vrai.

Et notre histoire, vous moi, moi vous, est un long fleuve. Téchiné, Assayas, les Larrieu (ah, Les derniers jours du monde…), Resnais (oh, Les herbes folles), les autres dont j’ai oublié les noms, tous ces films et toujours toi et votre petit air, tout le temps, c’est mieux qu’un shoot, pas besoin de chercher l’émotion de la première fois, à chaque fois, c’est l’envolée.

Et vous réalisez, et vous tendez un peu le bâton voire l’autre joue, quand même, mais j’y vois votre côté christique. Et puis y a Spielberg, et puis, y a 007 – toi et votre petit air encore – et là, tout le monde qui médisait commence à la mettre doucement en sourdine, genre on n’aborde plus trop le sujet ou juste du bout des doigts l’air de rien pour pas passer pour le mec j’ai trop les boules. Et c’est sans compter les intrigants qui font mine d’avoir toujours su que vous étiez génial. Un soir, un garçon m’a dit « Amalric c’est le nouveau Gérard Depardieu, il peut tout faire, il est incroyable ». Je lui ai versé mon Groenland entre ses deux yeux de décérébré. Je t’en foutrais des Depardieu. T’es tellement mieux, mon Mathieu.

Et puis y a quelques jours, t’arrives sur le tapis rouge, là, avec votre nouveau film (Tournée) et les jolies effeuilleuses et ton costume qui ressemble à rien qui vous va si bien, une petite danse et des rires, clic clac, ce sourire, votre regard – celui de celui qui sait regarder -, moi y en a vouloir vous.

Mathieu, quand vous pensez à la mort, je voudrais lire Janké avec toi, quand vous traînez en terrasse, je voudrais être ton café, quand vous dites que t’es pas fragile mais violent, je vous dis fais moi mal. Aïloviou, ichlibeudich, tekiero, Palme d’or.

4 Responses to “MA lettre ouverte à… Mathieu Amalric”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>