Humeurs

Travailler c’est trop dur

Article sélectionné par electricalstorm lors de sa semaine de rédac’chef !

Mon coup de gueule éternel à moi, il est utopique. Ça je le sais, on me l’a dit des centaines de milliards de fois. Et alors ? Je vous parie que si j’avais vécu à ma véritable époque (dans 200 ou 300 ans) on me regarderait pas avec un petit air condescendant quand je dis que je crois à la civilisation des loisirs.

Travailler c’est trop durMon coup de gueule c’est que je n’ai toujours pas compris pourquoi tant de personnes (pourtant sensées) ne jurent que par la valeur travail. C’est quoi d’ailleurs la “valeur travail” ? Je ne parle pas ici du sens premier de la définition de Marx qui évoque le coût de la production proportionnellement au temps passé à y travailler mais de ce que cette expression est devenue notament dans le discours du candidat Sarko : “le travail est une libération”. Au risque de choquer, moi quand j’entends ça je pense tout de suite à une certaine inscription peinte sur le mur d’un certain camp. Effrayant, quand même…

Le travail rendrait-il (vraiment) libre ? Je comprends une partie du sens de cette allégation : disposer d’un emploi permet de faire sa place dans la société, d’avoir un rôle et surtout une indépendance financière, les femmes se sont assez battues pour y avoir droit. Ok, mais ériger le travail comme une “valeur”, comme un pilier du sens profond de notre vie ? Je suis désolée mais je ne marche pas.

J’ai beau avoir la chance d’avoir un job, que j’apprécie en plus, donnez-moi demain les moyens de vivre décemment sans bosser, et je saute à pieds joints sur l’occasion. Ne pas travailler, au sens aliénant du terme, au sens de ne pas avoir le choix que de se lever le matin pour se rendre dans un endroit imposé en côtoyant des personnes pas toujours choisies pour exécuter des tâches ou prendre des décisions qui ne sont pas forcément les activités que j’aurais choisies de faire à ce moment là, tout cela sous peine de ne pas avoir assez d’argent pour couvrir des besoins élémentaires comme manger, me chauffer, avoir un toit sur la tête…

Ne pas travailler pour travailler autrement, travailler pour m’épanouir sur des activités variées sans horaires imposés, au rythme de mon corps, travailler avec ou pour des gens qui m’inspirent, casser ce lien entre faire quelque chose et recevoir de l’argent…

Je pense qu’un jour, les gens arrêteront d’avoir le nez dans le guidon et réaliseront que le temps de leur vie est fait pour être utilisé à LEUR guise et que chaque minute passée à faire quelque chose parce qu’il le faut est une minute de perdue à tout jamais.

Expliquez-moi pourquoi ça attire nos concitoyens comme des mouches quand on leur parle du travail comme d’un sens à leur vie, quand on leur promet plus d’argent contre leur temps, substance de leur vie.

Photo : (c) Mareen Fischinger via Flickr

49 Responses to “Travailler c’est trop dur”

  • Ah, je suis super d’accord avec toi, enfin quelqu’un qui me comprend. Si j’ai décidé au début de l’année de tenter le free-lance, c’est exactement pour ces raisons : travailler à mon rythme, avec qui je veux.
    Malheureusement, ça ne marche pas aussi bien que prévu, alors je cherche un CDI, parce que bon, y a pas à dire, c’est ce qui me permettra d’ “accéder à la propriété” comme il dit l’autre.
    Mais bon sang, ce que je déteste travailler pour travailler.

  • OOOOOHHHH Antigone, que je t’aime et que j’approuve ce que tu racontes ! Moi aussi, je ne comprends pas pourquoi tant de gens sont à genoux devant le culte du travail…qu’est ce que j’aimerais ne pas bosser, moi…ma devise est “travailler moins pour gagner plus !”
    franchement c’est quoi le travail ? c’est passer du temps avec des gens qu’on n’aime pas forcément des masses au lieu de le passer avec les gens qu’on aime. En quoi c’est bien ça ? je me le demande…

  • oui oui oui…tout à fait d’accord…
    mon frère a des théories encore plus poussé là-dessus et il m’a parlé d’un mouvement dont je ne me souviens malheureusement plus du nom qui prône carrément de ne pas travailler et juste de vivre avec un rmi par exemple, ce qui permet aussi de s’éloigner de la société de consommation…bon un peu contestable mais y’a de l’idée!!

