Humeurs

La gourmandise: un péché mignon mais un péché quand même

Ndlr : article sélectionné par Mamzelle durant la semaine de rédaction en chef. 

Et oui, n’en déplaise à certains, la gourmandise est considérée comme l’un des sept péchés capitaux au même titre que l’envie, la luxure, la jalousie et j’en passe. Néanmoins la gourmandise n’est sûrement pas le pire de ces péchés. Donc je n’ai pas honte de le dire, je suis bel et bien une pécheresse. Malheur à moi. 

La gourmandise: un péché mignon mais un péché quand mêmeMais qui n’a jamais été tenté par un carré de chocolat par ici et une tarte au chocolat-banane par là ? (La liste des exemples n’est bien sûr pas exhaustive). On peut aussi considérer que le chocolat est un triple péché. D’abord il nous rappelle la faiblesse de résistance que l’on peut avoir face à une tablette qui n’est là que pour être mangée. Mais souvent la tentation est trop forte et là on se dit :” je mange ou je mange pas”. Mais bien souvent le choix on l’a déjà fait sans se l’avouer.

On craque pour un moment de douceur et de plaisir. Ainsi on oscille entre la culpabilité et le plaisir.  Mais le plaisir l’emporte bien souvent. Puis le chocolat est le meilleur antidépresseur qui existe. Bon bien sûr, comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas trop en abuser. Gare aux kilos en trop avant l’été ! Mais pour oublier la culpabilité, il y a une chose très simple à faire : se dire que le chocolat contient du magnésium et que de ce fait, manger du chocolat est bon pour la santé et peut-être aussi pour la mémoire. En plus il aurait des vertus aphrodisiaques insoupçonnées. Le chocolat conjugue à lui seul trois péchés : la gourmandise, l’envie et la luxure. Il y a peu de temps, nous avons aussi redécouvert les bienfaits du chocolat pour la peau. Ainsi, les cosmétologues ont exploité ce filon d’or pour pour nous vendre des millions de soins beauté. Ce n’est qu’une redécouverte. En effet les aztèques s’enduisaient déjà de chocolat. Miam !

La gourmandise n’est donc pas vraiment un péché. D’ailleurs pour cuisiner, la gourmandise (et la curiosité gustative qui l’accompagne) sont des vertus essentielles et ne sont plus de vils vices. Certains en font même leur gagne-pain. Ils dégustent, font déguster des plats toujours plus succulents les uns que les autres. Les grands chefs cuisiniers et les grands chefs pâtissiers créent de nouveaux plats, de nouvelles pâtisseries, toujours plus ragoutants. Grâce à eux, le plaisir des sens est ravivé.  La gourmandise est dans ce cas un métier et non un péché.  Merci à eux d’avoir ouvert la voie pour que l’Eglise ne considère plus la gourmandise comme un péché.  Mais bon un péché reste un péché. Après tout en regardant bien on est tous des pécheurs à des degrés divers, mais quand même

Pour la petite anecdote, aujourd’hui je me suis retrouvée à devoir faire un choix cartésien entre plusieurs plaques de chocolat. En effet, le rayon ne manquait pas de référence.  Mais bon il faut toujours faire un choix ce qui n’est pas toujours facile, je vous l’accorde. Bon soyons honnête : au départ je suis venue pour m’acheter une tablette en particulier (“tendres moments” de Milka pour ne pas la citer). J’ai vu la publicité et je me suis dis qu’il fallait à tout prix y goûter. C’est vrai que la publicité est là pour nous tenter, c’est à nous de nous raisonner, ce qui n’est pas toujours facile. Je me suis donc laisser tenter. Au lieu d’une je suis repartie avec trois tablettes. Comme quoi la gourmandise à un prix comme tout le reste. Mais le plaisir en a t-il un ?

Je suis gourmande et j’en suis fière. Tant pis pour ceux que ça dérange. Je suis et je resterai une pécheresse. A la vie à la mort ! La gourmandise est donc un péché mignon mais un péché quand même. Avis aux amateurs de bonnes choses.

(cc) ginnerobot

5 Responses to “La gourmandise: un péché mignon mais un péché quand même”

  • Je suis très très d’accord. Moi aussi je suis fière d’être gourmande. J’aime la bonne bouffe et en mange avec plaisir.

    Je viens du Canada et ici on fait tout un cas des problèmes d’obésité qui touche l’Amérique (et le Canada). Je pense pas comme la majorité, mais je pense qu’une partie du problème c’est l’obsession que tout le monde a pour les régimes, la peur des aliments interdits (en tout cas, ici c’est beaucoup comme ça). Alors on crée toutes sortes de produits allégés avec rien de bon, pas nutritifs du tout et on en mange des tonne parce qu’ils sont supposé être bon pour la santé! Aussi je pense que quand on voit un aliment comme étant “interdit”, on va éventuellement finir par tricher et en manger trop parce qu’on perd le contrôle.

    Alors j’essaye de ne pas me culpabiliser quand je mange les gourmandises que j’aime tant. Tant qu’à en manger, autant les apprécier pleinement :)

  • Je suis gourmande, mais je culpabilise parfois, j’ai pris 30 kg pour ma grossesse, j’ai eu des soucis de santé, et j’ai tout reperdu, c’est un peu plus délicat, après, de voir la gourmandise avec légèreté. C’est dommage, je sais… C’est un plaisir, et tant mieux, mais je n’ai plus envie de me laisser aller à mes crises de boulime (ben oui, c’en était sans doute), et comme pour pallier à un manque (manque d’épanouissement dans une relation assez malsaine), je m’empiffrais de Nutella… Oui, la gourmandise et la boulimie, c’est différent. La gourmandise c’est se laisser aller à un plaisir ponctuel, sans gavage. Le spectre de la boulimie est toujours là.

  • @ septembre: j’aimerais tant aller au Canada! En France on a une gastronomie tellement riche et varié qu’il y a des fois ouil est réellement diffficile de résister tant l’odeur du plat mitoné vient chatouiller vos narines; Bien sure il faut que manger reste un palisir et non une souffrance car c’est tellement dommage de ne pluys se faire plaisir.
    @ Lili -mai Plus tu culbabilisera de manger plus tu le ressentira car tout est dans la tete. C’est sur que quand tt va pas comme on le souhaite on cherche un moyen de se reconforter et la bouffe peut devenir un calvaire surtout lorque l’on prend du poids. Mais peut être qu’en eesayant de déculpabiliser et tu retriuvera un bon rapport avec la nourriture et un bon rapport avec ton coprs par la meme occasion.

  • @ jess: et moi j’aimerais tellement aller en France ! Y retourner en fait, mais disons que 4 jours à Paris c’est pas assez. J’veux tout voir et tout essayer! J’admire la France pour votre soucis de la qualité.

  • C’est vrai mais le Canada ça doit pas etre mal non plus. La qualité de vie a l’air agréable après la qualité de nourriture est ce qu’elle est. Et au Québec tu sais si la gastromie est influencé par celle de la France ou non?

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