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Sexual healing

C’était le 4 novembre 2007. Dans mon esprit et mes souvenirs, c’était hier, c’est aujourd’hui, c’est demain, c’est toujours. Pas un jour sans que ses rêveries malicieuses n’usurpent mes pensées, je la sens, je la goûte, je la respire. J’ai pleuré de plaisir avec A. Bien que nos rapports se fassent de plus en plus exceptionnels, 7 mois après, la même ferveur nous grise chaque fois que nos corps se retrouvent, se chevauchent, se frottent, se violentent, se pénètrent.

Sexual healingA cet instant même, les doigts sur le clavier, je les rêve s’immisçant dans sa culotte, sentir sa chaleur, son excitation. Cet interdit me manque un peu. Mon attraction pour les filles ne s’est pas dévoilée à 25 ans, elle est ancrée en moi certainement depuis que je suis née. J’avais déjà un regard fripon sur les fillettes à l’école primaire. Comment ne pas être attirée par cet enchantement de chair et de grâce. Se sont écoulés environ 6 mois entre le jour où je me suis dit : « c’est le moment ! » et le jour où j’ai rencontré A. Des soirées entières sur les sites de rencontre gays à babiller avec plein de filles, tellement de filles, à en avoir la nausée. Parmi elles il y avait A., avec ce je ne sais quoi qui me séduisait largement. Premier rendez-vous dans le marais, elle est pareille aux photos je suis rassurée.

Un verre au 3w Kafé avec des amies, j’ose à peine la regarder, le malaise est palpable. Je suis légèrement excitée par l’ambiance qui règne dans le bar, les filles se tiennent la main, s’embrassent fougueusement, elles me donnent envie. Les heures se consument et je n’ai qu’une seule convoitise, sa tête entre mes jambes. Nous convenons de passer la nuit ensemble, je suis effrayée et brûle d’impatience à la fois. Arrivée chez elle, l’embarras est toujours aussi latent et pesant, nous faisons semblant de regarder la télé, elle allume un joint et m’étourdit avec l’odeur, je la déteste.

« Bon et bien bonne nuit »… La position de la cuillère, elle est derrière moi, je me colle à elle, je la sens, son sexe est contre mes fesses. Je défaille. Elle glisse sa main sous mon débardeur et me caresse tendrement, sa main est douce et ferme. Je sens son cœur battre la chamade dans mon dos. Elle explore avec une délicatesse inouïe la moindre parcelle de mon anatomie, très vite ses doigts sont en moi, puis sa langue.

Ça durera un long moment. Je ne sais plus où je suis ni comment je m’appelle, un orgasme en continu, je suffoque, je crois mourir, je plane complètement. J’ai presque envie de lui dire « Je t’aime » pour le bien qu’elle me fait. Elle ne me demande rien en échange, mais bien que la peur me liquéfie pendant quelques minutes, je suis soudain prise d’une ardeur sans nom, la chevauche et lui fait l’amour comme je peux, moi la pucelle (homosexuellement parlant ^^) qui a peur de mal faire.

Je l’entends jouir, ça me rassure et m’enhardi, ses lèvres, son cou, ses seins, son ventre, ses cuisses, entre ses cuisses, je la déguste, puis la remercie ardemment pour le 1er round. L’étreinte est endiablée, j’aime son goût, elle jouit fort, si fort. Notre idylle durera officiellement 2 mois, jusqu’à ce que je prenne conscience que la vie en couple avec une femme n’est pas faite pour moi. Je veux un homme et un bébé. Sans jamais renoncer aux femmes.

Je vois toujours A. mais nos rapports intimes se font rares, A. est lesbienne et a besoin de stabilité, pas d’une fille bisexuelle qui ne veut pas être en couple avec elle.

Je suis liée à elle ad vitam aeternam certainement parce qu’elle est la première, comment oublier tous ces moments, sexuels ou pas.

C’était le 4 novembre 2007… C’est demain.

(cc)  *****MOXXO//*****

15 Responses to “Sexual healing”

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