Histoires

“J’ai testé pour vous, ben fallait pas”: les vacances de la loose

Je sais bien que l’expérience des uns ne profite jamais aux autres, néanmoins, pour les personnes censées et raisonnables qui suivent mes conseils (et il y en a), (si), voici une petite rétrospective des flops vacanciers subis par votre serviteuse.

Le séjour “Club-Me*d” en Turquie: La Turquie, c’est pas cher. Et particulièrement ce séjour pour lequel vous vous figurez avoir fait l’affaire du siècle. Ni une, ni deux, avec vos premier sous du boulot d’étudiant esclavagiste, vous embarquez, avec chéwibibi de l’époque, dans le vol charter au bord du démantèlement et atterrissez plus morts que vifs à Izmir… où un bus des années 50 vous bringuebale dans la pampa pendant 2h40 jusqu’au village de vacances le plus beauf du monde. Les Bronzés, à côté, c’est du 3 étoiles. On paye ses consos avec des billes cradingues de colliers en plastique orange, on est à 144km des trucs chouettes à voir genre Izmir, Pamukkale, Ephèse et les excursions coûtent un oeil. Restent la piscine pourrie, les GO ringards, et la tourista pour s’occuper un peu. Plus jamais ça. Mon conseil: éviter les séjours clé en main à (trop) petit prix: y’a toujours baleine sous gravillon.

La Croatie en car: Avec votre bande de potos du bout du monde, vous êtes encore des étudiants fauchés, d’où le choix du car comme moyen de transport économique et de la Croatie comme destination pas encore trop connue pour être chère. Tous contents vous voilà Place d’Italie avec vos sacs en attendant le car… Une heure et demie (de retard) plus tard vous êtes installés à vos places, les genoux sous le menton tellement y’a de l’espace entre votre siège et celui du voisin de devant. Le temps que Josiane perde sa carte d’identité dans le car à la frontière et ne la retrouve… jamais, le temps que les flics et les chiens italiens reniflent tout le car pour chercher d’éventuelles traces de stupéfiants, ben ça fait déjà 30 heures que vous êtes là. Arrivés à destination, vous vous installez dans un bungalow où tout est en feraille (ce qui vous fera bien flipper lors de la méga nuit d’orage où vous avez entendu la foudre frapper à 50 mètres) et vous vous rendez compte que les croates sont pas super accueillants et que l’eau est froide en mer adriatique. Pour couronner le tout, à votre retour (30h aussi) vous avez chopé une phlébite à la jambe droite. Résultats: 6 mois d’anticoagulants et une belle frousse. Mon conseil: les bas de contention, c’est la classe.

Florence en famille: A la Fnac, votre père a dévalisé le rayon “peintres italiens de la Renaisance” et disserte des heures durant, au lieu de manger son steak, sur la finesse du pinceau de Boticelli que l’on a du mal à apprécier à sa juste valeur dans les livres d’art, même de bonne facture. En fait, il aimerait aller voir ça en vrai. Votre mère saute sur l’occasion, elle qui harcèle son cher et tendre pantouflard pour “faire des voyages” sans résultat. Cette fois-ci c’est décidé, la famiglia au grand complet va passer une semaine à Florence pour admirer le David de Michel-Ange, le Ponte Vecchio, le palais Pitti et tutti quanti. Déjà, vous faites la gueule parce que vous avez 16 ans et un amoureux tout frais et qu’une semaine sans le voir, c’est juste pas possible. Ensuite, c’est votre père qui commence à criser parce qu’il ne trouve pas l’hôtel et que ça fait 3/4 d’h qu’on tourne en rond,bordel. Puis, c’est votre soeur qui est vénère parce qu’elle doit garder Pitou, le cocker de la famille qu’on n’a pas pu laisser au chenil, pendant que tout le monde visite le musée des Offices. Votre mère en a marre de jouer les mères célibataires à la piscine de l’hôtel où votre père refuse de l’accompagner parce qu’il y a trop de monde. Et enfin, Pitou supporte mal les contrées sauvages de Toscane: il a failli se faire piquer la truffe par un scorpion planqué sous sa gamelle d’eau. Mon conseil: les vacances en famille avec ados ET chien sont à proscrire, quelle que soit la destination.

Je passerai sur le voyage à Venise où votre amoureux vous a plaquée et sur le séjour à Courchevel où vous avez compris que le ski, c’était vraiment pas un sport pour vous…

Et vous, vous avez eu des voyages de la loose?