  • moui…
    c’est sûr qu’il y a des jours, quand je sors du boulot à 19h après une journée de ouf je me surprends à penser: “dire qu’il y a 30 ans j’aurai pu me contenter de me trouver un mari riche et glander” :)

    enfin je pense sincèrement que je me ferai bien chier si je n’avais jamais à travailler. mais il faut dire que j’ai de la chance, mon boulot est intéressant, mes collègues sont sympas, j’ai un bon salaire et encore le temps de m’investir dans plusieurs activités.

    donc pas du tout travailler, non. travailler moins, oh oui! dans mon boulot les 35 heures c’est sur le papier…

  • amaya : c’est pas les freegans dont tu parles?
    sinon moi je pense que le travail peut être carrément épanouissant à condition que ce soit un travail qu’on a choisi et qui nous plaise…moi par exemple j’adore ce que je fais, même si je ne gagne pas encore ma vie avec…

  • oui mais il faut avoir sa passion pour métier et ça…ceci dit, l’une des phrases les plus idiotes que j’ai jamais entendu c’est quand même “moi pour être heureuse dans mon travail, faut que j’y aille tous les jours en chantant.” même quand on aime son boulot, on n’y va pas tous les jours en chantant. je me demande si tous ces discours sur le fait “d’aimer son travail” ne finissent pas par créer une frustration…

  • Ahhhhh merci pour cet article ! La “valeur travail”, c’est probablement une des pires escroqueries intellectuelles de notre temps. Il suffit de penser à l’étymologie du mot pour s’en convaincre ;-) Quant à l’idéologie véhiculée par le Président de la république pendant sa campagne… que dire de plus ?

    Je ne suis pas assez douée en économie pour affirmer qu’on pourrait vivre sans travailler, mais le courant de la décroissance (simplicité volontaire, freegans, etc…) explique qu’en travaillant deux heures par jour on pourrait avoir le même niveau de vie que dans les années 70. Perso, il me suffit d’imaginer des journées AVEC SEULEMENT DEUX HEURES DE BOULOT pour soudainement être certaine de pouvoir vivre sans tous les “progrès” (entre guillements, car beaucoup sont de faux progrès) qui ont été faits depuis 30 ans…

  • ben moi je cherche du boulot et je ne demande que ça de travailler !!! bon d’accord c’est en tant que pigiste, je bosse de chez moi et l’écriture c’est ma passion…Bleue et Violette, tu sors !!!

  • je pense comme toi mais je suis quand même une consommatrice abrutie qui consomme trop et mal.
    mais on peut se passer des pompes de luxe à la carrie, des sorties dans des endroits branchés où on se fait chier quand on peut y entrer, des écrans plats, des appartements luxueux. On peut et sans vouloir effrayer tout le monde, il va falloir qu’on y arrive. Parce qu’un jour, on n’aura plus de pétrole, d’une part et d’autre part, le pouvoir d’achat (je commence à détester ce mot de toutes mes forces) ne remontera pas. il va falloir retrouver le goût de l’essentiel et cesser de se pourrir la vie avec ce qu’on ne pourra pas se payer.

  • moi aussi l’écriture c’est ma passion et si je pouvais rester chez moi et écrire des bouquins, je serai la plus heureuse des femmes !

  • Trop drôle! Mon père a une utopie du même genre : bosser deux heures par jour pour la collectivité, et basta. Le reste du temps, on fait ce qu’on veut. Sans déconner, savez vous que toutes les 36 secondes, une nouvelle voiture sort de l’usine? Ca rime à quoi sans déconner? On est tellement dans un truc de surconsommation que ça n’a plus aucun sens. On a pas besoin de tout ça!!

  • surtout que comme dit Serena, vu qu’un jour on aura plus de pétrole, les voitures, hein, ça nous servira plus à grand-chose !!! (tiens, j’ai bien fait de ne pas passer mon permis)
    Serena : rester chez moi à écrire des bouquins c’est le rêve de ma vie! et j’espère le réaliser un jour!

