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Camden Town, le choc

Puis… je suis sortie de l’Underground avec mon amoureux. On a pris à gauche, puis à droite, surpris et émerveillés de cette profusion. Le soleil pleuvait ce jour-là sur Londres, bien loin de tous les clichés grisonnants. Londres nous montrait de quoi il est capable : nous inonder de soleil.

Camden Town, le chocSoudain le marché magique est apparu. D’abord discret, des petits stands, des dizaines de petits stands, des centaines, collés les uns aux autres comme un patchwork multicolore… et multiculture.

J’ai d’abord cherché frénétiquement des tongs. J’étais à Londres, en avril, il faisait chaud, et je n’avais pris dans ma valise, que des pulls et des bottes. Des tongs, il y en avait, 10, 100, 1000 modèles différents. J’optais finalement pour des tongs virginales juste ornées d’un papillon à paillettes.

Pas vraiment mon style à vrai dire, mais je n’étais plus vraiment moi-même. Je complétais la panoplie avec un T. shirt gris, orné d’un magnifique cœur argenté… et continuais ma route. Puis, un peu plus loin, au bout de la rue et juste avant le pont.

Après les boutiques aux devantures de folie, une converse géante de 3 mètres 50, des chaussures gothiques hors norme, des piercings de folie, Camden, le vrai, l’unique, le magique et l’incroyable apparut : Camden le tentaculaire, où les barbies customisées cohabitent avec les paniers en osier fait main, les T-shirt aux motifs jamais vus ailleurs ; Camden où les stands de cuisine vous transportent en Indonésie, aux Caraïbes ou au Japon.

Et ça, ce n’était que le début. Deux virages plus loin, la cyberboutique tektonik remplie d’une musique de fou aux couleurs fluorescentes m’envoyait dans une autre galaxie alors que je venais de sortir de la caverne d’Ali Baba où j’avais acheté trois bagues en pâte de verre, une rose, une bleue, une verte, pour 4 livres au total.

Tout de suite après avoir traversé les travées de l’Inde londonienne je me retrouvais nez à nez avec deux chevaux en métal grandeur nature qui marquaient l’entrée des anciennes écuries transformées en antiquaires.

A ce niveau là, ce n’était plus du shopping que j’étais en train de faire, un week end d’avril à Londres, c’était un voyage dans le temps ou plutôt 10 voyages tout court.

Il faisait bon, il faisait beau, et le visage au soleil (et le cabas rempli d’achats hétéroclites), je savourais enfin des bananes plantin délicieuses.
J’étais, comme ils disent dans les livres, en état de choc.

(cc) Frida Borjeson Photography

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