event_revolte

Le défi : ne pas assassiner les prestas

Normalement, je suis une fille sympa, souriante. Mais parfois, la Pink que je suis sens monter en elle le côté obscur de la force et mute en Dark Lady, de mauvaise humeur et agacée par certaines choses.

En ce moment, Dark Lady a de nouveaux camarades de jeu : les prestas. Nous en côtoyons tous et je dirais qu’il y a deux types de prestas : les compétents et les autres. Evidemment, je suis tombée sur les autres. Exemple : lundi, pleine de zèle (mais déjà de mauvaise humeur), je jette un œil sur leur boulot avant de m’étrangler. Au bout d’une heure de vérification, je relève pas moins de 27 erreurs de leur part. Je leur envoie donc un mail courtois avec la liste des erreurs, ils ne pinaillent que sur 3. Mais il y en a une, ma correspondante m’explique que « quelqu’un de chez nous » (qui est donc ce mystérieux interlocuteur ? On ne le saura jamais) lui a dit de faire comme ça, je lui réponds que ça m’étonnerait. Toujours courtoisement. S’ensuit un débat hallucinant où sa responsable nous fait remarquer que ce que je demande ne correspond pas à notre feuille de route. Pour preuve, elle m’envoie celle…de novembre. On en renvoie régulièrement, la dernière date de mi avril. Mais le débat s’enlise et là, en révisant l’erreur, je constate que la fille a soulevé un point de détail qui n’a strictement rien à voir. Comment perdre une journée à s’expliquer pour rien.

Evidemment, ce n’est pas la première fois et je ne suis pas la seule à avoir des soucis avec eux. Mardi, ils n’ont fait que 3 erreurs, ça s’améliore. Alors que dans le service, on commence à monter un dossier contre eux pour les dégager (le dossier fait déjà 17 pages de relevés d’erreurs), le responsable de notre boîte qui les gère nous annonce qu’on va continuer avec eux parce que « tu comprends, c’est une impasse, on est obligés ». J’ai très envie de lui sortir une liste de toutes les boîtes qui proposent les mêmes prestations.

Maintenant, Dark Lady est trèèèèèèès frustrée : les prestas, on les a, on doit continuer avec eux. Sous entendu : plus je leur parle mal, plus ils vont bâcler le boulot juste pour m’emmerder. Et ça, c’est hors de question, ma pauvre santé mentale. Alors que faire ? Etre la plus courtoise et faux cul possible. Ne jamais les traiter d’abrutis, d’incompétents, d’handicapés de l’encéphale, d’amputés du cerveau, de champions de mauvaise foi. Je n’ai pas le droit non plus de les attendre dans une rue sombre la nuit pour leur casser les genoux avec une batte de baseball ou mettre le feu à leur entreprise. Surtout que j’ai pas envie de faire un tour en prison. Alors voilà, ma seule solution à moi : ronger mon frein. Et ça, Dark Lady, elle a du mal.

Moralité de l’histoire ? Il n’y en a pas. L’incompétence ne nuit pas. Enfin, elle ne leur nuit pas à eux car nous, on s’est pris une remontée de bretelle à cause des mauvais chiffres dont ils sont partiellement responsables. Fuckin life

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>