My Space

N’importe quoi

Y’avait un homme dans ma cuisine… me demande pas comment il était arrivé là, j’suis pas certaine d’avoir la bonne réponse Jean-pierre, et le million, j’y tiens, mais bon comme j’ai encore tous mes jokers, peut-être je commence par le vote du public… le public, c’est à vous. Et s’il vous plaît, votez bien, hein… j’ai un bateau à acheter moi.

Bon. En attendant que le public vote, je continue ma narration parce que sinon, je vais encore aller me coucher à pas d’heure et y’a un Chartroussin de la Chartreuse qui m’a dit un jour que c’est très mauvais pour moi de me coucher tard, et que je vais vieillir plus vite que les autres et que ça, nan, je suis pas d’accord, moi je mets des crèmes et tout et tout mais ça suffit pas les crèmes, il faut aussi se coucher tôt, mais alors les crèmes à quoi elles servent dans ce cas-là et où qu’elles sont les neiges d’antan. Je suis donc condamnée à vieillir. Chienne de vie.

Le fait est qu’il y avait un homme dans ma cuisine et que c’est très bien comme ça.

L’homme qui était dans ma cuisine, il était derrière moi… enfin, quand je dis qu’il était derrière moi, va pas t’imaginer des choses qui n’auraient existé que dans ton imagination et que je le déplore d’ailleurs, quand je dis qu’il était derrière moi c’est que je ne l’ai pas vu parce que je lui tournais le dos mais clairement je l’ai entendu me dire “si tu veux qu’on aille se balader, il va falloir que tu te bouges les fesses“.

Moi j’étais en peignoir… tu sais, le peignoir rouge en soie, trop méga sexy et si agréable à porter. Je te donne pas la marque parce que je n’ai pas été sponsorisée, et qu’il y en a marre de faire de la publicité gratuite pour tout plein de marques et qu’après vous courez tous acheter ces marques parce que vous voulez tous faire comme moi parce que je suis votre idole, mais que moi je ne gagne rien et que les marques, elles s’enrichissent sur mon dos et que nan, maintenant, ça suffit qu’on m’exploite, bordel !! T’as saisi le message Mr Tonimalt, j’espère ?!. J’attends les camions demain matin dans mon jardin, je te préviens, sinon je me mets au Benco et tu le regretteras toute ta vie mais tu l’auras cherché et tu ne viendras pas te plaindre.

Bref.

Moi j’avais donc ce merveilleux et si seyant peignoir rouge en soie sur mon dos ravissant. Alors quand le gars il a dit “bla bla bla, tu bouges les fesses“, moi, je me suis dit qu’il allait en avoir pour son argent et que mes fesses, j’étais plutôt d’accord pour les bouger.

J’ai donc commencé à onduler en faisant des bruits forts méga beaux et excitants avec ma bouche genre “slash, slash, slash…“, et qu’à chaque “slash” le peignoir, je le faisais érotiquement descendre sur mes ravissantes épaules en n’oubliant pas d’onduler du popotin…

J’en arrivais au creux des reins toujours avec des “slash” de plus en plus érotiques et des ondulations que le serpent qui sort de son panier devant le charmeur de serpent, il est au chômage tellement il m’arrive pas à la cheville, la honte sur lui, quand j’ai entendu une voix qui me disait en se marrant “n’importe quoi“.

Je suis restée tétanisée un quart de seconde… parce que la voix je l’avais bien reconnue… quand même je me suis retournée pour être certaine…

Ouais. Certaine.

Le gars, il était plus derrière moi. Par contre devant mon regard ahuri, y’avait mon troll qui me regardait, hilare…

Je te prie de croire que mes fesses, je les ai bougées.

Mais qu’on me sorte de cette vie de galère où c’est que je viens de faire la danse du serpent devant mon troll de dix ans et que je vais finir par aller en taule, moi…

Oui. Qu’on me sorte de là.

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