Humeurs

Survivre aux transports en commun

On sous-estime l’agressivité des métros, des bus et des caniches nains. Spécialement en période de fêtes. Partant de ce constat, j’ai décidé de livrer à l’univers mes secrets appris auprès d’un grand sage pendant la guerre du Vietnam. En revanche, je vous préviens tout de suite : ces stratégies, je les ai testées, elles ne marchent pas. A l’heure actuelle, RIEN ne permet de survivre aux transports en commun. Ce qui n’empêche nullement d’essayer.

Survivre aux transports en communÉtape 1 : la préparation.

-    Quinze jours avant, on entame la cure de vitamines et les antidépresseurs, absolument indispensable sous peine de crise de larmes à 18h sur la ligne 4. Les plus courageuses prévoiront un petit renforcement musculaire, notamment au niveau des épaules (pour se frayer un passage) et des tibias (pour résister aux chocs des paquets). Le taekwondo est très indiqué.

-    Une semaine avant, stage express de psychologie comportementale pour apprendre à réfréner son agressivité naturelle. La mienne, par exemple, m’entraînerait facilement à tuer, mais maintenant je surcompense en me mordant le coude (c’était ça ou reprendre la clope).

-    Un jour avant, shopping. Le transport en commun ne se prend ni sans chaussures à coques de métal renforcées de pointes, ni sans boules Quiès. Pensez aux protège-tibias de footballeur et aux coudières de handballeuse. Évidemment, si vous devez prendre les transports en commun pour faire du shopping, vous êtes foutue.

Étape 2 : la fuite.

-    Le cours du pétrole est descendu. Et si on en profitait pour polluer un peu ?

-    Il ne fait pas SI froid. Rollers, Vélib’, équitation sur dos de Labrador : des alternatives aux transports en commun sont possibles (et compliquées).

-    Bien sûr, Amazon.fr m’a perdu mes colis de Noël l’an dernier. Mais tout le monde mérite une seconde chance, c’est le vieux sage du Vietnam et Britney Spears qui l’ont dit.

Étape 3 : l’affrontement.

-    On ne prend pas de bouquins ou de lecteur mp3 ou de journaux avec soi. Le transport en commun constitue du temps passé en commun, et si vous l’oubliez, quelqu’un vous piquera votre sac. De toute façon, lire entre deux gamins hurlants et trois racailles, c’est impossible.

-    On ne laisse pas descendre avant de monter. JAMAIS. L’homme est un loup pour l’homme, la femme est une hydre à trois têtes pour la femme. Amen.

-    Jetez-vous sur les sièges (un pour vous, un pour vos achats) et les barres métalliques. Tout support sera utile au moment où vous chercherez à sortir.

-    C’est chacun pour soi. Ne vous laissez pas attendrir par les vieux, qui peuvent bien tenir debout puisqu’ils ont trottiné jusqu’à l’arrêt de bus, ou par les femmes enceintes, qui auraient laissé leur mec faire les courses si elles avaient réellement besoin de s’asseoir. Notons que les enfants forment d’élégants paillassons naturels. Si vous plantez vos talons dans leur bouche, ça peut très bien les faire taire, mais c’est quitte ou double.

-    Débarrassez-vous des éléments perturbateurs comme les poussettes ou les chiens. Les transports en commun sont faits pour les être humains.

-    Soyez créative : un parapluie est une arme, l’angle des paquets est une arme, vos clefs sont une arme, votre haleine est une arme.

-    Ne cédez jamais, sur rien. Les autres ont tort.

Étape 4 : le repos de la guerrière.

Écroulez-vous sur votre canapé et jurez qu’on ne vous y reprendra jamais, et que l’an prochain, vous aurez terminé vos cadeaux de Noël en février.

Maintenant, faites semblant d’y croire.

(cc) Word Freak !

2 Responses to “Survivre aux transports en commun”

  • J’adore … Ca me rappelle le coup d’avoir une encyclopédie ou un dico dans un sac a dos, dont on desserre les bretelles et on fait en sorte de faire des mouvements brusques et amples pour le faire tournoyer dans les airs et s’assurer un espace vital plus grand !

  • Tout le passage sur l’affrontement était à se tordre de rire =D

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