Histoires

Facebook aura-t-il raison de nous ?

Depuis quelques jours les médias ne cessent de parler de Facebook. Mais pourquoi donc ? Depuis quelques mois des apéros géants ont eu lieu dans plusieurs villes de France. Des grands rassemblements auxquels des milliers de gens affluent. Certains y vont par curiosité d’autres pour participer à une beuverie ou passer une bonne soirée.

Facebook aura-t-il raison de nous ?Peut-être êtes-vous déjà tombées sur une de ces pages là. Au départ cela ressemble à une grande manifestation où des milliers d’anonymes se retrouvent autour d’un verre. Vu comme ça l’ambiance semble être bon enfant. Mais quand l’alcool coule à flots ce qui n’est pas forcément un mal, il peut y avoir des débordements. Surtout que ces apéros géants réunissent des milliers de personnes qui parfois deviennent ingérables quand l’alcool se mêle à la fatigue voire à l’énervement. Malgré cette forte affluence, aucun service d’ordre n’est mis en place pour limiter les débordements. Ainsi sans encadrement des drames peuvent survenir. Pourtant le pire peut-être évité.

Malheureusement l’apéro Facebook de Nantes a viré au drame. Un jeune est mort suite à une trop grande absorption d’alcool. Un coma éthylique ça ne pardonne pas. 21 ans, jeune et con diront certains, mais surtout trop jeune pour mourir.

La faute à qui ? Normalement a 21 ans on devrait être conscient et responsable de ses actes. Évidemment quand on ne cesse de vous proposer des verres, il est parfois difficile de refuser. Néanmoins vous avez toujours la possibilité de dire non. On est seul maître de son destin. L’ambiance fait que l’on est tenté parfois au delà de la raison. Après tout il n’y a pas d’obligation.

Si on part de cet argument, les créateurs de la page ne sont pas responsables ; après tout ce ne sont pas eux qui ont forcé ce jeune à boire jusqu’à ce que mort s’en suive. Et pourtant depuis le drame on accuse Facebook de tous les maux. Face à l’engouement que provoque ce genre d’évènements, les créateurs sont dépassés et ne gèrent plus l’évènement d’où les débordements, les accusations et les reproches portés aux organisations après la mort de ce jeune.

Légalement ces manifestations ne sont pas autorisées. Mais peut-on réellement les interdire pour éviter des drames futurs. On peut toujours utiliser le principe de précaution, depuis peu il est à la mode, non ? Après le drame, la page Facebook de l’apéro géant qui aurait dû avoir lieu à Paris a été purement et simplement supprimée. D’autres apéros ont été annulés ou sont en voie d’annulation pour ne pas troubler l’ordre public. Pour empêcher que de tels drames ne surviennent dans l’avenir, il faudrait que les organisateurs de ces évènements les organisent en toute légalité avec les autorités des villes concernées. Il est pourtant difficile de savoir réellement le nombre de personnes qui y participeront. On peut juste faire des estimations.

Ce qui fait peur aux autorités dans tout ça c’est qu’elles n’ont aucun contrôle sur la situation. Un phénomène peut être créé en quelques minutes. En quelques jours quelques milliers de personnes peuvent adhérer à un évènements. En quelques clics, des milliers de personnes se donnent rendez-vous à un point précis pour boire ou pour simplement passer du bon temps sans penser à mal… Cette nouvelle façon de créer un buzz apparait incontrôlable parce qu’elle sort des sentiers battus. De nouveaux réseaux se forment sans qu’on sache réellement leurs dimensions et leurs limites. Ce n’est pas toujours facile de savoir qui se cache derrière telle ou telle manifestation. Cette nouveauté montre que les individus cherchent à communiquer différemment. Pourtant vu comme ça on peut trouver cette situation étonnante.

Normalement on prend l’apéro avec des personnes que l’on connait bien (famille, amis, collègues de travail). Les apéros Facebook rompent avec cette logique. Ils mettent en lien des personnes qui la plupart du temps ne se connaissent pas. De clics en clics on rajoute des personnes dans ce “carnet d’adresses” virtuel. Enfin on n’est pas obligé heureusement. Dans ces réunions les gens trinquent sans connaitre rien l’un de l’autre. Ils trinquent comme ils trinqueraient avec des inconnus, étrange non ? Remarque, c’est surement une expérience spéciale et amusante à vivre.

La société est en pleine transition. Facebook fait partie de cette société perpétuellement en évolution. Lentement on s’approprie ce nouveau langage. La révolution Internet est passée par là. Mais si Facebook, fait beaucoup d’adeptes, peu à peu certains s’en détachent avec raison. D’autres se refusent à avoir un compte. Pourtant dans les deux cas ces personnes ne semblent pas en manque. Puis le virtuel quoi qu’on dise ne remplacera pas la joie du réel. Sur Facebook, on peut avoir des milliers de fous rires mais rien ne vaut une soirée entre amis où on se tord de dire, n’est-ce pas ? Facebook ou pas Facebook on peut profiter de la vie et s’amuser.

Trinquons tous et toutes ensembles dans la bonne humeur. One more Drink ! Cheers, A la vôtre Ladies !

(cc) lastquest

2 Responses to “Facebook aura-t-il raison de nous ?”

  • Je dirais même plus : trinquons au Perrier et au jus de tomate :). Il est évident que la jeunesse, surtout en masse, est très influençable. Malgré tout, je pense que la responsabilité de chacun dans ce genre d’événements est à prendre en compte. Autrement dit, cela aurait pu très bien se passer, sans débordement ni mort. Mais dans la mesure où il y a des vies humaines en jeu, il faut un responsable. C’est malheureux à dire, mais la société contemporaine a oublié toute notion de fatalité. À mon sens, Facebook ne devrait pas pâtir du manque de lucidité de la plupart de nos contemporains.

  • tout à fait d’accord avec toi, je retourne à mes dossiers universitaires

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