  • et nous marcherons à pied dans nos chaussures de babou !! (ben oui, y’aura plus de louboutins non plus…)

  • tant qu’y a tjs du vin,ben oui sinon je parle de quoi moi ds mes articles(mon fantasme à moi c’est d’écrire des articles pour une revue vinicole ou pas…)

  • m’en fiche des Louboutins !!! pas les moyens…moi je ne jure que par les ballerines Chaussland (alors là, ça y est je vais vraiment me faire virer après un tel aveu)

  • hein?peut pas porter de ballerines moi,à cause de mes pids mal embouchés qui font rien qu’à pas vouloir rentre dedans au complet…les orteils dépassent c’est d’un laid,….connais pas celles là,

  • pieds que je voulais dire

  • bleue, ne t’énerve pas, moi aussi je me fiche des louboutins mais aujourd’hui, je me fais une thématique louboutin et j’ai décidé de sortir cette marque le plus possible !
    d’ailleurs, elles sont très biens les ballerines chaussland et celles du marché de montataire aussi !

  • n’empêche que si j’en trouves au pied du sapin de noël,je les garde….j’irais nourrir les poules,vous imaginez…so chic!

  • Serena mignonne, je préfèrerais que tu nous fasses une thématique Chad Michael Murray (au fait, je viens de percuter que c’est lui qui joue dans Freaky Friday avec Lindsay Lohan)…avec photos à l’appui si possible…et pas trop habillées les photos…miam…

  • Non non non non non je me le garde !
    ah oui, il était craquant dans “freaky friday..” je me demande si j’ai vraiment 38 ans, moi…

  • eh sale égoïste !!! nous aussi on veut du Chad Michael !!! et je te ferais remarquer qu’il n’y a pas d’âge pour apprécier les beaux mecs…sans compter que t’as pas 80 balais non plus !! 38 ans c’est jeune !!!

  • tu as raison ! d’ailleurs ce crétin préfère paris hilton à moi…franchement, n’est-il pas stupide ce garçon !!!

  • Hein? ne me dis pas qu’il sort avec Paris Hilton…ah non par pitié !!!

  • Je signe des deux mains !

  • en fait, il a trompé sophia bush (brooke davis dans la série) avec paris hilton ! nul de chez nul…

  • nan, c’est une blague !!! les mecs décidément, ils n’ont pas de goût !!! déjà que je ne me suis pas remise du coup de Garou qui sort avec Lorie !!! Lorie, non mais je vous demande un peu !!!

  • vous déviez les filles, là…

    @amaya et pepite de choco: jsuis quand même dubitative sur ce genre de non-boulot. si tout le monde bosse un peu pour la collectivité d’accord, mais ne rien glander et avoir à bouffer quand même, ça veut dire qu’il y en a qui se font pigeonner.

    sinon, si on me disait que je pouvais travailler genre 4 jours dans la semaine mais être payée moins, hé ben tant pis pour le fric, ça me plairait bien. je sais ça s’appelle les 4/5 mais dans ma boîte c’est pour les mamans seulement :) j’imagine la tête de me chef si je le demandais…

    bon après je le répète, je suis bien payée. et comme ça j’achèterais moins de conneries de fringues. je m’habille chez H&M et Cie, mais beaucoup ;)

  • D’un côté on est tenté par le côté “civilisation de loisir” de l’autre, on est quand même bien content de trouver un bloc opératoire en service quand on a un accident de voiture à 3h du matin.

    Deux poids, deux mesures…

  • Hello à toutes! Je suis contente que certaines se reconnaissent et merci à celles qui ont cité les courants idéologiques comme freegans ou simplicité volontaire que je ne connaissais pas!
    Je pense que quelque part, une personne adulte sensée rêve de pouvoir décider seule de son emploi du temps, mais je sais aussi que d’un autre côté, vivre en société nécessite de se contraindre à certaines obligations pour le bien-être collectif. Cependant comme vous le dites si bien aussi, on pourrait très bien se passer de choses superflues qui consomment temps et argent pour… rien et gagner ainsi de précieux moments de liberté… Ce qui me rassure, c’est que les Ladies soient réceptives à tout ça! Je vous bise!!

