bouquin

Paranoid Park de Blake Nelson

Portland, Oregon. Un jeune skateur de 17 ans s’adonne à sa passion du skate avec ses amis. Alex mène une vie sans histoire, va en cours, s’intéresse aux filles et passe son temps libre à faire du skate. Quoi de plus normal pour un adolescent de 17 ans ? Dans sa ville coexistent plusieurs skate parks qui ont plus ou moins bonne réputation. Et il y a Paranoid Park, Skate park un peu malfamé mais réputé pour la qualité de ses pistes de skate. Tout bon skateur se doit d’aller à Paranoid Park. 

Paranoid Park de Blake NelsonIl y va donc avec un ami, Jared, pour essayer. Plutôt content il y retourne tout seul un soir. Mauvaise idée ? Comme tous les samedis soirs, les jeunes sont de sortie et les skateurs au skate park. Il fait la connaissance d’un certain Scratch, rencontre qui va bouleverser sa vie. Ainsi Scratch et ses copains l’invitent à rejoindre le groupe. Et quand Scratch le met au défi de prendre le train en fraudant pour aller acheter de l’alcool et des cigarettes il accepte. Cette aventure lui permet  de fuir l’ennui. Mais un agent de sécurité les intercepte…

S’ensuit une course poursuite. Bientôt celle-ci tournera mal. En effet l’agent  de sécurité cherche à les maîtriser et arrive à les faire tomber, mais tous deux remontent. S’ensuit des échanges de coups violents. Jusqu’au moment où le pire arrive : Alex en se défendant, finit par tuer accidentellement l’agent de sécurité. Dès lors sa vie ne sera plus jamais la même.

Nous pénétrons ici dans l’univers des skateurs, souvent mal perçu et mal compris par les adultes. Même chez les skateurs des groupes préexistent. Les Zonards traînent dans les rues et sont souvent issus des quartiers plus défavorisés. Quant aux Bourges, ils ont la chance de vivre dans des quartiers cossus loin des problèmes de délinquance. Mais chaque groupe possède sa zone d’influence .

C’est pourquoi aller à Paranoid Park ressemble à un défi pour les skateurs dits bourges. On remarque aussi que les skateurs souvent décriés, sont finalement comme tous les adolescents : ils se cherchent une identité qu’ils trouvent à travers le skate. Après tout, c’est un moyen pour eux d’être reconnu au bahut et de faire partie des mecs populaires et cool. L’enjeu est là quand on a autour de 17 ans.

Ce roman est écrit sous forme de lettres. Alex s’épanche pour se libérer de la culpabilité. Il y exprime ses émois, ses peurs, ses doutes. Ces lettres sont écrites à un destinataire dont on ne connait le nom qu’a la fin. Il raconte son secret. A travers elles, on découvre un adolescent perdu, qui perd le goût de la vie après avoir commis l’irréparable. Mais c’est le seul moyen d’expression qu’il a trouvé pour sauver son âme. Par la force des choses il change, il n’est plus le même. Ses amis le remarque sans pour autant connaître la raison de ce mal-être. Au même moment ses parents se lancent dans une procédure de divorce douloureuse. Sa vie est donc chamboulée en tous points. Comme si rien ne pouvait rendre sa vie meilleure.

Ce livre se lit bien et nous montre que l’adolescence est une période que l’on traverse avec plus ou moins de difficultés. Une erreur adolescente peut à jamais changer la vie et faire passer l’adolescent du côté obscur. Parfois, on sort de l’innocence violemment. On devient adulte sans pour autant avoir la maturité. Ce thriller psychologique haletant et brillamment écrit par Blake Nelson a été adapté par Gus Van Sant, le réalisateur d’Elephant en 2007.

3 Responses to “Paranoid Park de Blake Nelson”

  • Je n’ai pas lu le bouquin, mais le film m’a vraiment plu.
    J’avoue que les histoires de skateur ne m’émeuvent pas plus que ça, mais Gus Van sant rend l’histoire dingue, et la manière de tourner le film est hallucinante… La scène de la douche est incroyable.

  • bien bien bien, un prochain bouquin en perspective dans mon monde préféré! merci pour l’envie jess

  • @ mely merci beaucoup ça me fait palisir que ça t’es donné envie de lire
    @Lou je n’ai aps encore vu le film honte à moi. Pourtant c’est pas faute d’avoir voulu. J’rai le louer un de ses quatres. Parfoi les mots se suffisent à eux-mêmes mais quand je suis curieuse de voir ce que ça donne histoire au moins de comparer.

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