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Parler de poids interdit aux filles menues?

J’ai eu longtemps un métabolisme très sympa qui me permettait de manger absolument tout ce que je voulais sans prendre un gramme. Bon il faut dire qu’à l’époque je faisais aussi pas mal de sport et de façon régulière. En attendant j’étais adepte de junk food, je me tapais des barres chocolatées ou des paquets de chipster sans une once de culpabilité et ça ne se voyait même pas. Mes copines étaient vertes mais je n’y pouvais rien c’était comme ça. Et puis, à partir de 30 ans, j’ai constaté que mon corps réagissait. Je prenais un ou deux kilos par-ci, par-là, l’air de rien. Pas dramatique. Je travaillais, plus le temps ni l’envie de faire du sport. Moins de cochonneries, mais j’en consommais encore plus ou moins régulièrement. On dit que le corps a de la mémoire, c’est vrai. Je suis un petit gabarit, moins d’1,60m et des os très légers, mon poids de forme se situe aux alentours de 42-43 kilos. Je me suis donc maintenue jusqu’à 35 ans environ. Depuis, c’est drôlement plus dur.

 Vu que mes habitudes alimentaires n’étaient pas des plus idéales et que je ne crache pas sur un verre de vin ou une coupe de champagne quand l’occasion se présente (c’est fou les occasions régulières que l’on trouve!), j’ai pris doucement du poids jusqu’à frôler les 50 kilos ce qui est énorme pour moi. Le pire étant que grâce à mes gènes, merci maman, j’ai une peau très celluliteuse. Cette peau d’orange disgracieuse avait envahi mon corps. Même sur les bras et les mollets, je n’avais jamais connu cela. Quand je mettais des pantalons, on voyais les creux et les bosses sur mes fesses et mes cuisses. J’ai pris peur, je ne me reconnaissais pas. Je ne fermais plus les boutons, je mettais des tuniques pour cacher mon bedon. Alors régime hyper protéinés avec un nutritionniste, moi qui n’en avais jamais fait de ma vie, l’enfer. J’ai perdu 5 kilos en un mois, j’étais contente de retrouver une silhouette connue. Je n’avais pas retrouvé mon poids idéal, mais ça allait et je me trouvais bien. La cellulite n’était plus visible sauf quand je pinçais la peau, parfait. Et puis ma vie de couple a foiré, grosse rupture tendue et là, mon corps a réagi. Je mangeais de manière anarchique mais je n’ai pas perdu l’appétit. J’étais aux anges, physiquement, même si cela résultait d’une expérience difficile.  

Je me suis retrouvée comme à 18 ans, fine et gracieuse, légère. J’ai ressorti de ma penderie le pantalon test que l’on a toutes, coupe cigarette et je me glissais dedans avec délice. Vive les ruptures! Il y en a qui  grossissent moi c’était l’inverse. Je me sentais belle, invincible, c’était fou. Et puis j’ai rencontré Loulou, l’histoire a duré et nous avons glissé dans un quotidien fait d’apéros, de restos, de dîner avec des potes, de chocolat devant la télé. Et petit à petit, les kilos sont revenus, la cellulite et le ventre avec. Je me maintiens autour des 47 en ce moment. Je cache de nouveau mon bedon, les boutons des pantalons sont terribles une fois assise. J’oublie les jeans slim, j’ai une petite culotte de cheval c’est trop moche. Le pire c’est après les repas, je gonfle littéralement. On dirait que je suis enceinte de 4 mois, l’horreur. J’ai pris du charbon pour améliorer les ballonnements : résultat mitigé. Ma silhouette ne me plaît pas mais je n’ai strictement aucune volonté pour y remédier. J’attends le déclic…!

Attention je n’affabule pas, je suis critique avec moi-même et je me vois telle que je suis. Ce n’est pas catastrophique mais j’ai intérêt à arrêter les frais. Avec les beaux jours, il est plus facile de manger mieux et plus sain. Je ne me force pas pour avaler des légumes et des fruits, exit les plats en sauce. J’adorerais retrouver ma ligne, celle qui fait que je me sens bien. Je sais que cela ne se fera pas tout seul. En même temps je ne fais pas de fixette obsessionnelle. Mais qu’on ne vienne pas me dire que je n’ai pas le droit d’être mal dans ma peau parce qu’habillée je fais fine et menue. C’est du bullshit, moi je sais ce qu’il y a sous les vêtements et j’ai autant le droit que n’importe qui de ne pas être super à l’aise avec moi-même. Bien sûr, les filles autour de moi qui se battent avec des soucis de poids plus carabinés que les miens me toisent d’un air dédaigneux quand le sujet tombe sur le tapis. Je n’ai rien à dire, avec mon physique je devrais avoir honte de me plaindre… Sauf qu’elles ne me voient pas dans le secret de ma salle de bains ou en maillot. Ma meilleure amie devant laquelle je me suis déshabillée pour lui montrer que je n’étais pas en plein délire, a eu la chique coupée et m’ a dit : oui tu as raison ce n’est pas top, mais sapée on ne dirait tellement pas. Voilà mon problème, parce que je suis pas ostensiblement grosse, je n’ai pas le droit de me plaindre… un peu?

3 Responses to “Parler de poids interdit aux filles menues?”

  • Moi je dis vive les raleuse. c’est si bon de se plaindre!

    Moi aussi je connais la prise de poid à cause (oui parce que c’est tout de sa faute) du cher et tendre. Les pates au fromage à minuit devant la télé c’est pas top. Depuis que j’ai pris des kilos j’ai arreté. Maintenant c’est yogurt et fruit. Bouh

    Recommence à faire un peu de sport si tu ne pratique plus peut-être? Si tu en a le temps evidemment.

  • Certaines rondes ne comprennent en effet pas comment on peut se sentir mal dans sa peau quand on fait un 36/38…Etre mince, ça n’empêche pas d’avoir des bourrelets mal placés, des vergetures, de la cellulite… :)

  • C’est exactement cela! Je ne revendique pas, simplement on peut aussi, par moment, se sentir pas très au top et ce n’est pas se moquer ou dénigrer.

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