Le coeur cousu

J’ai lu cet été un ouvrage étrange, fantasmagorique et particulier. Un livre qui change de la littérature française parfois pas très éloignée des chansons de Vincent Delerm. Je t’arrête tout de suite, je n’ai rien contre Vincent Delerm. C’est juste que parfois, j’aime bien qu’on m’emmène ailleurs que dans le 11ème arrondissement parisien, qu’on me parle d’autre chose que d’états d’âmes un peu trop proches des miens.

Le coeur cousuOui, parfois, j’ai envie d’ouvrir un livre et de partir loin.

Avec Le coeur cousu, c’est ce qui s’est passé. Je me suis retrouvée dans un lieu et un temps incertain, entre l’Espagne et le Maroc, en compagnie de Frasquita, de sa mère puis de ses filles. J’ai appris les secrets qui se transmettent de femmes en femmes les nuits de pleine lune à l’heure des premiers saignements intimes. J’ai parcouru le désert sur une carriole pleine d’enfants affamés tirée par cette femme, justement, Frasquita la magnifique, magicienne de l’aiguille, sorcière pour les uns, descendue du ciel pour les autres. C’est Soledad, la dernière fille de Frasquita, qui raconte l’histoire de cette famille.

Je sais, comme ça, ça semble obscur. Alors que ces pages sont baignées de soleil. C’est un livre unique, un conte initiatique, où l’on rit et pleure, où l’on croit aux enfants lumière, aux ogres, aux robes qui flétrissent le temps d’une messe. C’est une fresque aux couleurs flamboyantes, c’est un poème andalou.

Plongez dans ce long roman, vous aurez l’impression lorsque vous le refermerez de vous réveiller d’un long long rêve…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>