  • @ Amaya : je suis d’accord avec DeeCurl , je pense que c’est quand meme bien pretentieux de parler de theorie quand il s’agit de vivre volontairement avce un RMI. Un peu trop facile, non? Le mec qui a sorti ca est plus malin que les plus malins on dirait ? Il faudrait peut etre arreter de detourner les aides sociales en en profitant. J’ai vu des mecs qui faisaient ca, qui vivaient au RMI et qui se tapaient un tour du monde, pendant qu un pote bien aimable pointe reggulierement a l’ANPE a leur place pour que le RMI continue a etre verse. Sympa, la solution. Genre, c est qui qui le paye le RMI? Ce dont parle ton frere serait acceptable si personne ne travaillait et de l’argent sortait de nulle part, ou alors si toute le monde cotisait pareil pour les autres. Autant te dire que c’est plutot mal parti. :-)

  • Ben moi j’ai trouvé : je bosse 6 mois, je freelance 6 mois, je bosse 6 mois, je freelance 6 mois…

  • J’aime bien bosser.
    Je ne dis pas que je me réveille 5 matins sur 7 en me disant “chouette je vais travailler” et parfois même je rêve du vendredi soir dès le lundi matin.
    Mais je crois que je ne saurais pas organiser mon temps si je n’étais pas obligée de me lever le matin pour bosser.
    En fait, je trouve que le boulot c’est comme le sport, c’est dur d’y aller mais une fois qu’on y est …
    C’est vrai que je bosse avec des gens sympas alors forcément ça aide :)
    En plus, même si je ne kiffe pas louboutin, j’ai une passion pour les sacs à main et les resto donc avec un rmi c’est no way :)
    Et puis dépenser de l’argent que j’ai gagné en bossant beh je trouve ça bcp plus jouissif que dépenser de l’argent qu’on m’a donné. Je sais, c’est débile mais bon ça me ferait chier de savoir que je dépends entièrement de quelqu’un d’autre (état, mari…) pour vivre.

    Au moins quand on bosse on est pas jugé sur ce qu’on achète alors que j’ai entendu assez souvent “à la vache, elle/il est au rmi/chômage et pourtant il veint de s’acheter ci ou ça”

  • @JelizaRose:ah oui d’accord avec toi et c’est bien pour ça que j’ai précisé que c’était “un peu contestable”…
    Ceci dit, déjà c’est bien de rêver, comme un gamin qui dirait “je veux être président pour faire tout ce que je veux” (c’était peut-être le rêve de l’actuel,qui sait?!) et puis l’idée de sortir la tête du guidon n’est pas mal…il y a en revanche des communautés qui vivent leur rêve jusqu’au bout en tentant de vivre en autarcie et “sortir du système”, il y en a une pas très loin de chez moi, un peu comme une secte mais sans théologie…bon ça a fait tout un pataquès avec les autorités locales car leurs enfants n’étaient pas scoralisés…mais ces gens là ne touchaient même pas d’allocs tellement ils sont hors-système…
    Concernant les aides détournées d’ailleurs il y a autre chose:j’ai été quelques semaines “demandeuse d’emploi” mais on m’a tout de suite dit aux assedic que j’aurai d’office 7 jours de carence (donc des jours non payés, un peu comme si un employeur te payait pas) par “solidarité” c’est à dire pour renflouer leur déficit!On ponctionne les assedic des demandeurs d’emploi par solidarité pour eux-mêmes!!On pourrait pas ponctionner ailleurs?
    En plus concernant le RMI (et même si je comprends absolument ce que tu as voulu dire) c’est une idée facile de dire que des gens en profitent:vivre avec 430€ ou moins en France à l’heure actuelle c’est rude!
    Bref je trouve juste l’article d’Antigone rigolo, rien de plus…

  • @Deecurl “si tout le monde bosse un peu pour la collectivité d’accord, mais ne rien glander et avoir à bouffer quand même, ça veut dire qu’il y en a qui se font pigeonner.”

    parce que là personne ne se fait pigeonner peut etre?

