Histoires

Quand Chica teste l’épilateur

Ceux qui me connaissent très bien, intimement même je dirais, savent que je voue un culte sans limite à l’épilation : j’ai le poil en horreur, je le traque, le trouve et je l’extrais, le coupe, l’arrache, enfin peu importe la méthode, l’essentiel c’est qu’il disparaisse. Bras, aisselles, maillot, jambes entières, aucune partie de mon corps n’a droit à son poil, tête exceptée.
Mère nature a eu la gentillesse de me doter de sourcils quasi parfait, un petit coup de pince à épiler suffit à mon bonheur, et contrairement à d’autres femmes de ma connaissance, aucun poil n’orne ma lèvre supérieure, à peine un léger duvet auquel j’applique une ou deux fois par an un traitement à la cire chaude.

Quand Chica teste l’épilateurComme vous pouvez le constater, je ne recule devant aucun effort afin de rester glabre, et pratiquement aucune méthode d’épilation n’a de secret pour moi. A chaque partie de mon corps sa méthode, ce qui fait que je dispose de tout un arsenal de traqueurs de poils : pour les jambes la cire chaude ou froide, pour les aisselles et une partie du maillot le rasoir, pour les bras et une autre partie du maillot la crème dépilatoire…

Ce qui fait qu’il ne me manquait qu’une chose pour parfaire ma traque au poils : une méthode unique me permettant d’éliminer ces intrus de mon corps.

Après moult réflexions, discutions, consultations de forum es-poils, j’ai décidé de tester : l’épilateur électrique. Rien que le nom fait frémir, et l’objet en lui même est effrayant : ça ressemble à un rasoir, muni d’un rouleau sur lequel sont disposées une multitude de pinces. une fois mis en marche, le rouleau se met à tourner et les pinces s’ouvrent et se ferment, à une telle vitesse que le mouvement devient imperceptible à l’œil.

C’est donc ce matin même que j’ai fait l’acquisition dudit appareil, j’avoue que j’ai longuement hésité, le choix était vaste et les différences de prix énormes. J’ai opté pour l’un des moins chers, peu certaine d’utiliser régulièrement le monstre. Je l’ai choisi avec les pinces en plastique, moins effrayantes que celles en métal, et celui-ci dispose d’un gant que l’on met au congel afin “d’endormir” la zone avant passage de la bête. Toute l’après-midi en faisant mon jardin, j’ai pensé au moment où je testerai l’appareil, ça m’a hanté, miné, torturé, une crainte soudaine envahissait mon esprit : et si c’était douloureux ?

Après mon travail et une douche bien méritée, je ressemblais d’avantage à Mister T qu’à Rihanna, après avoir passé 3h à débroussailler, désherber, arracher mauvaises herbes et autre (j’étais déjà dans le contexte).
Je me suis assise sur le bord du lit, l’engin dans la main, après avoir lu le mode d’emploi, j’ai décrété d’office que je n’avais nul besoin du gant refroidisseur, qu’il aurait de toute façon fallu mettre au frais deux heures plus tôt. Étant habituée de la cire froide et chaude, rien ne pouvait me faire mal !

Vraiment rien ?
J’ai allumé le monstre, et un son plus que désagréable a envahi la pièce, suivant les conseils du manuel d’utilisation, j’ai passé la seconde vitesse et je me suis lancée. Au moment même où l’appareil s’est posé sur ma jambe, je n’ai eu qu’une envie : l’arrêter. Vous êtes-vous déjà arrachée un poil à la pince à épiler ? Et bien multipliez la sensation par dix et prolongez-en la durée. C’était tout simplement horrible : des picotements atroces sur toute la surface traitée. Mais stoïque et imperturbable, j’ai serré les dents et ai continué, au bout d’une minute la douleur a diminué, ma peau s’y habituait… sur les jambes…

Motivée j’ai décidé d’attaquer l’intérieur des cuisses : mauvaise idée ! Ce fut tout simplement atroce, j’ai trouvé ça très désagréable. J’ai aussi testé un petit bout d’aisselle, pas top du tout !

Le résultat ? J’avoue nickel mais à certains endroits faut insister, reste à voir le temps pour la repousse…
Bon je recommencerai car j’apprécie la rapidité et le fait que ça puisse s’utiliser sur tout le corps, mais aie aie !
Franchement la cire à côté c’est la douceur même !

(cc) Brian Lane Winfield Moore

6 Responses to “Quand Chica teste l’épilateur”

  • oh oui que la cire à côté c’est de la douceur à coté de l’épilateur. Moi j’y ai renoncé!!!! quel courage! :-)

  • Et bien, aussi étrange que cela puisse paraitre, moi j’avais plus peur de la cire que de l’épilateur… Je l’utilise maintenant depuis plus de deux ans (que pour les jambes et une partie du maillot parce que le reste ayaya…) et bien j’en suis très satisfaite. À force ça fait même plus mal, et le poil repousse de moins en moins vite (et aussi de moins en moins dur) ! Par contre : douillettes, s’abstenir, parce que c’est vrai que au début… ouch.

  • Je vais raconter ma life, là… Mais : l’épilateur électrique, c’est le MAL. Passant outre la douleur, je m’en suis servi pendant 3 ans. Conséquence : des poils incarnés à gogo, et pas de ceux où il suffit de gratouiller deux secondes pour les éliminer, non non ! Des trucs où les dermato s’arrachent les cheveux et finissent par me conseiller de repasser au rasoir… Ce que je fais depuis un an. J’attends avec impatience de repasser à la cire (aussi testée entre temps), mais l’épilateur électrique, PLUS JAMAIS. J’ai dit :)

  • Ah moi des poils incarnés j’en ai rarement :/

  • ben pour ce que ca vaut voila ce que j’avais ecrit il y a qque temps:
    http://ladiesroom.fr/2008/10/19/apprivoisons-la-foret/

  • L’épilateur électrique, c’est très bien, mais sur le maillot, que dalle, j’ai essayé une fois, ça fait vraiment trop mal.

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