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De Mr Self Destruct à Trent Reznor

Mon icône à moi n’est ni une actrice incroyablement douée ni une gravure de mode au teint irréprochable, mon icône à moi, c’est…un homme.
Ou plutôt, devrais-je dire un artiste . Un artiste qui a révolutionné ma culture musicale grâce à  son œuvre, mais qui a aussi forcé mon admiration dans sa manière d’envisager le statut d’artiste.

De Mr Self Destruct à Trent ReznorLeader/chanteur/homme-orchestre du groupe américain Nine Inch Nails. C’est homme là n’est pas connu du grand public, mais certain(e)s ici le connaissent déjà, c’est Trent Reznor.

Ce statut de maître incontesté de la formation est d’ailleurs mentionné dans le livret du premier opus du groupe, « Pretty Hate Machine » : « Nine Inch Nails is Trent Reznor ». En effet, ce groupe a géométrie variable repose sur les seules épaules du sieur Reznor qui en compose (et souvent en produit) tous les titres.

Tout d’abord, un peu d’histoire…

Michael Trent Reznor naît en 1965 dans l’état de Pennsylvanie, terre d’agriculture et d’industrie qui, il le comprendra bien vite, ne lui permettra pas d’accomplir sa destinée. Car Trent Reznor a une passion, la musique,  et dopé par les séances de air guitar devant les clips de ses idoles relayés sur les chaines musicales naissantes, il décide de faire de sa passion et de son don son métier.

Après de nombreuses années de piano, un passage éclair en fac et des performances parfois douteuses dans des groupes des environs de Cleveland, Trent donne naissance à Nine Inch Nails, projet solo lui permettant d’exorciser son penchant pour l’auto-destruction mais aussi sa hargne contre une société américaine bien pensante. En 1989, “Pretty Hate Machine” sort dans les bacs, suivi de l’album culte “The Downward Spiral” en 1994, deux galettes contenant des textes aussi personnels que violents, lui valant désormais le doux surnom de “Mr Self Destruct”. Car Trent Reznor, malgré les apparences, est un jeune homme plutôt discret et timide.

A cette période là, Trent Reznor entame sa longue descente aux enfers, aidé par sa notoriété naissance et des connaissances pas toujours bien intentionnées, il bascule dans la drogue et l’alcool dans les backstages des tournées très rock n’ roll qui l’entrainent sur tout le territoire américain, mais aussi en Europe. Cette descente vertigineuse donnera naissance au magnifique double album “The Fragile” en 1999, album portant parfaitement son titre, car Reznor prendra conscience à ce moment là qu’il allait devoir se battre pour survivre, son état psychologique n’étant pas au mieux.

2005 sera l’année de la résurrection, le phénix renait de ses cendres après une longue thérapie et une cure de désintox : Trent Reznor nous offre “With Teeth” et deux ans plus tard “Year Zero” . Désormais le travail du maître n’est plus que le fruit d’une sévère introspection, c’est aussi un constat lucide sur un pays à la dérive coulé par le règne Bush.

Cette année 2008 marquera le début d’une nouvelle ère pour NIN, celle de la liberté. Étant libéré de ses contrats le liant aux maisons de disque, Reznor, dégouté par l’industrie du disque, décide de sortir ses albums via son site, offrant même gratuitement son dernier opus “The slip” à ses fans et une partie du planant “Ghosts I-IV”en téléchargement gratuit.

Mais vous allez me dire, pourquoi une telle admiration,  un tel attachement à cet artiste ? Je n’ai jamais su l’expliquer, sûrement un mélange de violence, d’ambiances planantes, ce soucis du moindre détail sonore, des choses qui en fait font partie de ma personnalité, le talent en moins, forcément.

Voilà donc mon icône, terme qui me convient bien mieux qu’idole, et j’espère vous avoir donné l’envie d’en découvrir un peu plus.


2 Responses to “De Mr Self Destruct à Trent Reznor”

  • C’est marrant, en voyant le thème “Icônes” débarquer sur ladiesroom je me suis dit que si j’écrivais un article, je l’écrirais sûrement sur Trent Reznor…
    J’ai bien fait de pas le faire, puisque je n’aurais pas fait mieux que toi :)

    Je pense que ce type a “éveillé” musicalement pas mal de monde, y compris toi et moi.

    Même si j’ai moins aimé “With Teeth”, détesté “Year Zero”, été surpris par “Ghosts” et apprécié quelques chansons de “The Slip”, je reste très marqué par “The Fragile”. Cette somme de morceaux en même temps ultra-travaillés et si fort…
    La musique de Nine Inch Nails a été très importante pour moi et si elle m’a mené à des artistes moins … mainstream (Coil, Current 93, Skinny Puppy…), j’y reste très attaché. Rien n’est plus chouette que d’entamer “hurt” à la guitare, de lire du Anne Rice avec “Into The Void” ou de marcher sous la pluie avec “And All That Could Have Been”…

    Il faut rajouter qu’il est aussi quelqu’un d’assez… mignon dans le genre brun ténébreux et torturé… Enfin, c’est mon avis personnel… Même si depuis With Teeth, il a du faire un trop de musculation (passer de http://www.mihalis.org/NIN/medias/images/officiel/75.jpg à http://www.musictimes.com.au/images/trent-reznor1.jpg … ca fait un peu trop…).

    Merci pour l’article

  • Merci à toi Nicolu d’avoir laissé un petit mot.
    Je n’ai pas évoqué en effet l’aspect physique de Reznor qui est mignonnet, oui, j’en conviens ;p, et ceci car j’ai avant tout une très haute opinion de son œuvre ;)

    Tu fais donc partie des fans qui ont été scotchés par “The Fragile”,et comme je te comprends, cet album a été une vraie claque quand je l’ai posé sur ma platine, je me rappelle encore les longues apres midi à l’écouter en boucle…il y a 10 ans déjà, punaise….;)
    Par contre, et ce n’est pas par pure “fan attitude”, je n’arrive pas à trouver un seul titre à jeter dans la discographie de NIN, c’est grave, j’ai beau réfléchir…je ne suis jamais arrivée à en jeter!

    Vivement l’annonce d’une tournée européenne pour 2009, croisons les doigts!

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