    ;)

  • Que certains profitent des aides sociales de manière injustifiée peut-être bien mais je ne pense pas que ça concerne un grand nombre. Ca m’énerve de voir des émissions du style envoyé spécial consacrer un sujet de 50 mn à cette pratique marginale: on connaît bien l’effet du matraquage médiatique. Les gens généralisent et on commence à regarder tous les Rmistes de travers.
    Il faut en revanche un sacré courage pour sortir complètement du système car celui-ci nous colle de fameux bâtons dans les roues si on s’avère décidé à se retrancher du cadre établi. Même pas libres de choisir d’être libres… A côté de ça, je vais encore passer pour une extrêmiste mais je ne vois pas pourquoi certains biens ne pourraient pas être fournis gratuitement: un toit, du chauffage, un mimimum de bouffe… après tout, chacun à le droit de vivre ou de survivre, non? Je ne propose rien en disant ça, je n’ai aucune idée de solution pour rendre ça possible, c’est juste l’idée qui me semble logique.
    Sinon, aussi pour celles et ceux que ça intéresse, un peu de pub pour un film culte qui m’a enchantée à la sortie du ciné : je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à mes compagnons de salle! http://www.homme-moderne.org/rienfoutre/attention/index.html

  • excellent Pierre Carles!

  • babelux: Ah une Bordelaise et qui aime Pierre Carles! Ca fait plaisir :))

  • aïe aïe aïe, pitié les filles ne tapez pas sur les RMIstes, je le suis…bon à moitié (comme je ne gagne pas encore ma vie avec mes piges, la CAF me verse le complément, je vous dis pas le bordel, en plus je suis en freelance, ça change tous les mois)…et franchement j’ai eu 25 ans en octobre et j’ai attendu mars pour le demander, tellement ça me faisait honte…c’est vraiment humiliant mais quand on a pas le choix, on a pas le choix…et honnêtement je ne peux pas croire qu’il y ait vraiment des gens qui choisissent volontairement de vivre avec ça !!!

  • Pierre Carle c’est dieu.
    ceci dit.

    JelizaRose ; peux tu m’expliquer exactement comment on fait un tour du monde en étant au RMI ? Moi je veux bien hein ; mais le mythe du rmiste qui se les roule aux Bahamas en regardant sa télé 200 cm, j’ai cherché j’ai pas trouvé.

  • ah oui, moi ça m’intéresse !!! lol

  • Je vous aime !!! Comme il fait bon promener ses commentaires par ici, merci Antigone !
    Et gloire à Pierre Carles.

  • Moi j’ai même pas commencé à travailler que je suis déja démoralisée… Cet automne je reprend les cours debout a 6h00 du mat. On a beau me dire on s’habitue etc etc, moi je m’y habituerai jamais! Le matin c’est fait pour dormir!!!

  • Moi j’aime travailler, enfin, j’aime mon boulot, je l’ai choisi, j’ai étudié pour y accéder, j’y vais avec plaisir… là n’est pas le problème. Le problème, dans mon cas, c’est le patron.

    Un mec que tu détestes, qui te hirisse les poils quand il passe près de toi, un mec sur lequel tu as envie de hurler le dégoût qu’il t’inspire. Un mec radin, obséquieux, macho, raciste…mais auquel tu OBEIS et parles POLIMENT en serrant bien les dents. Le travail, c’est dur parce qu’il t’impose des choses que tu pourrais envoyer bouler dans un autre contexte.

    A part cette contrainte, travailler ou peigner la girafe…

  • j’allais dire la même chose valérie, moi aussi, j’ai plus que du mal à y croire. Avec un RMI, on ne se paie pas un tour du monde, ou alors, on vend de la coke en plus.
    En même temps, je suis ok avec prismes, moi aussi sans boulot j’aurais du mal à structurer mon emploi du temps.
    donc, je suis ok idéologiquement mais théoriquement moins…et antigone a raison, le mythe du fraudeur faut arrêter. ça ne concerne que 1% de la population.

  • @Babelux: bien sûr que si qu’on se fait pigeonner dans le système actuel…je ne suis pas du tout du côté de ceux qui disent “chômeurs=profiteurs, etc…” bien au contraire!

    pour moi une société se base sur la réciprocité et c’est pas vraiment ce qu’on a aujourd’hui hein…c’est toujours les mêmes qui rament, on est d’accord?

