My Space

Se relever de l’échec

J’ai vécu ce soir mon premier échec réel. Ma première déception, c’est la première fois ce soir que je me sens plus bête qu’une autre. Pourtant, cela devrait déjà être une victoire de se dire qu’à 23 ans je vis mon premier échec. Malgré tout je ne remonterai pas la pente de si vite. Je ne vous dirais ni la nature ni la cause de cette déchéance mais juste mon ressenti.

Tout d’abord on se sent la plus nulle du monde, une ratée est le terme que je préfère. Pourquoi ? Parce que ce mot donne une connotation dure de part son R, une idée de rat aussi qui est de la vermine, une des espèces les plus détestées de l’être humain (même si les nouvelles modes me feront mentir). Une ratée donc, une fille qui s’est battue tant bien que mal pour avoir ce qu’elle veut mais qui l’a (et je vous le donne en mille) raté !

Mais attention, je ne suis pas au bord de la dépression. Les quelques lignes écrites au dessus ne sont que des ressentiments éphémères qui vont vite s’évanouir. Ces ressentiments sont une aide à vous relever. Je suis de genre à me dire que je suis une ratée juste pour ensuite vouloir me prouver et leur prouver le contraire. Si je suis une ratée c’est juste que c’est une occasion de rebondir.

Rebondir. Je languis ce moment, celui où on l’on décide de ne plus être une loque, celui où l’on est persuadé que tout ne tient qu’à nous, celui dont la fin sera une immense fierté personnelle. La fin de ce moment c’est quand on se regarde dans la glace, et que l’on se dit « wahou j’ai surmonté ça ». Puis on se met à rigoler de ce fameux échec, on relativise. On a envie de dire à ce qui y passe que ce n’est pas grave, que ça va passer…on s’étonne parfois même à trouver qu’ils font du cinéma, qu’il dramatise…alors on se remet en question et on réalise que finalement on oublie vite certaines douleurs. Nous savons alors qu’on aura beau leur dire les même choses que l’on nous a dites quelques années auparavant, rien n’y fera…comme rien n’y a fait pour nous. Il faut simplement y passer et grandir et murir et affronter.

Puis plus on vit d’échec plus on a confiance en notre capacité de rebondir alors plus on est audacieux, plus on a envie d’affronter la vie et de se jeter à fond dedans…L’échec ne serait il finalement pas un ingrédient du bonheur ? C’est une vision peut être trop optimiste…

2 Responses to “Se relever de l’échec”

  • Je suis tout à fait d’accord avec toi.

    Il y a quelques mois j’ai vécu un moment difficile aussi et comme toi je me disais “vivement que ce sentiment de mal être disparaisse”.
    J’étais impatiente de me lever le matin avec la niaque et l’envie de vivre qui me caractérisent.
    Et puis c’est revenu tout doucement, imperceptiblement. Mais c’est revenu.
    Il faut être patient.

    Moi aussi j’ai 23 ans et c’était mon premier “gros chagrin” de ce type.

    Alors bon courage, mais surtout patience!

  • l’échec fait partie de la vie et te permets de savourer les victoires petites ou grandes, qui suivront

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>