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Se faire baiser… ou découper en rondelles ?

Cet article m’a été inspiré par les aventures croustillantes de Lolipop. Celles-ci m’ont remise en mémoire quelques unes de mes imprudences passées !

Se faire baiser… ou découper en rondelles ?Lolipop écrit, entre autres, cette phrase qui me parle comme si je l’avais moi-même écrite auparavant: « Je ne suis plus apte à réfléchir, je n’ai qu’une idée en tête : le plaisir que cet homme pourrait me procurer.»

L’attirance mystérieuse pour un parfait inconnu, cette attirance qui fonctionne comme un aimant… je connais ! A croire que quand ça « nous chatouille » là en-dessous, on est prête à faire toutes les bêtises, et à commettre toutes les imprudences !

Son récit, et particulièrement la phrase ci-dessus, me ramène huit ou neuf ans en arrière, où j’ai fait l’une des expériences les plus invraisemblables de ma – pourtant longue – carrière sexuelle. C’est comme ça que je me suis retrouvée à suivre la voiture d’un homme dont j’avais fait la connaissance, autour d’un verre, une demi-heure plus tôt. Un inconnu que j’ai suivi en voiture sans me poser de questions, en toute imprudence ( et en toute impudence aussi, d’ailleurs !)  empruntant des chemins escarpés, et me retrouvant dans un bled où Jésus-Christ n’a probablement jamais mis les pieds. Sans avoir aucune idée de l’endroit où je me trouvais, quand mon inconnu s’est arrêté, et que j’ai garé ma jeep près de sa voiture, face à une villa ancienne au charme désuet.

Je me souviens avoir suivi cet homme comme une automate. Comme si ma volonté n’existait plus ! Comme si plus rien ne comptait, que mon univers se résumait à ce qui allait se passer maintenant ! Le temps paraissait suspendu,  j’avançais comme dans un monde flou, irréel. Rien d’autre ne comptait que ce destin vers lequel j’étais attirée comme un aimant !

Dans la chambre (je ne me souviens plus du trajet depuis le gravier sur lequel nous nous sommes garés, comme si j’avais été transportée là comme par lévitation), nous nous sommes déshabillés en silence. Mon inconnu s’est couché sur le dos, sa belle queue bien dressée, et je me suis mise à califourchon sur lui. Au moment où nous commencions à faire l’amour, il m’a dit à l’oreille : « ne crains rien »  et j’ai vu apparaître, dans sa main droite… un sabre ! Il l’avait sorti de dessous du lit, et me la glissé sans autre cérémonie… sous les fesses !

Au lieu de garder mon bon sens, de me dire que j’avais affaire à un malade, et de m’enfuir épouvantée, je suis… restée ! Moi d’habitude avec la tête bien sur les épaules,  j’étais… en train de la perdre ! (et peut-être pas seulement au sens figuré !) Tant pis ! j’aurais pu me faire découper en rondelles, mais c’était plus fort que moi, il fallait que je reste !

Tenant toujours le sabre de la main droite, mon inconnu a pris le plat de celui-ci de la main gauche, et a commencé à me faire bouger les fesses avec ce dernier. Je n’ai pas protesté, mon corps s’est mis à suivre docilement le mouvement, mes fesses se synchronisant sur la lame qui montait et descendait en cadence. J’étais subjuguée, mais je ne parvenais pas à ressentir de peur !

Bien que complètement sous-tension, avec mes nerfs tendus comme les cordes d’un violon. J’ai eu très rapidement un drôle d’orgasme, que je ne saurais difficilement expliquer par des mots : une sorte d’orgasme silencieux, « froid », sans cris, sans halètements,  mais – en même temps, et de façon paradoxale – très fort. Et aussi, une impression fort curieuse, la sensation de « pisser mon éjaculation ».

Mon énigmatique inconnu n’était pas encore arrivé. J’ai bientôt enchainé, toujours aussi silencieusement, un second orgasme, puis un troisième, un quatrième… et puis j’ai commencé à perdre le compte (une douzaine ? plus encore?)

