Humeurs

Un top cinq en direct de Cannes

Petite forme en ce début de semaine. Parce que parfois la vie est dure pour ceux qu’on aime, parce que parfois on se sent impuissante à consoler, parce que parfois on voudrait être une fée pour tout recoller et qu’on réalise qu’on n’est malheureusement rien de tout cela, et qu’à part nos bras et nos mots on n’a pas grand chose à proposer.

Un top cinq en direct de CannesBref, un petit top five tout de même parce que life goes on mais le coeur n’y est pas tout à fait.

1 – Edouard Baer pour ses blagues qui sont parfois parvenues – mais vraiment une nanoseconde – à faire esquisser un rictus au beau Sean Penn lors du palmarès de Cannes hier. Edouard, moi tu me fais rire. Je sais que c’est une maigre consolation, mais il fallait que je te le dise. En plus tu portes beau le costume.

2 - “Entre les murs”, film de Laurent Cantet qui a reçu la palme d’or hier et qui avant tout est un livre magnifique. Vous me demandiez une liste de bouquins, je vous invite à commencer par celui-ci, c’est ce que j’ai lu de plus juste sur la vie quotidienne d’une classe aujourd’hui. Pas de leçon de morale, pas de grande théorie sur l’éducation, pas de misérabilisme, pas d’héroïsme, pas de démagogie. Juste des instantanés sur cette relation si fragile et complexe qui s’établit entre élèves et prof, sur les échecs et micro-réussites de l’éducation nationale, sur ce qui fait que parfois, ça marche. Des portraits drôles et sans concession de ces fameux “gamins des cités” qui sont avant tout des enfants qui tentent de grandir dans un monde qui n’a pas toujours l’air de les attendre avec bienveillance.

3 - Benicio del Toro. Parce que rien que son nom me donne envie de tendre un grand tissu rouge pour qu’il fonce dedans. Parce que son visage un rien bouffi par des substances à mon avis pas toutes licites et sa carrure à la Mitchum me font des trucs au fond de ma gaine comme dirait Lio. Bon, en revanche faudrait malgré tout qu’il y aille mollo sur la teinture corbeau, à trop en faire il va finir par ressembler à Micheline Dax. Quoi qu’il en soit, bravo pour la palme Benicio… Olé !

4 – “Un conte de Noël”. Parce que samedi avec l’homme on est allés voir le Desplechin et qu’il est de ces films qui vous restent en tête le lendemain. Parce que les acteurs sont incroyables, que Deneuve parvient à nous faire rire en parlant de sa leucémie qui va la tuer et Amalric à nous charmer alors que tout en lui est odieux. Parce que Melvil Poupaud, qui n’en finit pas de bien vieillir. Parce que s’embrasser en sortant du cinéma alors que le sol sent la pluie d’été, c’est une des choses qu’il ne faut pas oublier de faire de temps en temps.

5 – Le 28 mai. Parce que ce jour là sort Sex and the City. Parce que tout le monde s’attend à ce que ce soit une grosse merde et qu’il y a des chances pour que “tout le monde” ait raison de la même façon que souvent “les gens sont cons” mais que pourtant je sais d’ores et déjà que j’irai. On s’installera confortablement dans les gros fauteuils rouges, on dégustera une Ben&Jerry dans un petit pot de carton en critiquant les pubs et puis pendant deux heures on oubliera que la vie peut-être aussi conne parfois. D’accord ma copine ?

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