Histoires

Une Saint Valentin… culottée !

Une Saint Valentin comme je n’en revivrai jamais, c’est certain… Et toute ma vie je m’en souviendrai… Dans le moindre détail !

Une Saint Valentin… culottée !C’était un 14 février. En 2006. Au petit matin.

Un matin comme les autres. Après une demi-heure de jingles publicitaires incitant la belle célibataire que je suis à passer une Saint Valentin pas comme les autres, je me lève et me prépare à attaquer ma journée.

En piste, vêtue d’une robe noire, de collants noirs, d’une veste de tailleur en laine bouillie et d’une grosse écharpe, je m’achemine vers le chemin des écoliers.

Voiture, parking, métro… Chouette, une place assise !

Arrivée à destination, je me lève et me positionne devant la porte de la rame, prête à sortir. Premiers regards… Bizarre cette femme qui m’observe… Et ce type là bas… Mais j’ai un gros bouton sur le nez ou quoi?! Main sur le visage, par réflexe… R.A.S: Rien A Signaler !

Je sors de la rame. Arrive à hauteur de l’escalator. L’escalator le plus haut de toutes les stations de métro de la ville… Et c’est un peu normal : plus central, comme destination, y a pas !

La flemme de monter les marches, je me laisse porter. Je croise le regard des gens de l’escalator d’en face, ceux qui descendent. Bizarre ces gens qui te matent comme ça de bon matin. Je ne m’en rends pas compte mais si ça se trouve je fais pareil. Tellement fatigué, si peu réveillé que l’on se surprend à avoir des regards fixes sur des gens. J’essaierai d’y faire attention, parce que c’est seulement quand on reçoit ce type de regard qu’on se rend compte que ce n’est pas du tout agréable ! Fin de l’escalator, fin de cette réflexion métaphysique sur le pourquoi du comment regarder quelqu’un de bon matin sans aucune raison… Ou pas.

Encore un petit escalier à monter… Je suis épuisée ! Vivement ce soir, où je vais enfin pouvoir me reposer. Ça a du bon d’être célibataire pour la Saint Valentin aussi : c’est décidé, soirée cocooning !

Arrivée à l’extérieur, traversé d’un jardin public : mais qu’il fait froid ! Moi qui n’est jamais froid aux jambes, d’habitude, je suis toute gelée. Comme quoi, on a dû perdre en degrés de température !

Place principale de la ville à traverser (place du Capitole, pour ceux qui connaissent la ville rose). Une grande place, où tous se croisent.

Encore des regards… Mais c’est pas possible ! Je me passe à nouveau une main sur le visage, par réflexe… R.A.S. Mais ça ne devrait pas être autorisé les gens qui te défigurent comme ça, de bon matin !

Je tourne dans une rue, toutes les boutiques sont fermées… Ou presque. Il est là, lui, le vieux libraire de cette vieille librairie d’occasion. Toujours présent, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige, il est là, les mains croisées derrière le dos, devant son perron. Il était pourtant tôt,  mais il était là. Il a dû prendre l’habitude d’ouvrir la boutique quand il se lève, alors même s’il n’est pas encore 9h, peu importe, il est là.

Et heureusement qu’il était là…

Alors qu’il regarde inlassablement les gens passer devant son magasin, sans discontinuer, je vois son regard se bloquer sur mes cuisses ! Et pervers en plus, me dis-je ! C’est du beau ! Par réflexe (car j‘ai beaucoup de réflexes de bon matins, enfin, pas toujours les bons !) et par gêne, je passe mes mains sur mes cuisses quand soudain, soudain…

Je m’aperçois que j’étais juste en collant ! Ma robe était complètement remontée sous ma veste en laine ! Probablement quand je m’étais assise dans la voiture… Par un frottement quelconque, ma robe, d’un tissu assez fluide était remontée sous ma veste et depuis mon trajet en métro je me baladais avec une magnifique petite culotte blanche sous mon collant dans toute la ville !

Quelle honte ! Mais quelle honte ! La plus grosse honte de ma vie à ce jour !

J’ai tiré sur ma jupe, d’un coup sec, après avoir pris un fard comme jamais, me suis retournée violemment : personne ! Heureusement ! Mais le mal était fait !

Et pas une seule âme charitable, pendant tout ce trajet, ne m’aurait signalé que ma jupe était remontée !

Alors s’il vous plaît, comprenez bien que si vous croisez une fille se baladant juste en collant, même le jour de la Saint Valentin, ce n’est pas une chaudière ! Prenez votre courage à deux mains et dîtes vous bien que ce n’est pas normal ! Allez lui signaler !

Pour la petite histoire, je ne suis plus passée dans la rue du vieux libraire pendant une ou deux années… Je recommence à peine à oser l’emprunter!

(cc) ‘L’u'z’a’

5 Responses to “Une Saint Valentin… culottée !”

  • Avatar of
    Petite_Bulle

    Ahah ^^
    la honte !
    Je t’imagine bien ^^ .c’est comme la jupe coincée dans le colant en sortant des toilettes …. ca aussi ca tue !

  • J’ai les memes chaussures que sur la photo, mais c’est pas le sujet.
    Ca met deja arrive une fois, le coup de la jupe qui remonte notament avec l’electricite statique, juste du cote du sac du main….. le pantalon qui se retrouve a moitie rentre dans la chaussette car mal reveille…..
    “ce qui ne tue pas rend plus ford” comme on dit….

  • Le pantalon dans les chaussettes… C’est un peu moins “embarrassant” dira-t-on.
    “Ce qui ne tue pas rend plus fort”! Oui tu as raison: “le ridicule ne tue pas”!! Mais on a tout de même du mal à relativiser et à en tirer ces conclusions sur le moment…

  • Sur le moment, on a plus qu’envi d’etre invisible, disparaitre la, maintenant, tout de suite…. on y pense tout le temps alors que toutes les personnes insignifiantes qu’on a croise dans la journee ont deja oublie les faits….. mais quelques temps apres, on arrive a en rire…. ouf!

  • Quel bonheur à lire… et dire que tu n’a pas pu sentir tout le bonheur que tu as pu inspirer à ces passants que tu as certainement sortis de leur torpeur matinale ;-) Je te rassure, je ne dis pas qu’il ont pu rire à ton propos (même si…bon…) mais simplement que dans le train train du matin cela fait du bien de se sentir en vie et réveillé par quelque chose d’ “extra—ordinaire”. Je suis sur que grâce à toi des centaines de personnes ont regardé leurs proches ou leurs collègues différemment. Tu as certainement été une forme de parenthèse dans leur journée. Et ça ce n’est pas donné à tout le monde.
    Il m’est moi-même arrivé une fois de me rendre en chausson dans le métro et j’ai vu des tonnes de sourires…

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