A un moment, j’ai senti que le sabre me soulevait d’avantage les fesses, puis s’immobilisait en l’air ! J’ai senti  mon inconnu qui s’arcboutait dans un mouvement très très fort, et j’ai ressenti violemment son orgasme. Un orgasme profond, une sorte d’érection orgasmique, rauque, volcanique, presque inhumaine, qui couronnait le tout. J’ai senti son sperme couler en moi, et ça m’a donné comme un dernier coup de fouet : j’ai fait entendre un râle de bête pour cet ultime orgasme, et… je me suis affaissée contre sa poitrine.

Tout s’était passé dans une telle tension que je crois qu’en me relâchant,  je me suis endormie presque instantanément, indifférente à tout ce qui m’entourait, indifférente au danger ou quoi ou qu’est-ce…
Je me suis réveillée avec la lumière du jour (je n’étais donc pas découpée en morceaux). Encore toujours dans la même position, comme clouée par mon inconnu  qui venait de devenir mon amant.

…Et qui l’est encore toujours aujourd’hui.
(sauf qu’aujourd’hui,  je sais quand même comment il s’appelle !)

Ma mère devait avoir raison : je dois probablement avoir été taillée dans la viande dont on fait les putes, pour prendre des risques aussi inconsidérés !

(cc) lepiaf.geo

15 Responses to “Se faire baiser… ou découper en rondelles ?”

  • bravo! a quand la suite?

  • Ah mais ça fait quelques années que la suite continue…

    Simplement, mon inquiétant personnage ne m’ayant pas découpé en rondelles lors de notre première rencontre, je l’ai adopté.

    (maintenant, quand il sort son sabre, je pense « Pfff ..même pas peur ! »

    PS : ceci dit, si vous voulez une autre histoire, j’ai eu, p.e. , une aventure avec …un séminariste (qui ne manque pas de piquant !)

  • par la suite je pensais a un autre article du meme style vu que le 1er s’etait termine par le repos bien merite de la gueriere^^……

  • “pisser mon éjaculation” c’est drole cette phrase parce que moi je ressens ça à chaque orgasme comme si j’allais faire pipi c’est bizzare comme sensation ca fait peur mais après on s’en fous tellement on est bien !
    très beau texte et très excitant aussi !

  • Juste mon côté “précaution” : pas de préservatif? Ca plus le sabre, brrr j’ai eu froid dans le dos! Bon heureusement tu l’as gardé ;-)
    Sinon, quand tu veux pour l’histoire du séminariste!

  • @ coppelia: les gens de notre age(naibed et moi) a l’epoque ou ca s’est passe, personne ne parlait de capotes, le sida n’existait pas encore officiellement….(il est apparu aux usa en 1982)

  • @frenchi971 : je ne suis pas douée en maths mais 8 ou 9 ans en arrière, ça donne l’an 2000 et le sida n’était pas une vue de l’esprit à cette époque!
    En même temps, je ne jette pas la pierre à Naibed, j’ai moi aussi commis des erreurs parfois, mais en général j’ai fait attention.

  • Bon, je vais aller m’asseoir dans un bar, et accepter le verre d’un inconnu un peu louche, hé hé!! Il faudra que je vérifie s’il a bien son sabre, aussi, lol

  • @coppelia: tu as raison pour le raisonnement matheux ca se passait aux environs de l’an 2000. je voulais seulement dire que naibed et moi on a eu le pic(ou l’apogee) de notre vie sexuelle avant les mid 80′s.
    note ca veut pas dire que ca s’est arrete apres(voir le blog de naibed) juste qu’on a pas eu l’habitude de mettre la viande sous cellophane^^
    pour les generations plus recentes ou celles et ceux qui chassent a droite et a gauche, oui tout a fait faut mettre des gants……

  • @lili: la machette ferait-elle l’affaire? lol

  • @xena [pisser son éjac]: oui xena, j’ai souvent aussi, comme toi, cette impressiontrès spéciale, mais là c’était particulièrement fort, indescriptible. Comme si je perdais ma substance…

    @coppelia [précautions]: je suis d’habitude, comme toi, précautionneuse. Mais ici, hélas, pas de précautions de ce côté-là non plus ! rien ! tout oublié (mon bel inconnu qui m’a si bien subjugée aurait pu y penser, lui !)
    c’était comme une urgence absolue : le zizi direct dans la foufoune, et hop ! (bareback, comme disent les anglais !)

