My Space

C’est la fin de l’été, fin de l’histoire.

De cette belle histoire.

Si je pouvais n’être que mélancolique.

Mais cela me transperce le cœur, j’ai mal à en crever.

De ces douleurs que l’on ne sent pas arriver et dont on ne connaît pas la date d’expiration, sachant juste que cela va laisser des traces, de multiples traces.

Mon cœur est dévasté à un point que je n’aurai pas cru possible.

Tout ce que j’ingurgite refuse de rester dans mon corps meurtrit.

Lorsque j’arrive enfin à m’extirper de chez moi ; je suis au milieu des autres mais je suis seule.

Comme si je flottais.

Les écouteurs vissés sur les oreilles, le regard dans le vide, les yeux embués.

J’ai la curieuse sensation d’être dans une bulle ou rien ni personne ne pourra me secourir.

De longs sanglots étreignent ma gorge à  chaque instant.

De ceux, enfantins, qui pousseraient presque à fondre de nouveau dans le giron maternel.

Je voudrais que tout cela s’arrête mais je ne contrôle plus rien.

Pour une fois.

Les autres m’indisposent.

Leur condescendance me retourne les entrailles.

 

Tout s’est arrêté à la seconde où il m’a quittée.

Je ne vis plus que par cette tristesse, que pour elle.

Tous les amours malheureux deviennent les miens.

Ceux des bouquins, ceux des chansons.

Il n’y a plus que des amours torturés à mes yeux.

Tout d’un coup, Paris et sa foule m’étouffe.

Alors, sur un coup de tête je par pour Honfleur. La fin de l’été y est pluvieuse.

La météo apparaît comme le reflet de mon âme blessée.

Joni Mitchell chante à mes oreilles.

Les vagues caressent mes pieds.

Le sable est froid.

J’aimerai tant qu’il soit possible à ce sable glacé de remettre mon esprit à l’endroit.

Je ne serai dire si cette soupape est une solution ou une fuite mais pour un court instant elle me soulage.

 

Il faudra que j’arrive à retirer le pansement d’un coup, sans m’arrêter, sans réfléchir, en retenant ma respiration.

Mais tout cela est une question de temps.

Quel gâchis !

Pourtant il m’aime.

Je le sais.

Ce n’est pas seulement dans ses mots.

Son corps, ses gestes, ses regards me le dise encore alors qu’il me quitte.

Je suis persuadée que c’est cela qui me fait le plus souffrir.

Il s’est mis dans la tête que je serais mieux sans lui.

Lui qui n’est pas sûr.

Lui qui ne sait plus.

Lui qui doute.

Et dans le doute, c’est l’option de cette rupture qu’il privilégie.

Sans être sûr que ce soit la bonne.

En envisageant sûrement pas que cela puisse me rendre plus malheureuse que ne l’aurait pu faire notre couple.

C’est pourtant ce qui se passe.

Et au milieu de tout cela je ne comprends plus.

Si les raisons nous menant à cette rupture étaient plus évidentes, plus explicables ; je pourrais me consoler en me disant qu’il sera plus heureux sans moi, que mes plaies cicatriseront un jour, que c’est la meilleure solution.

En ramassant mes dernières affaires dans son appartement, je lui écris une lettre.

Une lettre pleine de tendresse.

Avec un peu de recul, c’est la tristesse qui s’offre à moi aujourd’hui.

Une infinie tristesse.

Il me manque.

Je sais ce que j’ai perdu et je n’ai pas le goût de retrouver quoi que ce soit d’autre.

C’était lui.

C’est lui.

Je le sais.

One Response to “”

  • Que dire, c’est tellement et en plus c’est bien écrit; L4AMOUR EST UNE CHOSE COMPLEXE peut etre que le temps t’aidera à aller mieux et qui sais un jour si vous ets vraiment fait l’un pour l’autre vous retrouverez. Bon courage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>