Humeurs

Britney, la rédemption ?

Alors voilà Britney va mieux.
Bon, petite aparté, je m’en tape le coquillard de Britney. Même si c’est une icône, une star avec tout ce que ça a de vain et futile mais aussi d’incroyablement fascinant.

Britney, la rédemption ?Je m’en tape de Britney, probablement parce que je suis trop vieille pour avoir dansé sur ses tubes ou m’être identifiée à ses frasques de post-adolescente. Et bien que je m’apprête à en parler un peu longuement séance tenante, oui, vraiment, je m’en fiche.

En revanche, je suis une nouvelle fois atterrée que le simple fait qu’elle ait maigri fasse titrer tous les journaux, unanimes, “Britney, la renaissance”, “Britney, la fin du marasme”, “Britney, le cauchemar se termine”, et j’en passe.

Non parce que bon, d’abord son poids n’a jamais été son plus gros problème, à Brit Brit. Ses petits soucis semblent plutôt résider dans un comportement addictif, une certaine capacité à coucher avec les types les plus toxiques qui soient et à faire des enfants comme d’autres s’achètent une tablette de chocolat les jours de cafard.

Mais en fait, tu vois, tout ça, la conduite en état d’ivresse, le bébé sur les genoux au volant de la porsche, le délire je me rase les tifs à 3h du mat après avoir convoqué les paparazzis, c’est rien. Des broutilles. Par contre, le fait qu’à ce moment là elle avait de la cellulite et des boutons, alors oui, c’était la preuve qu’elle était vraiment au bout du tunnel.

Par conséquent, la demoiselle ayant fondu récemment à coup de sucettes au cola (si si ) et pas du tout grâce à un traitement à base probablement d’amphétamines, laxatifs et j’en passe, tout le monde crie à la rédemption.

Encore une fois, Britney, j’en m’en moque. Elle peut bien reprendre ses douze kilos, refaire un môme avec son garde du corps, l’allaiter en buvant des whiskys coca ou botoxer les pieds de ses bambins pour qu’ils ne sentent plus la vieille chaussette (ah non, ça c’est Sharon Stone), c’est son affaire.

En revanche, j’en ai marre que maigrir = aller mieux pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à la presse people ou féminine. Et donc pour une grande partie de la population, vu que tout le monde lit ces torchons en s’en défendant bien évidemment. Parce que c’est la plupart du temps faux et archi-faux. Surtout quand la perte de poids est rapide et fulgurante.

Avoir grossi ne signifie pas toujours qu’on déprime. Et afficher une ligne parfaite n’est pas gage de santé mentale. Oui on peut être grosse et équilibrée, oui on peut prendre soin de soi malgré des hanches larges, une poitrine opulente et un cul qui déborde. Oui parfois, on mange trop quand on a le moral dans les baskets.

Mais jusqu’à nouvel ordre, c’est un peu moins dangereux que de s’en mettre plein les narines ou que de boire jusqu’à plus soif. Alors qu’on cesse de nous vendre ces pseudo-renaissances et qu’on cesse de faire croire à nos filles que se délester de quelques kilos permet d’avoir le cœur plus léger.

6 Responses to “Britney, la rédemption ?”

  • Non, le poids n’a jamais été mon problème.

  • Le poids n’a jamais été le problème de Britnouille effectivement, juste un élément de plus à sa charge pour affirmer qu’elle n’était plus la Britney pré-mariage d’avec Kevin Federline. La renaissance dont les médias parle c’est avant tout le fait qu’elle reprenne son boulot en main, récupère la garde de ses gosses et arrête ses virées nocturnes sans soutif à travers Los Angeles.

  • et elixie en connaît un rayon là-dessus ;)

  • ah mais on est d’accord que le poids n’a jamais été un problème pour brit’. mais dans tous les journaux, le Elle en tête, on nous explique qu’elle va bcp mieux, la preuve, regardez cette nouvelle ligne !

  • Hm, moi je trouve surtout ça cool dans la mesure où ça nous laisse encore un espoir : on peut encore retrouver la “forme” après quelques années de débauche, de grossesse et de mal-être.
    Bon, je parle de forme physique hein, mais bon faut dire que souvent ça contribue énormément à la forme mentale.
    C’est vrai que là tous les tabloïds nous gonflent avec le come back de brit-brit, même les journaux qui se veulent “indépendants”…je sais plus si c’est les Inrocks qui ont fait la une sur ça mais bon…
    Britney, on s’en bat la raie.

  • En même temps, Britney et toutes les stars en général, sont des professionnels de leur corps. Ils sont publics, ils doivent perdre du poids ? Ils ont QUE CA à foutre de perdre du poids, c’est une question de pognon aussi, et hop, tu dois perdre dix kilogs pour relancer les affaires ? En un mois c’est fait avec un nouveau régime abrutissant, ton coach personnel, et ta petite ligne blanche si tu craques.

    Ca fait partie de leur boulot d’être bien foutu, et on les aide bien pour qu’ils le restent. C’est pour ça que quand Britney perd du poids, on se dit “Tiens, elle reprend le boulot ! C’est bien” … mais non elle va pas mieux, ou juste assez pour se faire traire par sa maison de disque. Comme avant.

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