My Space

“Lettre à un Amour Perdu”

A toi,

Deux jours sans toi et je me sens si seule. Là, allongée en regardant les étoiles, mon cœur embrumé par la raison. Je peux ainsi aisément penser à toi…À chaque fois que j’écris, lorsque je pense à toi, je me rapproche inévitablement de toi. Et toi ? Lorsque tes yeux se rive sur cet océan étincelant as-tu une pensée pour moi ?

C’est si difficile de te le dire, si difficile de te dire que je t’aime comme je n’ai jamais aimée, que chaque seconde sans toi et une minute de souffrance qui s’infuse en moi. Lorsque je te regarde dans les yeux et que tu m’écoutes avec attention, je ne peux te le dire. Comme si tous mes sens étaient en ébullitions et qu’en opposition à ce caractère brûlant chaque cellule qui compose ma langue se soit soudain paralysée, j’ai peur de le dire. Ce mot qui parait si insignifiant à tes yeux. Ce mot qui te parait si simple à prononcer devient un véritable obstacle lorsque mon regard se pose sur le tiens. Et c’est dans ces moments là, qu’il prend toute son importance. Le « je t’aime » devient alors le vrai « je t’aime », le « je t’aime » qui vient du cœur lui-même.

De plus, ton regard me fait perdre tout contrôle. Lorsque que nous ne nous sommes pas vu depuis un moment, je ne peux m’empêcher de frissonner au contact de tes lèvres. Je le sens en moi comme une pression puissante qui s’étend brusquement dans les moindres parois de mon corps, partant du bas ventre jusqu’à l’estomac. Ce frissonnement incontrôlable me paralyse de bonheur, d’étonnement, d’extase qui fait qu’à chaque fois, ton regard me tétanise. Comme il est difficile de ne pas être avec toi. J’aimerais être encore dans tes bras et m’abandonner ainsi prés de toi pendant des heures et des heures.

Seulement le temps semble me détester…À chaque fois que je suis prés de toi, il galope et s’écoule à une vitesse vertigineuse, pour me blesser amèrement. Par contre, il se réjouit lorsque je suis seule et que je regarde la pendule en pensant à toi, il me regarde et me nargue en abaissant ses aiguilles noires à une allure incroyablement lente. Ce que je veux ? Être avec toi tout le temps, pouvoir amplement plonger dans tes yeux comme dans un Océan chaud et doux. Pouvoir être dans tes bras pour les sentir m’engloutir prés de toi. J’aime à loisir passer ma main dans tes cheveux, les presser doucement au creux de ma paume pour avoir un semblant d’emprise…Car dès que tu te tournes tu m’échappes à nouveau. Je pourrais te comparer à  de l’eau ou du sable…Tu sembles te délier entre mes mains. Lorsque je tente de me rapprocher de toi en te prenant dans mes bras, j’ai l’horrible impression que tu t’évapores et que tu t’éloignes de moi. Même dans tes bras, mon cœur ne peut s’empêcher de saigner d’amour pour toi, invoquant une souffrance indésirable dans ces instants de purs plaisirs qui ne se sont qu’éphémères à mon goût.

L’Eternité elle-même ne pourrait assouvir cet amour indomptable et grandissant.

Moi.

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