Green My Life

Les ptits papiers

Et bien après la journée de la femme, la journée du sida, la journée du sexe, bienvenu à la journée verte.
Bon en fait, attention, soyons bien vigilents là-dessus, toutes ces journées ont lieu tous les jours en même temps. Si bien qu’aujourd’hui, comme tous les jours, c’est la journée anti sida, la journée de la femme, la journée du sexe et la journée verte. Mais bon, je serai disciplinée, je ne parlerai que du vert.

Et bien oui, c’est la mode. Maintenant il y a une journée verte. Du coup, yahoo, google etc. se sont tout de vert vêtus. Ce qui ne change rien à l’affaire, mais bon, c’est du marketing en quelque sorte.

Donc ce jour-là, le jour vert, on devient totalement en harmonie avec la nature. On se promène dans les champs, tout nu de préférence, en humant le bon air vert, en faisant caca dans la nature et en s’essuyant avec des feuilles. Pourquoi des feuilles me direz-vous ? Mais c’est très simple malheureux ! Car le papier c’est très vilain. Passe encore qu’on s’en serve pour imprimer des bouquins (attention hein, des bouquins intelligents pas des pauvres bouquins tous pourris, mal écrits, sans style, pas du harlequin en quelque sorte, du prix Goncourt s’il vous plait), pour faciliter un accès à la culture, à la réflexion, mais qu’on utilise du papier pour essuyer notre caca !!! quelle horreur !

Car la nouvelle idée c’est d’économiser le papier. La nouvelle idée c’est donc d’éliminer le jetable pour ne garder que du recyclable ou du permanent, nous savons bien que rien n’est permanent en réalité mais le “permanent” en langage de journée verte signifie “dure plus longtemps que du papier”.

Finis les “papiers absorbants”, finis les mouchoirs en papier, finies les couches jetables pour les bébés. Allons-y allégrement. Le matériel électro ménager qui a de l’avenir, en vérité je vous le dis, c’est la machine à laver le linge. Ou mieux encore ? la femme qui lessive. Car il en faudra des heures de lessivage pour nettoyer tout ce caca dans les couches, toutes ces crottes de nez et toutes ces serviettes de table. Il faudra ni plus ni moins qu’une bonne vieille femme au foyer. Et quel épanouissement en plus.

Donc, limiter l’utilisation de “consommables ménagers”, ok. Mais méfions-nous et essayons de ne pas se retrouver dans des situations extrêmes, dans des retours en arrière, où les premières qui paieront le prix seront, sans doute, les filles ou les petites filles de celles qui passaient déjà des heures à nettoyer les langes en tissu.

Par contre, en bonne citoyenne du monde, je n’ai pas attendu que notre Evelyne Dhéliat nationale (que j’apprécie beaucoup par ailleurs :)) me dise ce qui est bon pour la planète, ou pas.

J’eteinds la lumière quand je quitte une pièce, je ne laisse pas couler l’eau inutilement, je tri mes déchets quand je suis en Alsace (grâce au guide founi, ce qui me demande à chaque fois quelques heures de remise à niveau, mais je ne lave pas la brique de lait vide avant de la jeter dans le container rouge, euh non, marron, euh je sais plus…), je me soumets à l’hypocrisie du sac acheté à la caisse, j’en ai d’ailleurs 2m3 dans mon placard vu que je les oublie à chaque fois que je vais faire mes courses, bref je fais des efforts, quand même. Et très prochainement j’espère accéder au niveau suprême de la communion avec la nature, en essuyant mon caca avec des feuilles d’arbre, du marronier par exemple, ce sera plus facile qu’avec des feuilles de cerisier… (pardon… je tourne au scato…)

3 Responses to “Les ptits papiers”

  • hello vero freud! plusieurs remarques au sujet de ton article :
    - peut-être que les Harlequin ne sont pas de la grande littérature, mais les Goncourt c’est parfois très ennuyeux à lire
    - Evelyne Dhéliat, moi elle me tape sur le système
    - et au sujet du papier, as-tu entendu parler de cette histoire: il y a quelques mois, la chanteuse Sheryl Crow a proposé que pour s’essuyer aux toilettes, on n’utilise plus qu’une seule feuille de papier à la fois. Réponse de Rosie O’Donnell, une célèbre et plantureuse animatrice de talk-show américaine : “Une seule feuille? Elle n’a pas vu la taille de mon c…!”

  • Aller, nous allons revenir à l’époque du bon vieux mouchoir en tissu à carreaux de Papy!

  • Le souci, dans cette “mode” écologique, c’est qu’elle vise les personnes avant que de mettre le nez dans les gros pollueurs. Entendez par là que l’on nous demande à nous, citoyens, de faire des efforts, chose que je ne renie absolument pas (je fais partie des nanas qui ont toujours un cabas au fond de leur sac marypoppins, ok j’avoue ça ne marche pas pour celles qui se baladent avec un Vuitton de la taille de mon portefeuille), mais qu’il est assez contradictoire de devoir en faire quand on regarde ce que les entreprises, elles, continuent de faire.
    Un exemple tout bête : j’ai récemment remarqué que le chocolat milka n’était plus emballé dans du papier alu/papier, mais dans un emballage plastique refermable. Ok, c’est pratique, mais m’est avis que c’est déjà moins bien recyclable… Autre exemple : les yaourts ont-ils réellement besoin de tout cet emballage cartonné qui fait le tour du pack ? Une lanière ne suffirait-elle pas ? Quand je vois ma poubelle qui crie grâce sitôt que je me mets à ranger mes courses, je me pose des questions…
    Alors oui, un petit effort par personne aide grandement à l’échelle mondiale, mais sérieusement, si les emballages industriels se calmaient, on serait sans doute plus motivées… Il y a une certaine hypocrisie écologique qui me bloque, personnellement. Il n’est qu’à voir le Petit Journal qui interviewe N. Mamère fier de dire qu’il est venu je-ne-sais-où en vélo, alors que la même équipe l’a chopé une heure avant, descendant d’une berline.

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