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La marinière et mes pulsions meurtrières… ou quand la modasse me contrarie

Ça fait mal aux yeux et mal aux cheveux (moins), ça donne le mal de mer même quand elle pas bleue (pas la mer, la marinière), la marinière, c’est la porte ouverte aux pulsions meurtrières.

La marinière et mes pulsions meurtrières… ou quand la modasse me contrariePetit préambule avant les foudres qui ne manqueront pas de s’abattre çà et là, pas loin de moi en tout cas. Bon, a priori, je n’ai rien contre les phénomènes de mode, les tendances, les it-ci les it-ça, une année tu-porteras-ça-sinon-même-pas-tu-songes-à-sortir-de-chez-toi, une année tu-sortiras-pas-de-chez-toi-si-t’as-pas-ça-nan-mais-t’es-folle-ou-quoi. Mais, car il y a un mais, il m’arrive d’être prise d’une nausée subite, d’une attaque cardiaque, mes petits nerfs poussent de grands cris, c’est le ras-le-bol franc et massif. Et c’est ce qui m’est arrivé cette année. Fin du préambule.

Flash-back : il était une fois il y a quelques semaines, quand l’été était en avril avant que l’hiver soit en mai, je sirotais un café – oui, un CAFE – avec Lilou, en terrasse. Or, qui dit terrasse, dit examen approfondi du monde environnant, observation méticuleuse des passants et, assez vite, focalisation sur un phénomène aussi récurrent que frappant : marinière is everywhere.

Jean-Paul Gaultier, sort de ce corps. Ces corps. Et les vrais ennuis de commencer à la seconde où l’on en a repéré deux, puis trois, puis quatre, car à la seconde suivante on est condamné à ne voir qu’une seule et même chose à gauche, à droite, devant, derrière, en tee-shirt, en écharpe, en chaussette, des bleues, des vertes, des rouges : c’est l’attaque de la marinière.

Or, je vous le dis comme je le pense et un peu brutalement peut-être, c’est rien que des rayures moches, ça fait mal aux yeux et mal aux cheveux (moins), ça donne le mal de mer même quand elle est pas bleue (pas la mer, la marinière), la marinière, c’est la porte ouverte aux pulsions meurtrières.

Ces rayures ont une puissance évocatrice néfaste, la preuve c’est que quand je vois une marinière, je nage au milieu de Santa Barbara et de Récré A2, Corinne Charby et Gold sont dans la piscine, les jeans neige pleuvent au milieu des bodys et des épaulettes, et l’envie d’être vachement méchante avec mon prochain se fait rudement sentir, ce qui, pour celle qui n’est rien d’autre que la douceur même et la tolérance incarnée, ne colle pas du tout, voire s’oppose, à ses préceptes chéris.

Voilà pourquoi je propose la création de la FLRPMPM, (fondation ladies room pour les maltraitées par la modasse) qui récupèrera aisément des fonds puisque chaque individu qui a aura acheté une marinière cette année devra verser tout ou partie de son argent de poche du mois de mai, soit la somme qui ne sera pas dépensée dans l’achat d’une deuxième marinière.

(cc)  deleted.scenes

5 Responses to “La marinière et mes pulsions meurtrières… ou quand la modasse me contrarie”

  • Et bé.
    Bon, j’avoue que je n’ai pas attendu la mode pour mettre des marinières, j’ai toujours trouvé ça hyper cool. Quoiqu’il en soit, si un impôt sur la marinière est mis en place de manière systématique, vous risquez de toucher le jackpot avec mon cas.
    Bakchich.

  • Voui, bon, j’étais pas d’une humeur très heureuse ce jour-là, c’est vrai. Désolée, pardon.
    Ajout donc d’un nota bene à propos de la FLRPMPM : celles qui possédaient des marinières AVANT la vague déferlante de cette année ont droit de pas verser leur argent de poche du mois de mai.

  • ouf, alors ! mais cette mode a déjà touché la population de moins de 15 ans d’il y a un an ou deux. aujourd’hui elle s’est répandue dans toutes les couches de la pyramide des âges… c’est… surprenant !
    j’ai d’ailleurs moi aussi fait un jour l’énumération de toutes les filles en rayures. ça se décline dans toutes les couleurs et toutes les formes. franchement pas rassurant.

  • Personnellement, moi, je porte des marinières malgré mon physique pas du tout avantageux. Pourquoi ? Parce que chez moi, la marinière, c’est culturel…

  • Me disais bien que j’allais pas faire l’unanimité avec cet article…
    Je râle, je râle, ça m’apprendra.

    @Storia Giovanna : L’ennui avec ces phénomènes de modasse incontrôlablasses, c’est que votre marinière culturelle, chère Storia, se fond dans la masse de la vague à rayures et qu’alors, adios votre singularité, bye bye le versant culturel de la marinière.

    Nota bene bis (on note ma bonne composition, mon côté conciliant arrangeant souple) : celles qui portent une marinière culturelle sont exonérées de la taxe pour la FLRPMPM (qui s’enrichit peu, j’ai remarqué).

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