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Impôt j’aurai ta peau (Peut-être. Ou pas.)*

Le printemps est arrivé, et avec lui son lot de déclarations. Déclaration d’amour (le printemps est, paraît-il, propice aux prémices amoureux), déclaration de mariage, déclaration de grossesse (suite logique des déclarations précédentes)… Et surtout, la plus célèbre de toutes : la déclaration d’impôts.

Impôt j’aurai ta peau (Peut-être. Ou pas.)*Un beau jour de printemps (si, si, il a fait beau quelques heures un jour), je me prélassais sur la terrasse, pensant déjà à mes prochaines vacances à Tahiti. La plage, ses côtes sauvages, son sable doux… et le zoo de la Palmyre.

Tahiti, c’est le nom d’un camping en Charente-Maritime.

Bref, mon rêve fut vite massacré évincé par la venue de la factrice qui me remet en main propre et aseptisée L’enveloppe. Pas une banale enveloppe, non L’enveloppe, celle qui gâche ta journée alors qu’elle a à peine commencé, qui ruine tes projets alors que tu ne l’as même pas ouverte.

C’est fou ce qu’elle manque d’originalité, de saveur et de surprise cette foutue enveloppe : avec son gros logo «Ministère-au-nom-trop-long-à-écrire» qui fait que tu sais déjà de qui ça vient et de quoi ça parle ! Il ferait mieux de prendre exemple sur les 3 Suisses, qui te suggèrent d’ouvrir VITE car des réductions super canons t’attendent à l’intérieur, avec une SURPRISE en plus.

Non, les impôts eux, préfèrent le être cash. Adieu plage ensoleillée, coquillages et crustacés. Bonjour déclaration d’impôts.

Remarque, chère enveloppe, on peut au moins te prêter cette qualité : tu es toujours ponctuelle, tout comme ta jumelle «premier tiers» et ta cousine «taxe d’habitation». En regardant cette enveloppe, violemment jetée délicatement posée sur ma table, j’ai une envie soudaine de partir en courant. Faire ma valise vite fait (traduction : alors, qu’est-ce que je prends ? Le top rouge ou le bleu ? Mince, j’ai 22 paires de chaussures, lesquelles laquelle j’emmène ? Pourquoi toutes mes petites robes ne tiennent pas dans cette grosse valise ?). Cocher la case «n’habite plus à l’adresse indiquée» ou «parti sans laisser d’adresse», avec éventuellement un mot leur expliquant que je participe actuellement à Koh Lanta et que je les recontacterai à mon retour. Ou pas.

J’ai bien peur que, quoi je fasse, ils sauront me retrouver, quitte à mettre Interpol sur le coup. Certes, je ne suis pas une escroc à la Madoff, mais tout de même.

Payer ses impôts, c’est important, c’est un signe extérieur de richesse. Si, si. N’avez-vous jamais entendu «je suis content(e) de payer des impôts, ça veut dire que je gagne de l’argent». Si tu payes des impôts, c’est que tu as un salaire, donc que tu travailles, donc que tu n’as pas à te plaindre. Moi aussi je gagne de l’argent, je travaille même pour en gagner (je te jure, ce qu’il faut pas faire), je paye des impôts, je devrais donc être contente. Pourtant je me plains. 

Je suis lasse de toutes ces taxes. Taxe sur la valeur ajoutée, éco-taxe, taxe d’habitation, taxe foncière parfois, taxe, taxe, taxe et re-taxe.

Taxe me et taxe moi sont dans un bureau, peu importe qui tombe à l’eau, tu payeras quand même tes impôts.

Maintenant que le premier tiers est payé, que la déclaration est bientôt envoyée, il ne me reste plus qu’à songer à nouveau à mes prochaines vacances non pas à Tahiti, mais dans un autre paradis. Fiscal de préférence !

*Ceci est un titre, messieurs mesdames du Fisc ne vous en offusquez pas :)

(cc) Eowyn_86

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