(NDLR : la première partie, j’ai testé pour vous les voyages classieux)

6 Responses to ““J’ai testé pour vous, ben fallait pas”: les vacances de la loose”

  • Hum, les voyages du genre la croatie en bus, c’est sûr qu’il faut être organisé et pas impatient, mais moi j’adore. En autogestion, tu n’es pas obligé de te taper les circuits touristiques édulcorés, avec de l’envie on rencontre beaucoup de gens, on découvre les subtilités de la culture, et on repart avec le souvenir d’une vraie expérience humaine. Quitte à se dire: c’était super, en fin de compte, mais je ne le referai pas deux fois..

  • J’ai fait aussi la Croatie en bus (voir “Pérégrinations pour pèlerinages en Europe”)… Il est vrai que je me sens un peu vieille, mais je suis toujours aussi roots, à ne pas savoir où je vais atterir…

  • un Toulouse-Madrid en bus…
    départ de Toulouse, 30°C à minuit du soir, je rentre dans le bus en jupette-débardeur, youpi, à moi l’Espagne!
    je me disais, c’est cool, mi-septembre, yaura moins de monde….

    tu parles! un bus blindés de vieux Espagnols et Portugais qui m’engueulent parce que je j’ai trop baissé mon siège…bah oui, je comptais dormir en fait.
    pas eux.
    TOUTE LA NUIT ces septuagénaires ont taillé le bout de gras en parlant très fort.
    pendant que je me congelais littéralement sur mon siège; ben oui, le bus à mis la clim, il fait 10°C. Tout le monde a prévu et est en pantalon et pull sauf moi.
    Je ne sens plus mes pieds et j’ai envie de faire pipi.
    on change de bus dans un espèce parking glauque…je m’éloigne pour aller me soulager derrière des buissons et dans la nuit je ne vois pas le caillou qui m’entaille le gros orteil. je n’ai qu’un mouchoir pour tenter d’éponger tout le reste du voyage le sang qui pisse, et rien pour nettoyer.
    après toute une nuit passée à trembler comme une pauvre chose et à essayer de somnoler au milieu des cris, j’arrive enfin à Madrid, ma cousine vient me chercher, je respire, le calvaire est fini.
    On prend le métro.
    Et je me fais voler mon portefeuille.

    un seul bon point: on m’a volé mon billet de retour Eurolines, je suis repartie en avion (avancé par ma cousine).

    loose, loose, loose.

  • Sud de la France, l’année de mes 13 ans et demi.
    Juste après une semaine de folie passée à glander dans tous les coins et recoins du cap d’Agde, ravie de ma nouvelle indépendance d’adolescente effervescente, avec une bande de copains du club ado (oui, je sais ;)).
    L’année de mon premier baiser aussi, sur une plage au crépuscule (ce cliché, oui, je sais aussi. Mais quand tu es une jeunette qui découvre les joies de l’âge ingrat, tu es un peu cliché toi aussi).
    Et là, le drame: mes parents n’avaient réservé que pour la semaine, ensuite on partait pour une location toujours dans le Sud, mais dans un coin paumé dont je ne me souviens même plus le nom. Je vous passe les larmes de désespoir très Shakespeariennes à l’idée de laisser Pierre, le bellâtre du club, sourire Colgate et ridicule petite couette blonde sur le côté, tout seul, alors que quand même c’était le premier copain et que je faisais rager toutes les bécasses prépubères en sortant ostensiblement avec lui; j’ai pleuré pendant les deux heures de trajet, ne m’arrêtant que pour villipender mes parents et pincer mes deux soeurs plus jeunes dans un paroxysme de tristesse.
    On a fini par me faire taire avec la promesse qu’on retournerait au club pour faire un coucou sous quelques jours (un mensonge, j’allais le découvrir rapidement, totalement éhonté)
    Résultat, c’était la seule fois où mon père s’était chargé de réserver, il avait cru faire l’affaire du siècle et se rengorgeait fièrement…Jusqu’à ce qu’on se rende compte en arrivant que les maisons voisines étaient toutes occupées par des adultes très très adultes (pour ne pas dire à la retraite)

  • Avatar of
    La Chieuse

    d’accord pour la turquie ils ne sont pas encore au point question touriste et l’endroit le moins cher c la ou y’a ppas la mer

    j’ai un petit conseil moi aussi quand vous rentrez dans une agence de voyage demandez à votre conseiller dans quel pays il n’iras jamais ou avec qu’elle compagnie il ne voyagera jamais ou alors vousfaite le contraire vous lui demandez c quoi le mieux le seul soucis c que là vous êtes sur de banquer au prix fort destination de rêves pour moi Maroc A Agadir Hotel 5 etoiles demi pension vu sur la plage pour 300 euros et ouais bibi elle a la teknique

  • muahahah je ferais un article sur mon we de la loose newyorkais, special cace-dedi pour toi et ton voyage en croatie….

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