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Julien Doré en live

J’y étais. Où ça ? Au chaud-kaize de Julien Doré qui avait lieu au Café de la Danse mercredi soir à Paris. En français, le showcase quoi. A savoir un concert de rodage, où l’artiste met en place son spectacle, teste ses blagues, tatonne avec ses musiciens etc. etc. etc.

Julien Doré en liveEt vous savez quoi ?

C’était vraiment très chouette.

Si.

Pourtant ça avait mal commencé.

Je te raconte ?

14h00 : J’appelle ma copine Zaz et lui annonce que je ne viendrai pas ce soir. Trop fatiguée, trop vilaine avec mon ventre qui me précède de deux mètres, rien d’autre à me mettre qu’un pantalon en jersey – or le jersey n’est plus à la mode depuis… depuis toujours en fait – avec empiècement cotelé remontant sous les bras. Non vraiment, si c’est ma seule chance de rencontrer Julien en vrai autant déclarer forfait, peu de chances que ce ce soit the love at first sight.

14h02 : Ma copine Zaz est très déçue. Mais je fais comme je veux, qu’elle me dit. Sauf qu’elle est trèeees déçue.

16h00 : Après deux heures de sieste et une tension supérieure à 2, je rappelle ma copine Zaz pour lui annoncer fièrement que Julien Doré ne fera pas son premier show parisien sans moi et mon ventre.

18h30 : Ma fille apprend que je vais voir Julien Doré et se roule par terre de jalousie.

18h34 : Je ne sais pas si je dois pavoiser d’être en concurrence avec ma fille.

18h36 : Je décide qu’il est plutôt valorisant d’être dingue d’un chanteur qui fait fureur chez les 6 – 12 ans.

19h00 : Après avoir tenté le slim de grossesse – qui ne me va plus depuis le 6ème mois rapport aux cuisses gorgées de flotte – je me rabats comme tous les jours sur THE jersey top sexy de la moule. Agrémenté d’un t-Shirt ultra rock comme les aime Ines de la fesse.

19h02 : Sur un pantalon en jersey qui remonte sous les bras AUCUN t-shirt n’est rock, en fait.

19h04 : J’hésite longuement entre mes quatre paires de Birkenstock. Pour choisir les noires. Parce que c’est rock. Aussi parce que mes pieds ne rentrent plus dans les autres. Même mes pieds ont pris une pointure de Birk. Tout va bien, je vais bien.

19h15 : Nous voilà parties direction la Bastoche.

20h00 : Après une demi-heure à poireauter dans la rue en compagnie d’un public très… nouvelle star, on se rue sur deux places assises juste à côté des VIP. Non sans avoir honteusement profité de mon état – pas de raison que ça ne me vaille que l’humiliation du jersey à empiècement – pour passer devant les 400 personnes arrivées avant nous.

20h02 : Une des filles les plus jolies que j’ai jamais vu s’assied à trois fauteuils de nous. Dans le coin VIP.

20h03 : Putain C’est Louise Bourgoin.

20h05 : Peut-on m’expliquer pourquoi lorsque je vais voir Vanessa Paradis en chaud-kaïze je ne vois pas l’ombre de la queue d’un Johnny Depp et qu’en revanche pour MA rencontre avec Julien D., je me retrouve à deux pas de Louise Bourgoin ?

20h06 : En plus quand je suis en jersey.

20h08 : Louise Bourgoin est la preuve vivante que dame nature est une salope qui décide de façon totalement aléatoire de donner à certaines une peau parfaite, une ligne idéale, des seins atomiques, des yeux de biche et des cheveux de soie et à d’autres ce qui reste dans sa besace, à savoir les points noirs, les capitons, les comédons et les pellicules. Quand ce n’est pas un pouvoir magique consistant à grossir rien qu’en regardant une religieuse au chocolat.

20h10 : Et le pire c’est qu’on a juste envie de lui demander si elle veut bien être notre copine.

20h11 : Pas à dame nature hein. A Louise Bourgoin.

20h12 : Sauf qu’au moment où je passais mon bac elle entrait au primaire.

20h15 : Je veux me pendre à mon jersey.

20h17 : J’envoie un sms à l’homme : “suis à deux doigts de Louise Bourgoin. Veux mourir. Suis vieille et énorme”.

20h20 : “Bouge pas c une trè mauvaise id que tu ailles à ce concert je viens tout de suite te remplacer. Surtout ne perds pas Louise de vue”.

20h23 : De désespoir, je m’enfile deux spasfons alors que j’ai même pas de contractions.

20h30 : Julien fait son entrée.

20h32 : Il a un max de cheveux.

20h34 : Et un minimum de jambes.

20h37 : Pourtant il pue le cul.

20h40 : Louise est en pamoison. Elle est mordue, y’a pas. Méfies-toi, Julien. C’est comme ça qu’on se retrouve avec une fille en jersey.

20h45 : Julien chante Pudding morphina. Moi et pimprenelle on est en transe.

20h52 : Putain de jersey quand même.

21h00 : C’est le tour des Limites, il met le feu. La salle est bondée et il fait 45°. Si ça se trouve je vais perdre les eaux et même pas m’en rendre compte.

21h12 : Un peu trop de synthé quand même, se plaint ma copine Zaz, on se croirait dans la BO de la Boum. Ou de l’Etudiante. C’est pas faux par moment.

21h30 : Sur “First Lady”, Julien se lache. C’est dans les morceaux rythmés qu’il est le meilleur, on retrouve son côté barré. Quand la chanteuse de Cocoon l’accompagne, c’est aussi très gracieux. Notamment sur Acacia, un pur morceau.

21h45 : Reprise de “La dolce vita” de Christophe au Ukulélé. Si mon débile de voisin – POURQUOI JE TOMBE TOUJOURS SUR THE CRETIN ? Ça ne suffit pas d’être mal vue par dame nature, putain ? – continue à taper dans ses mains sur ce morceau je l’étrangle avec mon empiècement.

22h00 : Julien fait encore deux trois blagues – on sent l’entrainement sur l’oreiller avec la chouchoute à dame nature – et dit au revoir. Pas de rappel. Mais c’est normal parce qu’on est dans un chaud-kaïze. Aussi parce qu’il n’a plus de chansons.

22h05 : On repart, zaz, mon jersey et moi dans la moiteur de la rue de Lappe. Un peu sur notre faim et en même temps pas déçues. Julien Doré se rode et il le fait plutôt bien. Pas de poses de star, pas de côté people à outrance – le seul autre “connu” à part Louise B. étant Philippe Vandel, perdu dans la fosse – pas de manières. Il avait peur et ne le cachait pas, une voix bien posée, une petite formation de musiciens super bons et son humour un peu décalé, mélange d’Edouard Baer et de sa belle en gros. Voilà, pas non plus génial mais de bon augure. Ah et puis quand il danse, sorry mais moi j’ai des guilis où tu sais.

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