    @frenchi971 & coppelia [SIDA] : oui oui, c’était bien en été 2000. Et oui, normalement, on faisait fort attention. Plus qu’aujourd’hui, je dirais, où il me semble qu’il y a du relâchement de ce côté là…

    @lili-mai: [sabre]: s’il l’a oublié, il a toujours un mini-sabre sur lui, lol !

  • Ca donne envie de vivre le même genre d’expérince, surtout quand ça finit bien et qu’une fois le côté “mystérieu” passé, ça ne vous ai pas empêcher de vivre quelque chose de différent…

  • PhotoFilm : « surtout quand ça finit bien »

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    Oui, c’est peut-être ce sur lequel je n’ai pas assez insisté !Et je ne voudrais surtout pas inciter les lectrices de Ladies Room à l’imprudence ! Je suis féministe (et fière de l’être) et, à ce titre, je connais trop de cas de filles qui se ramassent mal (viol, violences..) voire …pas du tout (meurtre, prostitution, …) !.

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    Problème : ma position peu consistante, et très dure à tenir. J’entends déjà les critiques: ouaip ! elle nous en fait d’abord baver avec ses histoires, et puis elle se la joue mère-la-pudeur en disant: « attention ! danger les filles, faites surtout pas comme moi ! jouez pas à ça ! »

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    Comment répondre à ça ? Je ne veux pas vous la jouer « faux-cul ». Oui je regrette ma totale inconscience face au danger ! Oui, je ne comprends pas comment j’ai pu suivre un parfait inconnu, une sorte de comte Dracula à qui je n’ai jamais été présentée, jusque dans son repaire. Fallait-il que je soie complètement subjuguée, dans un état second, agissant comme une somnambule. Oui, je regrette de ne même pas avoir songé – un comble ! – au préservatif . En fait, je crois que ça m’a effleuré l’esprit, mais – au fond de moi, je n’en voulais pas : je ne voulais pas de rupture de rythme qui aurait pu briiser la magie (noire) de l’instant. Mais, pire encore, je crois que ce je voulais vraiment, c’était son bout de viande tout nu tout cru dans ma [humhum] qu’il inonderait de sa [humhum] !! Quid du SIDA ? Who cares ?! Quid de ce qui se passerait ensuite (je n’étais pas encore ménopausée) : allais-je avorter ? Ou « déposer le paquet » sur les marches du château de mon compte Dracula avec les instructions ad hoc (biberon toutes les quatre heures, changer de pampers deux fois par jour, etc.) ? Who cares ?! (et certainement pas moi : j’étais bien la dernière à vouloir m’inquiéter de ce genre de « détails »).

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    Ce que je pense, c’est qu’il y avait en moi un bouillonnement hormonal absolument terrible , une sorte de « Vésuve » qui précédait ma ménop ! Ma seule réponse consistante serait donc de dire que s’il y a une « morale » à cette histoire, c’est …qu’il n’y en a pas ! Que celle qui est prête à se bruler les ailes le fasse …mais à ses risques et périls !

  • à NAIBED

    je suis un peu jalouse car cette aventure se passe presque toujours dans nos rêves érotiques ou fait partie de nos phantasmes .

    est ce que tu te rends compte de ta chance ? même si tu n’as rien pu contrôler !

    J’attends de connaître le détail de tes ébats avec ton séminariste .
    As tu glisser ta tête sous sa robe pour découvrir .l’oiseau de Dieu ?
    Portait il un caleçon? ou rien !!!!!!!

  • Ben oui j’ai eu de la chance ! …d’abord de revenir vivante !
    (sinon je n’aurais rien pu vous raconter) ;-)
    .
    Pour l’aventure du séminariste, il faudra un peu attendre (je viens de trouver un titre d’enfer !). Quant aux détails, je ne raconte rien à l’avance : il va falloir s’armer de patience.
    .
    En attendant, j’ai pondu une autre nouvelle : « voir sous les jupes des filles…., mais qui n’est pas encore dans la rubrique “FESSE”.
    Tu peux la trouver ici :
    http://ladiesroom.fr/2009/07/26/voir-sous-les-jupes-des-filles-2/

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