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Les derniers jours de la grossesse…

(écrit la veille de mon accouchement)

Un jour, j’ai rencontré Monsieur Maguelone. J’étais jeune, innocente et un peu bête, lui aussi, donc on s’est dit que faire des bébés, c’était bien. Comme je suis sage, je lui ai dit que d’abord on devait se marier.

Je n’avais pas compris que c’était déjà le début des emmerdes (ouais, si c’était à refaire, on se marierait à Las Vegas), parce que tout le monde a son mot à dire, tout le monde a son idée sur la question, et tu n’as plus qu’à te disputer toute la journée (pas avec ton futur mari, quand même).

Ensuite, tu te dis que tu peux essayer de faire ton bébé. A toi les courbes de température super aphrodisiaques, les observations de ton cycle très érotiques et compagnie. Comme malgré tout tu as de la chance, tu réussis à faire ce bébé. Dès que tu annonces ta grossesse, ce bébé est à TOUT LE MONDE. Tu dois allaiter, manger ci et pas ça, faire ci et pas ça. Il y a un manuel secret de la bonne mère, ou quoi ?

Toi, pendant ce temps, tu es anémiée au plus haut degré. Ce qui veut dire que tu t’essouffles très vite, que tu es crevée. Ensuite, tu cours aux urgences pour une forte douleur côté gauche. Tu n’es enceinte que de quelques jours, et tu as déjà gagné trois kystes sur l’ovaire gauche. Youpi. Tu ne risques rien, sauf un tout petit éclatement des kystes qui saigneraient et feraient très très mal.

Après ça, tu as gagné le droit de dégueuler tout ce que tu peux, tous les soirs de tes vacances (pendant que les autres boivent l’apéro, genre). Le pire, c’est que ce bébé, tout petit et déjà si chiant, tu l’aimes !

Tu n’es pas encore enceinte de 4 mois, que tu as déjà des contractions. Youpi. Tu as donc le droit de retourner aux urgences, de voir ton bébé gratos à l’échographie, et de supporter tes contractions en silence, parce que ça s’appelle juste un utérus contractile. Tu associes ça à des crampes monumentales aux jambes, et là ça devient le top du top.

Quand tu gagnes le droit de rester au chaud chez toi, tu es tellement crevée que tu restes à dormir des jours et des jours…

Tu gagnes un peu en sérénité, jusqu’à ce qu’on vienne te dire que tu n’as pas assez de liquide amniotique. Tu pleures un peu (pas trop, parce que sinon tu en auras encore moins !), et puis tu demandes que faire. “Il faut se reposer”. Hum ? Se reposer de ne rien faire, sans doute ?

Tu as peur d’être déclenchée, tu comptes les jours, tu surveilles ton bébé de près. Tout est prêt en avance pour son arrivée imminente ! Et là, alors que tu deviens énorme, que tu as mal aux jambes (crampes+oedèmes), que tu ne dors plus la nuit, ton bébé (qui va très bien, et te tape super fort, imaginez 50 cm de bébé pour 3 kilos…) te porte le coup de grâce : Il décide de ne plus sortir.

Saloperie de bébé ! 

Bébé, sors de ce corps, j’en ai marre !!!!!!!

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