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Quand j’étais presque Ingénieur

Pour moi, les années Fac, ça aura été l’école d’Ingé.

Directement après le bac, ne sachant pas trop quoi faire de ma vie, sans vouloir passer par la case prépa, et sans vouloir rester chez mes parents, j’ai choisi de partir un peu loin, pour intégrer une école d’ingé.

Ca a été 6 ans de pure bonheur.

J’ai adoré l’esprit d’école, qui fait qu’on se sent tous très fiers de chanter des chansons paillardes à tue-tête dans la rue, qu’on est fier de représenter notre école à un concours quelconque de robotique ou de sport, qu’on aime marquer le nom de notre école dans la neige pdt les voyages scolaires, qu’on aime porter des t-shirts moches, souvenir de la dernière soirée ou coller des autocollants sur nos voitures.

J’ai adoré être en minorité, me faire dragouiller (oui, les élèves ingénieur, c’est pas les meilleurs sur la drague), me faire chouchouter pour rédiger les TP (oui, les élèves ingénieurs, c’est pas non plus les meilleurs pour rendre de jolis dossiers), être pris à part par les profs contents de voir enfin des filles (et de voir enfin les garçons se laver du coup)

J’ai adoré former mon groupe d’ami (que j’ai encore aujourd’hui), être la fille de la bande, celle à qui on demande des conseils pour séduire, pour s’habiller, pour bien faire avec sa copine, être un peu la maman de tous ces petits perdus loin de leur foyer d’origine.

J’ai adoré partir en Erasmus, découvrir d’autres méthodes de travail, d’autres mentalités, d’autres langues, d’autres façons de boire l’apéro.

J’ai adoré faire parti des assos qui me tenaient à coeur, organiser des trucs “comme des professionnels” : faire les affiches et la com’, installer les soirées, tenir le bar, tenir le sac en plastique du type qui vomit dedans, ramasser les verres en plastique au lever du soleil, manger des croissants avec l’équipe sur un fut de bière… J’ai appris ici beaucoup plus qu’en cours.

 J’ai adoré avoir mon appart, ma voiture, mes sous gagnés en donnant des cours de maths, mon indépendance, mes retours le we chez mes parents pour me faire caliner.

Finalement, la seule chose que je n’ai pas trop aimé, c’est les études ! Et même si aujourd’hui, je ne suis pas ingénieur au niveau professionnel, j’ai gardé cet esprit d’équipe, cet esprit pratique qui me sert tous les jours.

Les études, c’est cooool.

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10 Responses to “Quand j’étais presque Ingénieur”

  • Je savais que tu comprendrais…
    Moi non plus je les aime pas ceux des écoles de commerce ;-)
    (et pourtant je bosse dans le marketing…)

  • J’ai toujours l’impression que cette ambiance “groupe” est super hypocrite dans tout ce qui est grandes ecoles, ecoles d’ingenieurs….

  • Ca dépend certainement des écoles.
    Dans la mienne, tu n’étais pas obligée d’adhérer à l’esprit de groupe, du coup, ceux qui avait l’esprit d’école, l’avait vraiment et pas parce qu’ils y étaient obligés.
    Après dans d’autres écoles, si tu ne fais pas le bizutage tu es exclu, mais c’est une autre mentalité.

  • @PhotoFilm: qu’est-ce que tu définis par “ambiance groupe” et par “hypocrite”?
    ce n’est pas du tout pour t’aggresser mais comme j’ai vraiment bien vécu ces années, j’ai envie de discuter.

  • Je n’ai fait ni prepa, ni grande ecole ou ecole d’ingenieur, j’ai eu un parcours bien different donc mon avis reste exterieur. Je ne pense pas pour autant parler de ce que je connais pas, je constate a travers mon entourage que l’espece de “groupe” ou “fratrie” qui se degage des ecoles d’inge, les chansons paillardes chantees en coeur, se soutenir, s’entraider, bosser en groupe, les soirees etudiantes, d’integration, de desintegration, le petit cote “tous dans le meme bateau”, (je sais pas si je suis tres claire dans ce que je raconte), tous les moments partages au quotidien… Au final je trouve que cet esprit est tres interesse, que chacun hesite pas a mettre des batons dans les roues de l’autre, voir de lui voler sa place…. Derriere un “bel” esprit, se cache quand meme enormement de competition, ce qui est un peu contradictoire je trouve….
    Apres chaque ecole et chaque cas est different….

  • @PhotoFilm: je t’arrête tout de suite, une fois en école (les concours passés) il n’y a aucun compétition, que ce soit en cours ou dans la vie professionnelle derrière…je parle pour mon école mais il n’y avait aucun classement, les places n’étaient pas limitées pour les options, etc…après une fois en recherche de job, on a la chance qu’il y ait de la place pour tout le monde…
    à la rigueur la compét c’est pour draguer les nanas parce qu’il y en a pas bcp ^^
    et puis en prépa, comme finalement le concours est sur toute la France, c’est pas ton voisin qui va te piquer ta place. j’ai détesté ma prépa, mais pour d’autres raisons, pas à cause de l’ambiance.
    tu as bien sûr tes propres affinités avec les personnes, impossible d’être ami avec 1000 personnes :) et il y a toujours des bandes comme partout ailleurs…on se rencontre par affinités dans les différents clubs et assoces…

    je pense aussi que l’esprit de groupe est très fort car bien souvent à l’issue des concours on débarque dans une école dans une ville parfois loin de chez toi, où tu ne connais personne (700 km de ma ville natale pour moi)

    je défends un peu bec et ongles tout ça :)
    parce que c’est une période que j’ai vraiment adoré où j’ai pu faire et découvrir plein de trucs (en dehors de mes études)

  • Tant mieux si tout s’est bien passe de ton cote, tout le monde n’est pas a mettre dans le meme moule fort heureusement. Moi j’ai plutot eu des retours avec des classements, de la mesquinerie pour avoir le meilleur stage, pour pouvoir partir le faire a l’etranger, pour avoir le meilleur sujet de projet, etc…
    Tu as fait quelle ecole plus precisement si ce n’est pas indiscret?

  • Pareil dans mon école (UTT) d’autant plus que c’était une école post-bac, sans concours (sur dossier) donc il n’y avait vraiment aucune compétition.
    A par bien sûr, ceux qui voulaient être premiers de la classe.

    Pour partir à l’étranger, il suffisait d’avoir des notes correctes, et c’était juste pour les destinations “tendance” qu’il y avait une sélection.

    Au niveau des cours et des exams, on était plutôt en mode “entraide” et “photocopie de cours” que compétition.

    C’est ça que j’ai apprécié, étant donné que je n’ai pas l’esprit de compet”.
    Cet esprit mesquin, je l’ai trouvé après, dans mon master de marketing, entourée de nanas qui voulaient avoir la côte auprès du prof et avoir les meilleures notes juste pour le principe. J’ai bcp moins aimé…

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