    mais qu’un mec se dise: “je m’en fous, je me mets au RMI et je ne fiche rien volontairement”, il va occuper au minimum occuper un logement, manger des aliments, se faire soigner, en bref il profite quand même du travail d’autres personnes sans contrepartie. c’est se mettre au centre du monde, après moi le déluge quoi.
    “niquer le système” c’est bien beau mais ça nique tout le monde, pas seulement le PDG (qui en a bien rien à faire d’ailleurs), mais aussi la caissière qui rame avec son temps partiel…

    et si tout le monde faisait pareil…?
    dans une communauté autarcique tout le monde fait quelque chose à son échelle, il n’y a personne qui ne fait vraiment rien.

    mais par contre on peut espérer un jour que les entreprises embaucheront plus pour nous permettre de travailler moins…en gagnant moins évidemment mais tant qu’on a de quoi vivre, les meilleures choses de la vie ne coûtent pas cher: des moments en famille, en couple, entre amis etc…

    mais avec l’individualisme ambiant et les besoins qu’on nous crée par bourrage de crâne (des belles fringues, des belles voitures, bling bling et Cie) certains ne sont pas prêts à gagner moins, pour que d’autres puissent vivre mieux.

  • @ValerieCG , Antigone de Chabat: bien sur que je parle d’une minorite. Je suis bien d’accord avec vous qu’on ne peut pas faire un tour du monde avec 400 euros par mois. Ceux qui font ca profitent d’autres aides bien sur. Je rebondissais juste sur le post de Amaya avec cet exempleponctuel. Je ne generalise en aucun cas. Ce qui m’enerve la dedans c’est pas les moyens ni le pourquoi du comment ils font ca et qui le fait mais seulement la MENTALITE. De maniere generale qu’une personne qui recoive une aide sociale qu’elle qu’elle soit dans le pur et simple but de “niquer le systeme” me revolte. Point.

  • Je n’ai pas lu les com mais je veux juste dire merci pour avoir dit ce que bcp de personnes pensent mais n’osent dire…ou pire encore, ne le pensent absolument pas et se complaisent dans l’aliénation au travail, avec des personnes dont le comportement les agacent, et qui ne se posent pas une minute la question du sens à ce qu’ils exécutent du matin au soir.

    Pour dire, j’ai été choquée (oui c’est le terme exact) lorsque j’ai su au début de mes études qu’on n’avait que 5 semaines de congés payés par an…ça peut paraître con à dire comme ça mais oui, je pensais pas que dans l’esprit des gens ceci était une norme point barre, il ne fallait pas s’en indigner.

    Je suis diplômée à Bac+5, dans un domaine pas forcément porteur mais reste absolument persuadée, malgré les réflexions de mon entourage, que mon bonheur ne passera jamais par le travail. Alors que beaucoup ont ft des études selon un calcul coût/rentabilité, je reste une petite utopiste à leurs yeux (pour moi ça ne relève pas de l’utopie) qui a vainement tenté d’aller à contre-courant en espérant ne pas tomber dans le schéma boulot-thune-loisir-bonheur.
    Eh non, le bonheur ne passe pas (uniquement?) par l’acquisition de choses matérielles et d’un certain confort.
    A-t-on oublié l’épanouissement personnel? faire ce qui nous plaît? Je crois bien que oui, et ne suis pas d’accord avec toi Antigone, ce système actuel perdurera et ce sera pire dans les années à venir, le travail et l’argent prendront encore plus de place dans la vie des gens, au détriment de nos consciences.

    On va dire que le point positif se trouve dans les cabinets de psys qui ne seront pas prêts de désemplir :-/

  • Comme on passe un certain temps (voire un temps certain!) au boulot, autant essayer de s’y plaire un minimum même si je suis la première à dire qu’il y a des matins où je souhaiterais être partout sauf à mon taf… Donc, le bonheur passe un tout petit peu par le travail quand même, puisqu’on y passe la plupart de notre temps.
    Les vacances à 5 semaines ça je suis entièrement d’accord… C’est beaucoup trop peu.
    Sur le thème du système actuel tendant à devenir pire dans les années à venir, je ne sais pas… Il y a, c’est clair, une forte régression aujourd’hui, mais onne peut pas nier que le XXè siècle a connu des avancées énormes sur le plan de l’amélioration des conditions et du temps de travail, sur les congés… 1936, c’est quand même révolutionnaire! L’An 01, la célèbre BD-Film de Gébé, c’est bien dans cette mouvance aussi dans les 70′. Donc, je pense qu’il y a de l’espoir… J’espère!

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